VII. PHOSPHORIDES
Ce que je viens de dire de l'arsenic et de l'azote est aussi applicable au phosphore. Nous manquons d'ailleurs de corps bien étudiés , pour voir si les hydrogènes phosphores se comportent comme l'ammoniaque avec les matières chlorées ou oxygénées.
Quant à l'acide phosphorique tribasique ( P2O,3H20 = PH304 dans ma notation), il se combine directement avec les alcaloïdes , et les réactifs ordinaires accusent , dans ces combinaisons , la présence de l'acide phosphorique.
Mais il existe aussi des combinaisons copulées produites par cet acide phosphorique. L'acide phosphovinique (251) est l'exemple le mieux connu de ce genre d'accouplement ; c'est, en effet , de l'alcool C2H60 dans lequel W est enlevé par 0 et remplacé par le résidu [PH304 — 0] = Vh ; ou bien c'est de l'acide phosphorique dans lequel 0 est enlevé par H2 de l'alcool et remplacé par le résidu [C2H60 — H2] = E. Voici ces deux notations :
Alcool C2H60.
( H4 i Acide phosphovinique C2 j . [0.
Acide phosphorique PH304
— phosphovinique PH3
La basicité de l'acide phosphovinique s'accorde également avec ma loi (52).