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Éther bialcoolique

Camphoralcool normal (éther camphorique). — C14H2404. — Ce corps se forme dans la distillation sèche du camphovinate normal (564 : on l'obtient en versant de l'eau dans les eaux-mères alcooliques d'où est précipité ce dernier. Pour l'avoir pur, on le l'ait bouillir avec de l'eau alcalisée, on le dessèche dans le vide, on le distille, et, après l'avoir lavé, on le dessèche de nouveau dans le vide.

st une huile d'une couleur légèrement ambrée, d'une saveur amère, fort désagréable et d'une odeur forte. Sa densité est de 1,029 à -f 16 : elle entre en ébuUition a -|-285 ou 287°; a quelques degrés au-dessus, elle s'altère, brunit, et laisse un résidu noir; mais le produit de la distillation est très pur après qu'on l'a lave. Elle est parfaitement neutre, et insoluble dans l'eau(Malaguti).

Une lessive concentrée et bouillante de potasse la décompose lentement à la manière de tous les éthers. L'acide sulfurique la dissout a froid sans la décomposer, et on peut l'en séparer de nouveau en versant la dissolution dans l'eau; à chaud , il y a décomposition san^ dégagement d'acide sulfureux et sans production de charbon. Les acides hydroehloriqueet nitrique ne l'altèrent ni à chaud ni à froid.

Le chlore la convertit en C. quadrichloré. La propriété que le C. normal possède de s'altérer à quelques degrés au-dessus de son point d'ébullition fait qu'on n'en peut pas déterminer la densité de vapeur.

Camphoralcool quadrichloré | éther camphorique chloruré). — Cu'H2C/404. — Le chlore attaque vivement le G. normal, en développe du gaz HC/ , et l'épaissit. Le produit est neutre, d'une saveur amère et persistante : il est soluble dans l'alcool et l'éther. Sa densité est de 1,386 a -\- 14'. Quand on le chauffe, il devient très liuide, et s'altère avant de bouillir. Une dissolution de po-

tasse ne l'attaque presque pas ; mais une dissolution alcoolique de ce corps le convertit en eau , chlorure, camphorate et acétate potassiques (Malaguti ) : »

C«'(l|2f,C^)04 -f 8(KH)0 = AH20 -f fiKCl -f C10(Il,4R2)O< 4- 2C2(H3K)02.

Genri' Maynarétine R~10O4.

605. Maynarétine normale. — C14Hl804? - La résine de maynas s'extrait , par incision , du fo/ojÂi/l/t'u) Calaba , arbre qu'on rencontre dans les plaines de Saint-Martin et de l'Orénoque. Par ses caractères extérieurs , elle ressemble à la plupart des résines; mais quand on vient à la purifier, en la dissolvant dans l'alcool bouillant, elle se présente sous la forme de petits prismes transparents. Lorsque la cristallisation s'opère lentement , on obtient de très beaux cristaux d'une belle couleur jaune, et d'une grandeur peu commune pour ces sortes de matières (1).

Cette résine se comporte comme un acide : elle se dissout aisément, même à froid , dans la potasse, la soude et l'ammoniaque. Elle est insoluble dans l'eau , très soluble dans l'alcool , l'éther, les huiles essentielles et les huiles grasses.

Sa densité est de 1,12; elle fond, à 105° environ, en un verre transparent. Une fois fondue, elle reste longtemps liquide, et ne se solidifie que vers 90°.

A la distillation sèche, elle fournit des huiles empyreumatiques , et laisse un résidu charbonneux.

L'acide acétique la dissout même à froid ; l'acide sulfurique également; celui-ci lui donne une belle couleur rouge, mais i'eau en précipite la résine non altérée.

Chauffée avec un mélange de bichromate de potasse , elle développe de l'acide carbonique et de l'acide formique.

Le chlore et le brome agissent également sur cette résine , mais fort lentement , et ne donnent rien de bien net.

L'acide nitrique fumant agit très vivement, et donne un acide azoté incristallisable. L'acide ordinaire donne un acide liquide et

(i) J'admets provisoirement la formule adoptée par M. Lewy ; mais je ferai remarquer que ses analyses donnent plus de carbone qu'il n'en correspond à cette formule.

volatil qui possède tous les caractères de l'acide butyrique; le résidu donne, par la concentration, des cristaux d'acide oxalique, ainsi que d'un autre acide (Lewy .

filtre Stilbate R-18(K

60G. Sel bibasique. L'espèce bromée a été obtenue par l'action du brome sur le benzoate argentique :

2[C7(H5A#)02] -f ZiBr = IBrAg -f Brlf + C»4(H%r)04.

Le stilbène n. CHH12 a fourni l'espèce nitrique ; on sait que cet hydrogène carbone résulte lui-même de la décomposition de plusieurs molécules de benzoïlol sulfuré 40<>

Stilbate normal. — CuHlû04. — Il n'a pas encore été préparé.

Stilbate brome acide bromobenzoïque). — C^FFBrJO4-)- aq. (Péligot). — On place du brome dans un petit tube ouvert , et on l'abandonne sur du benzoate d'argent, le tout étant renfermé dans un bocal. Les vapeurs de brome sont alors absorbées par le sel d'argent . et se décomposent peu à peu; l'action est achevée dès qu'on observe des vapeurs rougeâtres. On traite la masse par l'éther. qui dissout le S. brome, en laissant le bromure d'argent ; la solution éthérée étant évaporée , donne un résidu brun et huileux , qui se concrète peu à peu en une masse cristalline. Ce produit est encore impur, et renferme un peu d'acide benzoïque et une matière huileuse qui le colore. Pour le purifier, on le dissout dans la potasse, et, après avoir traité le sel par du charbon animal , on en sépare le S. brome à l'aide de l'acide nitrique ; Péligot).

Le S. brome forme une masse cristalline et incolore , qui fond à 100°. et se sublime à 250° en laissant un résidu charbonneux. Il est peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool , l'éther et l'esprit de bois. Il brûle avec une flamme fuligineuse, bordée de vert. Sa solution ne précipite pas de bromure d'argent par le nitrate de ce métal.

Il produit des sels solubles, et en partie cristallisables , avec les alcalis et les terres alcalines , avec les oxydes de zinc . de cobalt . de nickel . de mercure et d'argent.

Les S. bromes à base de plomb et de cuivre sont peu solubles.

Ces sels exigeraient une étude approfondie.

Stilbate nitrique (acide nitrostilbique). — C14(Hî>X)0* + aq. — Lorsqu'on l'ait bouillir pendant un quart d'heure quelques grammes de stilbène normal avec de l'acide nitrique , on obtient une matière jaune solide (stilbène nitrique) et une dissolution acide, qui , étant décantée et étendue d'un peu d'eau , laisse déposer, par le refroidissement, une poudre légère et cristalline. Elle renferme le S. nitrique; pour purifier celui-ci, on verse de l' ammoniaque faible sur la poudre jaune; l'acide se dissout; on filtre, et on y verse de l'acide nitrique , qui précipite le S. nitrique sous la forme d'une poudre légèrement jaunâtre, presque insoluble dans l'eau, encore plus dans l'éther. Il fond à une température beaucoup plus élevée que l'acide nitrobenzoïque , et se sublime en paillettes (Laurent).

Stilbate nitro-biargentique. — C14(H7A#2X]04. — Précipité qu'on obtient en décomposant la solution ammoniacale du corps précédent par le nitrate d'argent.

Genre Irnabenzile R— 1TNO.

607. Amide , produite par l'action de NH3 sur le benzile normal (modif. a, 597) :

Gi4Hio02 j \H3 =3 H20 -f- Cl4H"\0.

Irnabenzile normal. — G^H^NO. — Quand on verse de l'ammoniaque dans une solution alcoolique et bouillante de benzile , on obtient des produits qui diffèrent suivant la concentration et la durée du contact. Dans une opération , M. Laurent a obtenu une poudre blanche , composée de cristaux microscopiques , qui étaient des prismes droits à base rhombe , terminés par deux facettes triangulaires.

La potasse fait éprouver à ce corps une modification isomère , en le transformant en aiguilles soyeuses groupées en sphères, que M. Laurent appelle benzilime.

En se plaçant dans d'autres circonstances , on obtient d'autres composés [benzilam , benzazotide, stilbazide) , toujours d'après le principe de la formation des amides :

CUfiW + ,rNU3 = Amide -f- œUKi.

G Benzimide B-,7X02.

60S. Amide.

ruvilv. — C^H^NO2. — Les circonstances dans lesquelles elle se forme ne sont pas connues. Elle a été obtenue par M. Laurent dans la rectification de L'essence d'amandes tmères brute : elle reste ordinairement dans le résidu et se sépare quand on traite celui-ci par l'alcool : elle est blanche, sans odeur, et se présente sous la forme d'une masse floconneuse fort légère, un peu nacrée et composée de petites aiguilles ou lamelles.

Elle est insoluble dans l'eau , très peu soluble dans l'alcool et L'éther bouillants. Elle est fusible et se volatilise sans se décomposer; par le refroidissement, elle se solidifie à 167° en une masse composée de petits mamelons radiés.

Chauffée avec un peu d'alcool et d'acide nitrique , elle donne de l'éther benzoïque. L'acide hydrochlorique bouillant la dissout.

L'acide sulfuiïque la dissout à froid en prenant une belle couleur bleu indigo foncé ; mais il faut , pour que cette couleur paraisse , que la B. soit parfaitement sèche, car la présence de l'humidité suffit pour la faire passer au vert-émeraude foncé, puis au jaune. Quand on chauffe le mélange , il noircit et développe de l'acide benzoïque.

La potasse bouillante ne l'attaque pas ; mais si on la chauffe avec de la potasse en morceaux arrosés de quelques gouttes d'alcool, il se dégage de l'ammoniaque, et l'on obtient du benzoate | Laurent ) :

Ci4Hii\02 -| 9(KH)0 = 2[C7(H5K)02] -f NH3.

Genre Benzazotide R 18N'2.

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