C4H<02 = 2H20 + C12H8CH
Tarmate bipotassique. — Saturée par de la potasse caustique ou carbonatée , la solution concentrée du T. normal donne un précipité abondant qui se dessèche a l'air en une poudre blanche nu cristalline. Ce précipité se dissout dans un excès de potasse; il. 23
;-5 \ l IUE ET CLASSIFICATION.
au contact de l'air, la solution absorbe peu à peu l'oxygène en se colorant en brun (Berzélius). Chauffé avec un excès de potasse, le T. potassique se convertit en gallate et en une matière brune (Liebig).
L'ammoniaque se comporte avec le T. normal comme la potasse.
Tannate bîsodique. — Combinaison plus soluble que le sel potassique.
Tannate bibarytique. — C,8{H14Be2)012. — C'est un composé peu soluble dans l'eau froide , qui se précipite avec une couleur blanche quand on ajoute du chlorure de baryum à une solution de T. potassique. L'eau bouillante le dissout mieux.
Tannate barytique. — ClS(H15B«)012. — Si l'on traite le T. bibarytique par une quantité d'acide sulfurique qui ne suffit pour transformer toute la baryte en sulfate, il se produit un sel acide fort astringent et extractiforme (Berzélius).
Tannate hl, lombique. — C18;H14P£2)012 (Pelouze). — On l'obtient a l'état d'un précipité blanc et insoluble par le mélange du T. normal avec une solution d'acétate ou de nitrate de plomb.
Tannate biferrique. — C18(H14F^,;012 (Pelouze). — En versant du persulfate de fer dans une dissolution de T. normal, il se produit du T. ferrique sous la forme d'un précipité noir bleuâtre qui forme la substance colorante de l'encre ordinaire. Si la solution du T. normal est étendue, le liquide devient d'un beau bleu foncé et ne dépose des flocons qu'au bout de quelque temps.
Les protosels de fer ne donnent pas de précipité avec le ï. normal ; si les solutions sont très concentrées , il se produit un magma blanc et gélatineux qui se dissout dans plus d'eau.
Tannate biantirmonique. — C18H14S^)012. — Une dissolution de tartrate antimonico-potassique est. précipitée par le T. normal.
Le T. normal précipite aussi les solutions de fécule , d'albumine et de gélatine (1).
(1) L'existence des tannâtes acides m'oblige de conserver pour le tannin la formule G18H16012, que j'avais cru devoir dédoubler ( t. I , p. h~0 ; t. H, p. 30 et 31). Cette formule s'accorde d'ailleurs avec les métamorphoses. Il est probable aussi que l'éq. de l'acide pyrogallique estC8rTCK
DIX-IUTI'IEML FAMILLE. 355
ne K J5N03.
670. Alcaloïde , contenu dans l'opium , à l'état de méconate.
Codéine normale. — CI8Ha,X03 -f aq. (Gerhardt). — On l'obtient , en même temps que la morphine . dans le traitement de l'opium , par le procédé de Robertson. L'infusion concentrée de l'opium est décomposée par le chlorure de calcium ; il se produit ainsi du meconate de chaux qu'on sépare , à l'aide du filtre, des hydrochlorates de C. et de morphine qui restent en dissolution. On évapore le liquide à cristallisation et l'on purifie les cristaux par le charbon animal. Le produit étant ensuite dissous dans l'eau, on précipite par l'ammoniaque; celle-ci sépare la plus grande partie de la morphine qu'on recueille sur un filtre , en laissant toute la codéine en dissolution. On évapore le liquide au bain-marie de manière à chasser tout l'excédant d'ammoniaque; de cette manière la morphine encore dissoute se précipite aussi. Ensuite on concentre la solution saline et ou la précipite par la potasse caustique; le précipité de C. est lavé, séché et dissous dans l'éther , où il se dépose en cristaux ( Robiqu
Le C. cristallise de sa solution éthérée en octaèdres à base rectangle avec une troncature très développée parallèle a la base et plusieurs modifications secondaires ; ces cristaux sont anhydres ( Regnault ) et fondent a 150°. Dans l'eau, elle cristallise avec 6 p. c. =z 1 éq. d'eau de cristallisation (Robiquet, Gerhardt).
Elle est bien plus soluble dans l'eau que la morphine , surtout dans l'eau bouillante ; l'alcool et l'éther la dissolvent aisément . mais les alcalis aqueux ne la dissolvent guère. Quand on la chauffe avec peu d'eau, elle fond en une masse oléagineuse qui se rend au fond du liquide.
Les acides la dissolvent aisément en donnant des sels en grande partie cristallisables , mais qui n'ont pas encore été étudiés.
Ses solutions sont extrêmement amères ; elles ne sont pas roupies par l'acide nitrique, ne bleuissent pas par les persels de fer. mais sont précipitées par l'infusion de noix de galle.
Codéine hydrochlorique. — II cristallise avec une grande facilite (1).
Genre Morphine R-17N03.