Amide, produite par l'action de l'ammoniaque sur le g
isatine (464) .
3[C?B5N02] -f NU3 = 1120 -f C24H16iN405. Isatilime normal. — OHt6N405. — Ce corps se forme quelque-
i-l\ HISTOIRE Eï CLASSIFICATION.
fois dans la préparation de lïsatirnide normale. Il se présente en flocons jaunes non cristallins (l).
L'acide hydrochlorique concentré ne le colore pas en violet ; la potasse l'attaque aisément.
Outre ce corps, il s'en produit souvent un autre, appelé amisatime par M. Laurent (C«H39N«09?), dont la nature n'est pas enc ore bien établie.
Genre hatimidù R~3IN5(K
728. Amide, produite par l'action de l'ammoniaque sur le g. isatine (2).
3[C8H*\02 -f 2NH3 = 21120 -f C2*Hi"H504.
Isatimide normale. — - Cs^Hi-NsO4. — Ce composé peut s'obtenir en faisant passer de l'ammoniaque anhydre sur de l'isatine normale arrosée d'alcool absolu ou d'alcool ordinaire. Si l'on emploie l'alcool absolu , la première matière qui cristallise , c'est l'imésatine n. ; on la reconnaît aisément à la forme des cristaux, qui sont des prismes à base carrée ou rectangulaire. La dissolution décantée laisse ensuite déposer l'I. normale sous la forme d'une poudre jaune, brillante et cristalline.
Elle est insoluble dans l'eau ; l'alcool bouillant et l'éther n'en dissolvent presque pas ; l'alcool bouillant ammoniacal le dissout assez bien.
La potasse le dissout en se colorant en jaune, et il se dégage de l'ammoniaque; la liqueur renferme de l'isatate (Laurent).
Je ne connais aucun corps qui puisse être classé dans cet échelon.
(1) Voyez aussi p. 72.
(2) Voyez aussi p. 72.
FONCTIONS
RAPPORTS
RAPPORTS
DE TRANSFORMATION
DE TRANSFORMATION
GENRES
chimiques
entre les genres
entre les genres
de la
DE LA VINGT-SIXIÈME
DES GENRES
et d'autres famille».
lestérine
Aldéhyde ?
Dans le cerveau, les
calculs biliaires ,| etc.
leR~3i0.
Distillation sèche du benzoïlol sulfuré (7e, fam.).
ine R-W.
DansPécorce des saules. etc.
:ine R-18015.
Oxydation de la salicine par l'acide nitrique.
jrufate
Sel copule bibas.
xAccouplement de la
salicine par Pacide
sulfurique.
Genre Cholestériae R-8Q.
729. Aldéhyde? peut-être homologue des g. benzoïlol et cuminol.
Cholestérine normale. — C26H«0 (d'après les analyses de M. Chevreul et de M. Payen). — Certains calculs biliaires se composent presque exclusivement de C. ; ces calculs surnagent l'eau , possèdent une texture cristalline, et se dissolvent dans l'éther et dans l'alcool.
On rencontre aussi la C. dans le cerveau, dans le sérum du sang et dans le jaune d'œuf.
On l'obtient pure en faisant cristalliser les calculs dans l'ai cool bouillant , additionné d'un peu de potasse pour dissoudre les acides gras qui pourraient s'y trouver. La G. se dépose alors
sous forme de lamelles nacrées , incolores , sans saveur et plus légères que l'eau.
Elle fond à 137°, en un liquide incolore, qui se prend , par le refroidissement, en une masse feuilletée, devenant électrique par le frottement.
A l'abri de l'air, elle paraît distiller sans altération.
La potasse bouillante ne l'attaque pas ; mais , quand on la chauffe avec de la chaux potassée, il se développe, à 250°, du gaz hydrogène , tandis^ju'une matière grasse , incristallisable , et presque insoluble dans l'alcool , reste dans le résidu avec la potasse.
L'acide sulfurique concentré décompose la C. ; l'acide nitrique bouillant la convertit en un acide cristallisable , fusible à 58°, et désigné, par MM. Pelletier et Caventou, sous le nom d'acide cholestérine. On n'en connaît pas la composition exacte.
Genre Essaie R-340.
730. Lorsqu'on soumet à la distillation du benzoïlol sulfuré (7e fam.), il se dégage d'abord de l'hydrogène sulfuré et du sulfure de carbone ; il reste dans la cornue un mélange de stilbène normal C14H12 et d' essaie sulfuré (Laurent) :
8G7H6S = 3H2S + 2CS2 -f 2C14H12 + CPWS.
Essaie sulfuré (thionessale). — OHisS. — Pour obtenir ce corps , on distille du benzoïlol sulfuré ; on sépare le premier produit , qui se solidifie en écailles : c'est le stilbène normal. Quand on élève ensuite la température , l'E. sulfuré vient se condenser dans le col de la cornue, où il se fige en une masse aciculaire. Pour le purifier, on le pulvérise, et on le fait bouillir avec de l'éther, qui dissout le stilbène ; il reste une poudre blanche , que l'on fait cristalliser dans l'huile de pétrole bouillante.
L'E. sulfuré est incolore, inodore, cristallise en aiguilles soyeuses; l'alcool bouillant n'en dissout que des traces; l'éther bouillant le dissout difficilement. Il fond à !?§«*; Sa vapeur possède une légère odeur, qui n'est pas sulfureuse; il brûle avec tttle flamme rougeàtre et fuligineuse.
Une dissolution alcoolique et bouillante de potasse ne le êê*
VINCl-SIMKMl: 1WMI1.I K. 427
compost' pas. Le potassium l'attaque à chaud en produisant du sulfure potassique el un abondant dépôt de charbon (Laurent).
Essaie quadribromo-stdfuré (brométhionessile). — OfHMBHjS. —LE. sulfuré est vivement attaqué par le brome; le produit est pulvérulent . fond à une haute température , et cristallise, par le refroidissement , en tables incolores. Il se volatilise sans décomposition (Laurent).
£fcnfc fuadrinitrû - sulfuré (nitréthionessile). — C26(HnX4)S. Masse jaune , transparente et non cristalline ; elle est assez fusible, et n'est point attaquée par une dissolution alcoolique de potasse.
Genre Salie lue R-i6()u.
731. L'espèce normale de ce genre, découverte par Leroux, se rencontre toute formée dans l'écorce de différentes espèces de saules, de peupliers (l) et de trembles.
Solicite normale. — C26H36()h (2). — On l'extrait de l'écorce de saule à l'aide de l'eau bouillante ; on verse dans l'extrait un petit excès d'acétate de plomb surbasique, on filtre la liqueur, et Ton y ajoute assez d'acide sulfurique pour précipiter l'excès de
(1) If. Braconnot a extrait de l'écorce de quelques trembles une substance cristallisable qu'il appelle populine, et qui diffère en plusieurs points de la salicine. Cette populine est fort peu soluble dans l'eau ; la solution a une saveur sucrée analogue à celle de la réglisse. Elle se dissout mieux dans l'alcool et dans l'acide acétique. Les acides étendus et bouillants paraissent la convertir en salirétine ; l'acide nitrique concentré la transforme en phénate trinitrique ; enfin , quand on la distille , elle se boursoufle et développe une huile qui se concrète en une matière cristallisée.
(2) Cette formule est la seule qui s'accorde avec les métamorphoses de la salicine et avec les nombreuses analyses qui en ont été faites. Voici les analyses calculées d'après le nouveau poids atomique du carbone :
P'«a- Marchand. Otto. Muldor. Erdmann.
Carb. 54,88— 54,25 54,76— 54,44 54,50-54,47 54,63-54,13 54,88 Hydr. 6,36- 6,43 6,22- 6,14 6,39— 6,41 6,30- 6,19 6,35
La formule C26H36014 exige : carbone 54,6 , hydrog. 6,3.
plomb. On traite cette liqueur par du charbon animal, et on la filtre bouillante. La S. s'y dépose alors à l'état cristallisé ; on la purifie par de nouvelles cristallisations.
La S. normale est blanche, cristallisée en paillettes, soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'éther et l'essence de térébenthine. Elle fond à 120°, ne perd pas d'eau jusqu'à 200 \ et se décompose à une température plus élevée. Ses solutions possèdent une saveur amère , et sont sans action sur les couleurs végétales.
Sa solution aqueuse n'est précipitée ni par l'acétate de plomb neutre ou surbasique, ni par la gélatine, ni par l'infusion de noix de galle.
L'acide sulfurique concentré colore la S. normale en rouge de sang ; l'eau décolore le produit ; elle renferme alors en solution un sel copule (g. Sulforufate) et de la S. non altérée (Mulder). Si le mélange est échauffé , il se produit en même temps une matière résinoïde (olivine de M. Mulder, rutiline de M. Braconnot), et que nous avons déjà décrite dans la ,14e famille (g. Salirétine). La coloration rouge de la S. normale par l'acide sulfurique peut servir à en reconnaître la présence dans les écorces de saule.
Bouillie avec de l'acide sulfurique ou hydrochlorique étendu , la S. normale se convertit en glucose et salirétine normale (Piria) :
C26H360U |- R20 = G12H24012 -f- C,4HH03.
Les dissolutions alcalines bouillantes dissolvent la S. normale, mais ne la décomposent pas. Fondue avec un excès d'hydrate de potasse , elle développe du gaz hydrogène en abondance, et finit par se convertir en salicylate (422) et oxalate (Gerhardt). '
Distillée avec du peroxyde de manganèse et de l'acide sulfurique étendu , la S. normale donne beaucoup d'acide formique et d'acide carbonique (Dœbereiner). Mais un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique le convertit en acide carbonique, acide formique et salicylol normal (414, Piria).
Elle donne aussi une quantité assez notable de salicylol normal par une distillation pure et simple ; mais alors le produit est mélangé de substance empyreumatique (Gerhardt). Distillée avec de la chaux vive , elle donne un mélange de phénate et de salicylol normal (saliçone de M. Stenhouse).
Une solution de synaptase la dédouble en glucose et saligénine
normale (il 3):
C^ipCQU + 2H*0 = C'-il'^û12 -f 2C7H802.
Si Ton agit sur la S. normale avec de l'acide nitrique très faible et à froid, on la convertit en hélicine normale (Piria) :
C26H36014 f O2 = I120 + CWW
Quand on porte la S. normale une ou deux fois enébullition avec de l'acide nitrique étendu de dix fois son volume d'eau, elle jaunit en dégageant des vapeurs rouges, ainsi que l'odeur dusalicylol normal ; les persels de fer communiquent alors k la solution une couleur d'encre. Par le repos, elle dépose du salicylol normal , dont la quantité augmente si l'on évapore doucement le mélange sans faire bouillir. Mais si l'on porte le tout de nouveau en ébullition, la liqueur s'éclaircit, et ensuite, au bout de quelque temps , elle dépose, par le refroidissement , des aiguilles qui rougissent par les persels de fer, et qui sont du salicylate nitrique (422). Entin l'action prolongée de l'acide nitrique finit par transformer la salicine en phénate trinitrique. Dans ces circonstances, il se produit aussi de l'oxalate normal (Gerhardt).
Chauffée avec du peroxyde puce de plomb , elle donne du formiate.
Le chlore la convertit en S. quintiohloré.
Salicine octoplombique (salicinate de plomb). — C26(H28P<68) O14 (1). — Pour obtenir ce composé, M. Piria verse quelques gouttes d'ammoniaque dans une dissolution concentrée et chaude de S. normale; puis il y ajoute , goutte à goutte, de l'acétate de plomb trisurbasique ; il arrête l'addition du sel de plomb dès que la moitié environ de la S. est précipitée. On obtient ainsi un précipité blanc et volumineux , qui , desséché , ressemble à de la fécule. Sa saveur est à la fois amère et douceâtre. La S. octoplombique est soluble dans l'acide acétique et dans une dissolution de potasse.
Les acides , même les plus faibles , le décomposent en mettant
(1) Cette formule exige 64,1 p. c. d'oxyde de plomb, Pb = 650. M. Piria en avait obtenu 63,6,P6 = Gû7,2.
de la S. normale en liberté. L'acide sulfurique concentré lui communique une couleur rouge.
Il ne perd pas d'eau par la dessiccation à 200°.
Dans d'autres circonstances , il paraît se former des combinaisons plombiques , dont la composition diffère de la précédente.
Salicine quintichlorée (chlorosalicine). — C26(H3,C/5)014. — Quand on fait arriver un courant de chlore dans de la S. normale délayée dans l'eau , elle commence à se dissoudre , et la liqueur jaunit ; si l'on continue d'y faire arriver le gaz ,. il arrive un moment où la solution se trouble tout d'un coup par la production d'une matière cristalline, qui est la S. quintichlorée (Piria).
Cette substance se présente sous la forme d'une masse jaune et nacrée, composée de cristaux microscopiques. Elle est peu soluble dans l'eau et dans l'alcool absolu, plus soluble dans l'alcool aqueux. Son odeur est désagréable et toute particulière. Sa saveur est poivrée.
Chauffée dans une cornue, la S. quintichlorée fond en un liquide jaunâtre , et donne , à la distillation sèche , de l'eau chargée d'acide hydrochlorique et une matière huileuse presque incolore ; dans la cornue , il reste du charbon.
Lorsqu'on la fait bouillir avec de l'acide hydrochlorique étendu, elle se convertit en glucose normal et en salirétine quintichlorée :
C26(H31CJ5)014 + H20 = C12H2*012 + C^HW^O3.
M. Piria a encore décrit un autre produit, provenant de l'action du chlore à chaud sur la S. normale ; mais la composition de ce produit aurait besoin d'être confirmée par de nouvelles recherches.
Genre Hélicine R-I8015.
732. L'espèce normale se produit par l'oxydation de la salicine normale (731) sous l'influence de l'acide nitrique :
Hélicine normale. — C26H34015. — Lorsqu'on agit sur la salicine avec de l'acide nitrique très faible et à la température ordi-
WNi.r-SlXlËML FAMILLE. 431
oaire, il se produit un corps plus oxygéné que La salicine, qui a la propriété de sa convertir très promptement en salicylol et en glucose Dorm., sous L'influence de la synaptase, des acides et des alcalis (l) :
C26H34ûl5 f n20 = 2C:I1*02 -f C12H2<012.
Genre Sulforufote R-16S202û.
733. Sel copule bibasiqiie? produit par l'accouplement de la salicine normale (731) avec l'acide sulfurique.
Sulforufote bicalcique (sultbrufate de chaux j. — C25(H34Ca2) S2Û2ù? — Lorsqu'on projette de petites portions de salicine dans de l'acide sulfurique concentré, on obtient un liquide rougeorangé, que l'eau décolore. Saturé par de la craie, le liquide décoloré prend une teinte rouge, et contient alors du S. bicalcique. Ce sel est insoluble dans l'alcool. Après l'avoir évaporé à siccité, on le reprend par l'alcool, qui dissout la salicine non altérée. Si le sel devient acide par l'évaporation, il faut le saturer de nouveau par de la craie (Mulder).
Le S. bicalcique est une poudre couleur châtain , déliquescente, insoluble dans l'alcool et l'ether. L'acide sulfurique le dissout avec une couleur rouge.
Le S. biplombique est insoluble dans l'eau , et s'obtient par double décomposition. Les sels d'argent, de cuivre et de mercure sont solubles.
Les S. se décomposent par 1 ebullition, en produisant des sulfates, et probablement de la salirétine et du glucose normal. L'analyse de ces sels est d'ailleurs toute à refaire.
(1) Je ne connais le travail de M. Piria que par les Comptes-rendus de l'Académie, t. XVII, p. 186. Ce chimiste y donne, pour l'hélicine, la formule C52H70O31 , qui ne me paraît pas assez simple pour offrir de la vraisemblance ; la nôtre, d'ailleurs, n'en diffère que par 1/2 éq. d'eau.
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DE TRANSFORMATION
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