C.kNS + Cl = KC/ + CN
Mais le produit orangé n'offrant aucune forme régulière, n'affectant pas de forme cristalline, est fort difficile à purifier, de sorte qu'il donne a l'analyse des nombres extrêmement variables : aussi les analyses faites sur ce corps par MM. Liebig , Parnell et Voelckel, sont-elles loin de s'accorder. En effet, les deux derniers chimistes y admettent de l'hydrogène et de l'oxygène, tandis que M. Liebig y considère ces deux éléments comme accidentels. Il me parait évident d'ailleurs que l'analyse directe ne saurait décider cette question , attendu que le produit orangé n'offre jamais des garanties de pureté suffisantes.
Dans les cas de cette nature , les chimistes ont recours , pour contrôler les formules , a des métamorphoses qui permettent d'établir une relation simple entre la matière primitive et les produits en lesquels elle se dédouble. C'est sur une semblable métamorphose que M. Liebig se fonde pour établir la composition du sulfocyanogène.
Ce corps, en effet, soumis à la distillation sèche, donne du sulfure de carbone , du soufre , et une substance jaune et pulvérulente, désignée par M. Liebig sous le nom de mellon; celle-ci renferme tout l'azote du sulfocyanogène. On a donc, suivant M. Liebig :
Zl[CNS] = CS2 + S2 -f- C3N4.
Mais ce mellon est amorphe comme le corps d'où il dérive , et n '29
enta comme lui, à l'analyse, les mêmes difficultés : aussi M. Voelckel n'admet pas que le mellon possède la composition (?X ', et il se fonde sur quelques analyses pour rejeter la formule de M. Liebig, et par conséquent l'équation précédente.
Toutefois les analyses de M. Voelckel ne prouvent absolument rien ; car les chimistes savent combien il est difficile de purifier un corps et de le rendre propre à l'analyse , quand il ne possède pas une forme déterminée.
Voyons cependant les faits que M. Liebig oppose aux assertions de M. Voelckel.
Quand on chauffe au rouge le mellon , il se décompose , selon M Liebig, en un mélange gazeux, dont les dernières portions offrent une composition constante; elles sont, en effet, dit-il, absorbées aux 3/4 par la potasse caustique, et laissent 1/4 qui ne s'absorbe pas; ce mélange gazeux renferme donc 3 vol. de cyanogène et 1 vol. d'azote. J)e plus, dit M. Liebig, quand on brûle le mellon par l'oxyde de cuivre , après l'avoir chauffé jusqu'au moment où il développe un semblable mélange gazeux de composition constante, on trouve par la méthode qualitative, entre les volumes d'azote et d'acide carbonique, le rapport de 3 : 2.
M. Liebig conclut de Là que le mellon renferme véritablement G3X4 ; son nouveau travail n'apporte pas d'autre preuve analytique en faveur de cette composition, et l'on conçoit qu'elle puisse être contestée par des chimistes pour qui les données d'une analyse incertaine ont, dans cette question, plus de valeur que le contrôle des métamorphoses.
J'avoue, pour mon compte, que la formule de M. Liebig me parait exacte , malgré les dénégations de M. Voelckel et l'absence de preuves analytiques directes ; du moins la transformation du sulfocyanogène en mellon n'en comporte pas d'autre, et, si l'on objecte que la formule du sulfocyanogène est elle-même douteuse, M. Liebig peut répondre que celle du sulfocyanure de mercure ne l'est pas , et que ce sel se dédouble aussi par la chaleur en sultïuv de carbone, sulfure de mercure, et mellon, sans aucun autre produit (l).
Zi[CItyNS] == GS2 4- 2Ety2$ .j- C3N*.
(1.) Voir p. 8 du premier Mémoire de M. Liebig, dans Ips Annal, de rh'tin. Qi df plt'J*. i t. LVI.
ADDITIONS Kl CORRECTIONS. -i;,!
Enfhg, la transformation du niellonen ammoniaque el eyauatede
potasse par la potasse fondante vient aussi a l'appui de l'opinion de M. Uebig, car:
CAV -f 3(KII)0= M 13 -f 3(CK!VO).
En somme, je dirai que la composition du mellon n'a pas été bien établie par l'analyse directe; mais que la formation et les métamorphosés de ce corps ne sauraient s'interpréter qu'à l'aide de la formule C?N4.
Ce mellon posséderait, suivant M. Liebig, les propriétés d'un radical composé, analogue au cyanogène; il s'unirait directement à certains métaux (potassium, etc.), de manière à former ellonures métalliques, et ceux-ci donneraient par les acides minéraux de Vactde hydromellonique.
Je dois dire ici, tout d'abord, qu'avant ses nouvelles recherches, M. Liebig n'avait fonde cette théorie sur aucune analyse de mellonure, et que la seule analyse qu'il pût invoquer à l'appui .'tait celle d'un sel de plomb obtenu par M. Gmelin (l) , non pas avec le mellon, niais avec un sel de potasse produit accessoirement dans la préparation du sulfocyanure de potassium.
Voilà, je le répète, l'unique base analytique sur laquelle M. Liebig avait échafaude sa théorie, que les chimistes, sur son autorité et sans autre examen , ont adoptée sans restriction.
Cependant nous verrons tout-à-1'heure que, tout en conservant la formule que M. Liebig assigne au mellon , on peut contredire très sérieusement cette théorie.
Genre Mellonure.
Dans son nouveau Mémoire, M. Liebig donne deux procédés pour obtenir les mellonures. L'un consiste à faire fondre du sulfocyamire de potassium, et à y introduire peu à peu du mellon; il se dégage ainsi du sulfure de carbone, mélangé de soufre, et l'on obtient une matière brune et vitreuse, qui se 'dissout complètement dans l'eau bouillante , et qui donne , par l'évaporation , des cristaux de mellonure de potassium.
L'autre procédé , plus avantageux selon M. Liebig, consiste
(1) Annal. (1er Phanu,, [. XV, p. 252.
procurer du sulfocyanure de cuivre, en précipitant le êblîocyaimre de potassium par un mélange de ;> p. de protosulfate de
ter et de 2 p. de deutosult'ate de cuivre. Ce précipité est d'abord lavé avec de l'acide sulfurique étendu, puis avec de l'eau distil-
. et enfin desséché sur des briques ; on complète la dessiccation en le chauffant à feu nu dans une capsule, jusqu'à ce qu'il commence à brunir. Ensuite on t'ait fondre 3 p. de sulfocyanure de potassium sec dans un vase de fonte muni d'un couvercle, et l'on y ajoute, par petites portions. 2 p. de sulfocyanure de cuivre. 11 se développe alors du sulfure de carbone, qui s'enflamme a l'air. Après que toute la matière a été ajoutée, on pousse la chaleur jusqu'au rouge, et quand le dégagement de sulfure de carbone a cessé, on ajoute, par livre de sulfocyanure de potassium. I once 1/2 de carbonate de potasse récemment calciné; le mélange se ramollit alors en développant beaucoup d'acide carbonique. Après le refroidissement , on délaie la masse dans l'eau bouillante, et l'on filtre. Parla concentration et le refroidissement de la liqueur, on obtient, suivant M. Liebig, une quantité considérable de mellonure de potassium. Cette préparation exige beaucoup de sulfocyanure de potassium (1).
En considérant ces deux procédés, M. Liebig est naturellement conduit à admettre que le sulfocyanure de potassium se dédouble , par la chaleur, en mellonure de potassium , sulfure de potassium . soufre et sulfure de carbone :
8(CKNS) = 2(CÂN*K) + 3K2S + S -f- 2GS2.
De son coté , le sulfocyanure de cuivre se décompose en sulfure de cuivre, mellon et sulfure de carbone: il ne donne pas de mellonure : on conçoit donc qu'en ajoutant du mellon ou du sulfocyanure de cuivre au sulfocyanure de potassium au lieu de chauffer ce sel seul. M. Liebig prétend s'emparer d'une autre partie de potassium , qui resterait à l'état de sulfure ; l'addition du carbonate de potasse doit aussi servir à former une plus grande quantité de mellonure de potassium.
(1) En opérant sus plus d'une livre , je n'ai pas pu réussir , dans plusieurs essais, bien que je me fusse rigoureusement tenu aux prescriptions de M. Liebig. Deux chimistes tr^s connus m'ont dit n'avoir pas été plus heureux.
Tout cela peut être parfaitement exact , bien qu'on ne l'ait pas prouve directement. Mais M. Liebig ne t'ait-il pas aussi intervenir, dans cette préparation, un autre corps? Ne dissout-il pas aussi le produit dans l'eau?
Sans rien changer aux faits observes par M. Liebig, on peut donc remplacer l'équation précédente par les deux suivantes :
Û[CKNS) = C3K2.VS + K2S -f CS2.
CKN«S -f ll20 = (KH)S + G3(KH)N*0.
Cette seconde interprétation suppose donc que le sulfocyanure de potassium se dédouble, par la chaleur, en sulfure de carbone, monosulfure de potassium et un sel de potasse sulfuré (mellonure sulfuré) que l'eau décompose à son tour en sulfhydrate de potasse et mellonure de potassium.
Toute la différence qui existe entre L'opinion de M. Liebig et celle que j'ai émise dans une note adressée à l'Académie, c'est que, selon lui, les mellonures renferment du mellon , plus du métal ; tandis que, dans mon opinion, ces mellonures contiendraient en outre de L'hydrogène et de l'oxygène. Le mode de formation de ces sels ne peut donc pas décider la question ; voyons si l'analyse en dit davantage.
Si les mellonures secs sont exempts d'hydrogène et d'oxygène, il est évident qu'ils ne doivent pas donner d'eau à l'analyse.
Or, toutes les nouvelles analyses de M. Liebig en ont donné; il est vrai, l'analyse du sel d'argent (l) et du sel de potasse a fourni un peu moins d'eau qu'il n'en faudrait d'après ma formule, mais la différence se confond avec les erreurs d'observation ; d'un autre côté, M. Liebig a constaté que les mellonures de calcium , de baryum, de cuivre, etc. , renferment del'eau de cristallisation, dont une partie seulement, dit-il, s'en va par la dessiccation, sans que le sel se décompose (2). De plus , l'analyse de l'acide hy
(1) Une analyse du sel d'argent a donné 1,45 p. c., une autre 2,45 p. c. d'eau ; la formule de M. Liebig n'en devrait pas donner du tout.
(2) Suivant M. Liebig, le mellonure de baryum renfermée atonies d'eau, dont 5 seulement se dégagent à 130" ; que devient le sixième? Le mellonure de calcium renferme A atomes d'eau, dont 3 seulem. nt se dégagent à 120° ; M. Liebig ne parle pas du quatrième. Le mellonure de cuivre renferme 5 atomes d'eau, dont l\ seulement s'en vont à 120°, en même temps que le sel noircit : M. Liebig ne dit rien non plus du cinquième, etc.
i54 ADDITIONS Et CORRECTIONS.
dromellonique a donné à M. Liebig des nombres également contraires à sa théorie (1).
Néanmoins M. Liebig persiste dans sa première opinion, à l'égard de la composition des mellonures. Il est possible que cette opinion soit justifiée par des raisons que son Mémoire n'indique pas ; mais il paraîtra évident à toute personne impartiale que les analyses citées par lui ne la soutiennent d'aucune manière.
L'étude des métamorphoses des mellonures conduirait , ce me semble, à une solution plus décisive de cette question.
McUowtre normal (acide hydromellonique). — Lorsqu'on mélange une solution bouillante d'un mellonure soluble avec l'acide nitrique ou hydrochlorique, le liquide reste limpide pendant quelques moments ; mais il ne tarde pas à se troubler , et , par la concentration, il donne une masse pâteuse, parfaitement blanche. Si la solution est étendue , les acides minéraux déterminent la formation de flocons blancs.
C'est ce corps que M. Liebig appelle acide hydromellonique. Nous avons vu , plus haut , que sa composition n'a pas encore été établie par l'analyse.
L'acide hydromellonique , à l'état sec , est blanc , et déteint comme la craie ; il est très peu soluble dans l'eau froide , plus soluble dans l'eau bouillante ; sa solution rougit fortement le tour-
(l) L'expérience a donné :
r. Sur 100 p. d'acide carbonique 19,62 p. d'eau.
Différence entre les deux déterminations. 7,65 p. d'eau.
M. Liebig dit que si l'acide hydromellonique est C6i\8H2 d'après sa théorie , on doit obtenir sur 100 p. d'acide carbonique , 21,66 p. d'eau ; que si c'est un corps C6N8H402, suivant ma manière de voir, il faudrait en obtenir A3, 32 , par conséquent bien plus qu'il n'en a trouvé à l'analyse.
Je ne sais pas comment M. Liebig a fait son compte , mais voici ce que je trouve :
La formule C6N8H2 donne, par la combustion, C6012 acide carbonique, et I120 ; c'est-à-dire, 275.6 = 1650 acide carbonique pour 112,5 eau ; ou bien pour 100 ac. carbonique, 6,82 eau.
Ma formule C6N8H402 donne alors le double d'eau , c'est-à-dire 13,6Zi eau pour 100 acide carbonique ; et M, Liebig en a trouvé 19,62 et 27,27.
vl>l>ino\s KT CORHECTlOiNS. 1ô5
bësol. Il est assez éiiergiqUe, et se dissout aisément dans le carbonate de potasse et datis la potasse câtistiqtie , en formant du mellonure de potassium.
Meli -Ce sel, obteiiu par l'Une dés méthodes
indiquées plus haut, est rarement bien pur: il est mélangé d'un peu de sulfiire, qu'on peut enlever au moyen de l'acide acétique;
celui-ci ne touche pas au mellonure de potassium dissous dans l'eau , et précipite le corps sulfuré sous la forme de flocons gélatineux. Si le mellonure de potassium, qui cristallise d'ailleurs difficilement dans la liqueur, est encore coloré en jaune, on le redissout, et on traite de nouveau la solution par l'acide acétique.
Il s'obtient alors en cristaux aciculaires , complètement insolubles dans l'alcool; on l'obtient parfaitement cristallisé dans un mélange d'alcool et d'eau ; les cristaux renferment de l'eau de cristallisation, et sont eftlorescents.
Chauffé en vase clos au-delà de son point de fusion , le mellonure de potassium donne de l'azote, du cyanogène et du cyanure de potassium.
Mellonure sadique. — Il cristallise en aiguilles soyeuses, blanches, insolubles dans l'alcool, et assez solubles dans l'eau; il s'obtient en traitant le sel de baryum par le carbonate de soude.
MetlomÉrê ammoniacal: — On l'obtient en décomposant le sel de baryum par du Carbonate d'ammoniaque; il ressemble au sel de potassium et renferme , comme lui , de l'eau de cristallisation.
MèUmwrt bary tique, — En traitant le sel de potassium par le chlorure de baryum , on obtient un précipité abondant , blanc, qui se dissout dans une grande quantité d'eau bouillante. La solution saturée dépose le M. bary tique en aiguilles raccourcies, transparentes, renfermant de l'eau de cristallisation.
Mellonure argentique. — Il se présente sous la forme d'un précipité blanc et gélatineux.
Le M. cuivrique constitue un précipité vert.
Page 463.
À l'article titker perchloré :
Voici quelques nouvelles observations de M. MalagUti sur ce
corps.
Exposé à une température de + 300° environ. l'É. perchloré se décompose d'une manière très nette en acétol quadrichloré (t. II , p. 439) et en acétène perchloré (sesquichlorure de carbone), d'après l'équation suivante (l) :
C*CJlûO = C2C/40 + tfCJ»
Le potassium agit sur l'É. perchloré avec une violence extrême; mais cet effet n'a lieu qu'à une température voisine de celle de sa décomposition. Le chlore, le gaz ammoniac, les acides nitrique et hydrochlorique sont sans action sur lui.
L'acide sulmrique agit avec une lenteur extrême, mais d'une manière remarquable; à + 240°. il y a dégagement de vapeurs, qui , condensées dans l'eau , produisent une dissolution d'acide chloracétique (acétate trichloré, G.), sulmrique et hydrochlorique. La théorie indique la réaction suivante :
(Mc/iOQ -f SH204 = CWO2 -f 2HCI -f SO*.
CWj2 -f 2H20 = 2HCJ -f- 2C2(HC/3)0*.
Soumis à l'influence du monosulfure de potassium, l'É. perchloré se convertit en éthose sexchloré ('t. II , p. 457) :
C'C^O -f- 2K2S = C*C/60 + hKCl -f 2S.
Ether sexcfdoro-quadribrcmé (bromure de chloroxéthose, éther perchloro-bromé). — L'éthose sexchloré, mêlé à du brome, et exposé à la lumière solaire, se solidifie et prend la même forme géométrique que l'É. perchloré. La densité du produit à + 18° est de 2,5; il fond à 96°, et se décompose à -j- 180°, en brome et éthose sexchloré ; la même décomposition s'effectue sous l'influence des sulfures alcalins (Malaguti) :
^(C/6BH)0 = BH -|- C4C/bO.
(J) De ce que l'E. perchloré se décompose sous l'influence de la chaleur eu C-C/40 -j- C2G/6, M. Malaguti conclut que TE. perchloré n'apparlient plus au même type que TE. normal ; mais il faut songer que , dans un corps qui renferme du chlore ,les conditions d'équilibre ne sauraient être les mêmes, surtout en présence de la chaleur, que celles que présenie un corps très hydrogéné ; d'ailleurs on sait qu'en faisant passer de TE. normal à travers un tube chauffé au rouge sombre, on obtient de Pacétol normal C2H40 ; il pourrait s'y tonner en même temps le corp;> C2H6. L'analyse du gaz n'a pas été faite.
additions bt corrections 4.')*
Page 464.
(ii m- Butyral KO.
Aldéhyde, homologue des g. acétol, cétine, cérme, etc. ; produit par la distillation sèche du butyrate calcique.
Butyral normal. — C4HsO. — Dans la distillation sèche du butyrate calcique , il passe, outre la butyrone, un liquide limpideet incolore, qui distille complètement a 95°. Ce produit possède une odeur vive et pénétrante, et distille sans s'altérer. Sa densité, a -j- 22°, est de 0,821 ; a l'état de vapeur, elle est de -2.61 =2 vol. Il est légèrement soluble dans l'eau, fort soluble dans l'alcool, l'esprit de bois et les liquides éthérés. Il brûle avec une flamme éclairante, légèrement bordée de bleu.
Il absorbe promptement l'oxygène, et se convertit en acide butyrique; la présence du noir de platine favorise beaucoup cette métamorphose.
L'acide sulfurique fumant attaque le B. normal , et le convertit aussi en acide butyrique.
Butyral urgent ique (butyrite d'argent). — C4(H7A#)0. — Chauffé avec de l'eau et de l'oxyde d'argent, le B. normal réduit ce dernier avec une grande facilité et sans dégagement de gaz ; la liqueur retient en dissolution un sel d'argent qui, selon moi, est l'homologue de l'acétol argentique (t. I, p. 342).
M. Chance] a aussi décrit les espèces chlorée, bichlorée et quadrichlorée du g. butyrol.
Page 465.
Genre Éthose R 20.
L'espèce perchlorée de ce g. se produit par l'action du monosulfure de potassium sur l'éther perchloré.
Éthose sexchloré (chloroxéthose). — C4C/eO. — Ce corps, découvert par M. Malaguti, est liquide, limpide, et d'une odeur qui rappelle celle des fleurs d'ulmaire; sa densité est de 1,654 à -f 21°; il bout à -j- 210°, en se colorant un peu ; il se conserve très bien sous l'eau, mais point à l'air.
Exposé dans une atmosphère de chlore à l'action de la lumière directe , il se convertit de nouveau en éther perchloré ; en
458 \ [MUTIONS ET CORRECTIONS.
présence de l'eau , il se produit en même temps de l'acide chloracétique et de l'acide hydrochlorique.
Mêlé de brome , et exposé à la lumière solaire , il se transforme eu éther sexchloro-quadribromé :
Page 467.
A l'article Bittyrafe barytique :
On obtient souvent le B. barytique en lamelles nacrées ou eu croûtes grenues et compactes. Suivant M. Lerch, il ne renfermerait pas d'eau de cristallisation, et ne fondrait pas au bainmarie. Mais il résulte des expériences récentes de M. Chancel que le B. barytique cristallisée ch&utêt ftteti 1 éq. d'eau (10,37 p. c); ce sel ne fond pas à 10G°, comme celui qui cristallise à froid avec 2éq. (18,8). Cette circonstance explique l'assertion de M. Lerch.
Page 470.
Au g. Pjjrof)nllate :
En considérant la décomposition que le P. normal éprouve par la chaleur, on est conduit à doubler sa formule ; on aurait alors :
C8H80*. P. normal.
G8(H6P62)04 + aq. P. biplombique de Campbell et Stenhouse.
Page 475.
Addition à l'article Surcirwfp biamntonio/n/. Ce sel se produit aussi par la putréfaction de l'asparagine normale (Piria).
Page 489.
A l'article Malate normal :
L'acide malique se rencontre aussi dans les tubercules de la pomme de terre, en société d'acide phosphorique et d'acide hydrochlorique ( Illisch ) .
EDITIONS Bl I ORRÈCÎION'S 450
PàGB ôQb.
Ptjtrûtartrate sodico- potassique. — CAHfK\e 0*-- i aq. — Ce sel a été obtenu par MM. Mitscherlich et Frésénitfs.
Page 507.
Genre Si, m put R-3\0.
L'espèce sulfurée de ce g, , l'huile essentielle de moutard»1 , est le produit delà fermentation d'un principe cristallisable contenu dans la graine de moutarde noire , sous l'influence de l'eau et d'une substance albuminoïde particulière.
La moutarde noire et la moutarde blanche ne renferment pas le même principe cristallisable , comme on le croyait autrefois. suite, en effet , des expériences de M. Bussy, de MM. Boutron et Prémy, et de M. E. Simon, que la moutarde noire, la seule de ces graines qui développe de l'huile essentielle quand on l'humecte, renferme un sel sulfuré, le myronate dépotasse (1),
(1) On obtient le myronate de potasse de la manière suivante : on réduit la moutarde noire en poudre , et, après l'avoir séchée à 100°, on la soumet à l'action de la presse, pour en extraire l'huile grasse ; puis on l'épuisé à chaud par de l'alcool , de manière à coaguler la myrosine et à la rendre inactive ; ensuite on l'exprime de nouveau , et on la traite par l'eau froide ou tiède. La solution aqueuse, étant évaporée, donne un extrait auquel on ajoute un peu d'alcool faible, pour précipiter quelques parties mucilagineuses ; finalement on évapore à cristallisation.
Le myronate de portasse cristallise aisément en cristaux transparents, souvent assez gros ; il est inaltérable à l'air, insoluble dans l'alcool absolu, très soluble dans l'eau.
Traité par de l'acide tnrtrique, il donne Yacide wyronique , dont la solution aqueuse donne, par la concentration, une masse sirupeuse , amère , acide, non cristallisable et inodore. Sa soluiiouse décompose à la longue , par l'ébullition , en développant de l'hydrogène sulfuré.
Les myrouates de soude, d'ammoniaque et de baryte sont aussi cristallisables. La solution du myronate de potasse n'est pas précipitée par le nitrate d'argent , le nitrate de baryte, l'acétate de plomb, le sublimé corrosif, etc. (Bussy).
On ne connaît pas encore la composition des myronates.
Quant à la myrosine, cette matière albuminoïde qui détermine le dé
qui se dédouble en cette huile, en présence de l'eau et d'un principe albuminoïde, la myrosine, contenu dans la même graine. La moutarde blanche renferme bien la même substance albuminoïde; mais elle contient, au lieu du myronate, un autre corps cristallisable , la sulfosinapisine (l), qui n'est pas susceptible de se dédoubler en huile essentielle. Ces substances n'ayant pas encore été analysées, on ne saurait indiquer l'équation en vertu de laquelle l'huile essentielle prend naissance; mais ce qui est certain , c'est qu'elle ne préexiste pas dans la moutarde noire, et ne se développe que par l'action simultanée de l'eau et de la myrosine. Celle-ci paraît agir comme ferment (190), à peu près comme l'émulsine dans la décomposition de l'amygdaline des amandes amères.
Sinapol sulfuré ( huile essentielle de moutarde , de cochléaria ou de raifort). — C4H5NS (Lcewig, Will). — Pour préparer ce corps, on réduit la moutarde noire en poudre, et après avoir extrait l'huile grasse au moyen de la presse, on l'humecte avec de l'eau , et on l'abandonne pendant quelques heures ; ensuite on distille le mélange avec de l'eau.
Par une forte dessiccation, ainsi que par l'action de l'alcool ou des acides , la farine de moutarde ne développe plus d'huile essentielle , attendu que par là la myrosine est rendue in active.
doublement des myronates en huile essentielle, elle s'obtient de la manière suivante par la moutarde blanche : on trait" celle-ci par l'eau froide , on filtre l'extrait et on l'évaporé à une température qui ne dépasse pas ZiO". Quand le produit a acquis la consistance d'un sirop, on y ajoute de l'alcool avec précaution ; le coagulum de myrosine qui se sépare alors se dissout entièrement dans l'eau.
La solution aqueuse de la myrosine mousse comme l'eau de savon ; elle se coagule par la chaleur, l'alcool et les acides ; et dans cet état elle n'agit pas sur les myronates.
Le blanc d'œuf et l'émulsine des amandes amères ne déterminent pas la fermentation des myronates (Bussy).
(1) Ce corps, appelé aussi sinapine par M. Berzélius , s'extrait de la moutarde blanche en la traitant directement par l'alcool. C'est aussi un corps sulfuré que la myrosine transforme, en présence de l'eau, en un principe acre. —Ce sujet est d'ailleurs encore fort peu étudié; celui qui voudrait le reprendre trouverait les détails nécessaires dans le VIIe vol. de Berzélius , édit. aliem., p. 590. — Blssy et Robiquet, Frémy et Boetron , Simox , dans les Comptes-rendus de l'Aeadémie , t. IX , p. 815 ; t. X , p. 5 , et dans le Journal de Pharm., t. XI , p. 699.
ADDITIONS ET CORRECTIONS. -ib'l
Les feuilles de cochléaria donnent également le même corps par la distillation avec de Peau ; la myrosine qu'elles renferment perd aussi sou efficacité par la dessiccation. Mais elles donnent
de nouveau de l'huile essentielle quand, après les avoir desséchées, on les distille avec un mélange d'eau et de moutarde blanche Simon).
L'huile essentielle qu'on obtient en distillant le raifort avec de 1 eau présente aussi tous Les caractères de l'essence de moutarde. Le raifort renferme cette huile toute formée; car, en le coupant ou en le broyant . on observe immédiatement l'odeur caractéristique de celle-ci; d'ailleurs le raifort renferme beaucoup d'eau, et ne contient pas d'huile grasse, de sorte que si un corps semblable au myronate de potasse se formait dans cette racine, ce corps pourrait immédiatement se métamorphoser en huile essentielle (Hubatka).
Le S. sulfuré (i) est incolore ou jaunâtre, d'une odeur très acre , et qui irrite les organes de la vue et de l'odorat ; sa densité a l'état liquide est de 1,015 a 20°, à l'état de vapeur de 3,4. Il bout à 143° (Dumas et Pelouze .
Il est très soluble dans l'alcool et dans l'éther; il est séparé par l'eau de ces dissolutions. Il dissout à chaud une grande quantité de soufre, qui s'en sépare , sous forme cristalline , par le refroidissement ; il dissout également beaucoup de phosphore à chaud. Quand on le chauffe légèrement avec du potassium, il se déve-
(1J Voici ce qu'indiquent MM. Robiquet et Bussy sur l'essence de moutarde : soumise pendant plusieurs heures consécutives à une température de 100°, elle laisse volatiliser une petite quantité d'un produit très fluide incolore , d'une odeur faible et comme éthérée , ne se mélangeant point à l'eau, mais lui communiquant la saveur sucrée commune à quelques élhers. Le résidu de cette opération, c'est-à-dire la presque totalité de l'essence, donne, par la distillation avec de l'eau , des produits dont la densité va toujours croissant : les premiers sont plus légers et les derniers plus pesants que l'eau. Si l'on rectifie l'essence de moutarde à feu nu, on voit que l'ébullition commence vers 110°, puisqu'elle monte graduellement jusqu'à 155°, point où elle demeure stationnaire. L'huile recueillie de 90 à 130° avait une densité de 0,936 ; celle qui passait à 155 pesait 1,015.
Il paraîirait , d'après cela , que l'huile de moutarde renferme en petite quantité un second principe huileux.
-i(i-2 ADDITIONS ET CORRECTIONS.
loppe un gaz, elle S. sulfure se convertit en essence d'ail; le résidu renferme du sulfoeyanure (Gerhardt).
Longtemps agité en vase clos avec une solution de potasse caustique, le S. sulfuré se dissout presque en totalité, et la solution ne conserve que peu d'odeur, mais elle se colore en brun plus ou moins foncé. Si, après quelques jours de contact , on sature cette liqueur alcaline par de l'acide tartrique , il s'y forme un dépôt de petits cristaux blancs , qui ne sont pas de la crème de tartre (Robiquet et Bussy). Lorsqu'on chauffe (1) le S. sulfuré avec de la potasse en poudre grossière , il y a un fort dégagement de uaz hydrogène , et la potasse produit une combinaison soluble dans l'eau , et d'où les acides forts séparent un acide huileux , soluble dans l'alcool (Boutron et Frémy). Abandonné pendant plusieurs semaines avec de la potasse, le S. normal a déposé une masse cristalline , insoluble dans l'eau et très soluble dans l'alcool (Àschoff).
Le S. sulfuré absorbe rapidement le gaz ammoniac en produisant de la thiosinamine sulfurée (p. 464); une dissolution aqueuse d'ammoniaque détermine la même combinaison :
C*H5NS + NH3 = C4H8\"2S.
L'oxyde de plomb et l'oxyde de mercure hydratés dédoublent le S. sulfuré (159) en sulfure de carbone et sinapoline normale (438) :
2(C4H5\"S) + H20 = C7H»2N20 -f GS2.
L'eau chargée de S. sulfuré ne rougit pas le tournesol ; elle précipite en blanc les sels de mercure , et en brun le nitrate d'argent (Aschoff).
Quand on traite le S. sulfuré par l'acide nitrique moyennement concentré, la réaction est très vive. L'huile s'épaissit, devient verte, et se convertit en une matière résineuse (Xifrosinapylharz); l'eau-mère renferme de l'acide oxalique et un autre acide [Nitrosinapylsaeure)% ayant la consistance de la cire, et insoluble dans l'alcool et l'éther (Lœwig et Weidmann).
Lorsqu'on fait passer un courant de chlore , avec beaucoup de
(1) Voyez aussi e qui es! dit au paragraphe 149, t. I.
IDplTIONS ET CORRECTIONS. ïO.i
précaution, dans le S. sulfuré, il se précipite dos cristaux soyeux d'un corps sublirpable, soluble dans l'alcool, insoluble dans L'eau et l'éther; Vkydrate de potasse les convertit en une masse résinoïde; ils s'altèrent au contact de l'air en se colorant. JJn excès de chlore rend l'huile de moutarde visqueuse et détruit les cristaux ^Boutron et Frémy).
Page 512.
Genre Sinamine R-2X2.
Alcaloïde, produit de la désulfuration de la thiosinamine sulfurée :
C4II8N2S = H2S + C<Ii6\2.
Sinamine normale. — C4H6N2. — La T. sulfurée se désulfure complètement quand on la broie avec de l'oxyde de plomb ou de mercure.
Cette réaction a été l'objet d'une étude particulière de la part de M. Will. Il recommande de procéder de la manière suivante: on broie la thiosinamine solide avec de l'oxyde de plomb hydraté, récemment précipité et bien lavé, ei on chauffe la masse au bain-marie, jusqu'à ce qu'une petite portion, prise pour essai , ne noircisse plus par le mélange de la partie filtrée avec de la potasse et de l'oxyde de plomb. Dès que la décomposition est arrivée à son terme , on épuise la masse d'abord par l'eau et ensuite par l'alcool. L'extrait étant évaporé au bain-marie donne, par un repos prolongé pendant quelques mois, des cristaux durs et brillants de S. normale, renfermant 9,5 p. c d'eau de cristallisation, qui s'échappe à 100°, en même temps que la matière se fond.
Après la dessiccation complète , cet alcaloïde est solide et cristallin; mais il attire promptement l'humidité en se liquéfiant.
La S. normale présente d'ailleurs une réaction franchement alcaline ; elle est sans odeur, mais d'une saveur fort amère. Elle précipite les sels de deutoxyde de cuivre , de peroxyde de fer, le nitrate de plomb, le nitrate d'argent; elle décompose les sels ammoniacaux, en en expulsant l'ammoniaque.
Quand on la chauffe à 160°, elle commence à s'altérer en développant de l'ammoniaque, dont le dégagement continue jusqu'à 200°. Il paraît alors se former un nouvel alcaloïde , qui précipite les sels de plomb en rouge (Will).
Sinamine chloromercurtque. — C4H°N2, 2 H/jrC/. — La solution de la S. normale est précipitée par plusieurs solutions métalliques ; mais les précipités ont peu de stabilité. Celui qu'occasionne le bichlorure de mercure paraît présenter la formule indiquée (Will).
Genre Thiosinamine RN2S.
Alcaloïde. L'espèce sulfurée se produit par la combinaison directe du sinapol sulfuré avec l'ammoniaque :
C«H5NS -f- N.H3 = C4H8J\2S.
Thiosinamine sulfurée (combinaison de l'essence de moutarde avec l'ammoniaque, thiosinamine). — C4H8N2S. — Pour préparer ce corps, on met dans un flacon à l'émeri l'huile de moutarde ou de raifort en contact avec un excès d'une solution aqueuse d'ammoniaque. Au bout de quelques jours, l'huile a complètement disparu , et , à sa place , on trouve une belle masse de T. sulfurée. Les cristaux , redissous dans l'eau, et traités par le charbon animal , se décolorent parfaitement bien , et se déposent de nouveau par l'évaporation et le refroidissement (Dumas et Pelouze).
Ils sont d'un blanc éclatant, sans odeur, fusibles à 70°, et d'une saveur amère; ils affectent la forme d'un prisme à base rhomboïdale. Ils se dissolvent dans l'eau , l'alcool et l'éther; leur solution est neutre.
Chauffés vers 200°, les cristaux donnent une vapeur fort alcaline , qui se condense en une matière huileuse , et il reste un résidu de charbon.
La potasse en dissolution ne les attaque que fort lentement , en produisant du sulfure, du cyanate sulfuré et de l'ammoniaque.
Quand on les distille avec de l'acide sulfurique étendu , on obtient un acide qui , suivant M. Simon, donne, avec les persels de fer, les réactions du cyanate sulfuré (212'.
ADDITIONS KT CORRECTIONS* ï(>.>
La solution aqueuse el concentrée de la T. sulfurée ae comporte comme celle des autres alcaloïdes avec les solutions métalliques ; elle précipite en blanc les deutosels de mercure, en gris le protonitrate de ce métal, en brun jaunâtre le perchlorure d'or, en blanc le nitrate d'argent, etc. (Aschoff).
Elle ne donne pas de sels cristallisantes avec les acides sultùrique, nitrique, acétique et oxalique (Will).
Broyée avec de l'oxyde de mercure ou de plomb récemment précipité , la T. sulfurée se dédouble en sinamine normale et hydrogène sulfuré :
C<H8N2S = H2S + CWN*.
Thiosinamine sulfurée nitro-argentique. — C4HR\-S, NAgfO3 (Lre-
wig etWeidmann), — Une solution concentrée de T. sulfurée donne . avec le nitrate d'argent . un précipité blanc , soluble dans un excès de nitrate d'argent ou de T. sulfurée ( Aschoff).
Thiosinamine sulfurée chloro-platinique. — C4H8X2S,HC/,P^C/2. — Précipité jaune et cristallin, qui se forme quand on sature la T. sulfurée par le gaz hydrochlorique, et qu'on précipite a froid la solution par le bichlorure de platine (Will).
Thiosinamine sulfurée chloromercurique. — C*H8NaS, 4H/yC/. — On l'obtient par le simple mélange du bichlorure de mercure avec une solution hydrochlorique de T. sulfurée (Will ).
Addition à l'article Asparagine normale :
11 résulte des observations de M. Piria que ce corps se développe en grande quantité dans les vesces pendant l'acte de la germination , soit à la lumière . soit dans l'obscurité , pour disparaître de nouveau à l'époque de la floraison de cette plante. On laisse les vesces s'élever jusqu'à un demi-mètre environ ; on en exprime ensuite le jus et on soumet celui-ci à l'évaporation. Il se coagule d'abord de l'albumine en grande quantité ; le liquide rapproché , étant abandonné a lui-même , dépose une grande masse de cristaux qu'on purifie par le charbon animal.
L'A. normale, lorsqu'elle n'est pas d'une pureté parfaite, ne tarde pas a s'altérer au sein de sa solution aqueuse ; au bout d II. 30
quelques jours , il s'établit dans la liqueur une espèce de fermentation qui entraine la décomposition totale de la matière; la surface du liquide se couvre de moisissures, et la liqueur exhale l'odeur insupportable des matières en putréfaction. A la place de l'A. on trouve alors du succinate biaminoniacal. La même métamorphose m manifeste quand on ajoute à une solution d'A. pure une certaine quantité de jus de i .n .
Page 516.
Le g. Alloxantine devrait se placer dans la huitième famille = C8H,0N<010.
Page 524.
Le g. Murexide devrait se placer dans la huitième famille = C8H8X804.
Page 540.
Additions au g. Valérene :
Yu.lérèaç chloré (éther hydrochloramylique). — La densité de sa vapeur a été trouvée égale à 3,7? — 3,84. Chauffé avec une dissolution alcoolique de potasse, sous l'influence d'une certaine pression , il se convertit en amyléther normal (Balard) :
2G5(B»CJ) -f (KH)O - CJ*H»0 -f KCJ + HC/.
Page 544.
Additions au g. Amylol :
Amylol sulfuré. — La densité de sa vapeur a été trouvée égale a 3,83. 11 s'altère spontanément par l'exposition à l'air.
Page 548.
Genre Lactone R-2O2.
Le lactate normal élimine de l'eau efl de l'acide carbonique sous 1 influence de la chaleur :
C*H120* » 58*0 4- CO2 4- C5H*Os.
IDMTIONS ET COEBBCTIONS. 467
taie. — (MM)8. — On l'obtient eu soumettant à une douce température les produits de la distillation de l'acide lactique. Lorsque la température a atteint environ 130°, on arrête la distillation : on lave avec de petites quantités d'eau le liquide distillé; une partie se dissout dans cette eau, une autre vient nager à la surface ; on enlève celle-ci et on la dessèche sur du chlorure de calcium; une dernière distillation la donne tout-à-fait pure. Ce corps se présente sous la tonne d'un liquide incolore ou ■nient jaunâtre , dont la couleur se l'once peu à peu au contact de l'air. 11 a une saveur chaude et brûlante, une odeur aromatique particulière. Il bout à 92° et brûle avec une flamme bleue (Pelouze).
Page 565.
Genre Séminapktam R-5>\
Alcaloïde, produit par l'action du sulfhydrate d'ammoniaque sur le naphtalène binitrique.
s minapktam normal (séminaphtalidame !. — G5H*Ff. — On dissout le naphtalène binitrique dans l'alcool chargé d'ammoniaque, et l'on sature par l'hydrogène sulfuré. On distille ce liquide tant qu'il dépose du soufre, puis on ajoute de l'eau, on fait bouillir, et l'on filtre vivement la liqueur chaude. Celle-ci dépose, par le refroidissement . une grande quantité d'aiguilles oblongues , déliées, brillantes et d'un rouge de cuivre.
Le S. normal se dissout difficilement dans l'eau froide, mais aisément dans l'alcool et dans l'éther. Sa solution aqueuse est légèrement colorée en jaune brunâtre.
11 fond à 160° -et se sublime un peu; au-dessus de 200°, une partie distille, tandis qu'une autre se décompose.
Si on le met . a l'état sec , en contact avec de l'acide sulfurioue concentré , il donne un liquide violet foncé qui reste des mois entiers sans éprouver de changement ; mais une addition d'eau le transforme en une masse de cristaux d'un blanc rougeàtre. Tous les acides hydratés dissolvent d'ailleurs le S. en le décolorant (Zinin).
Séminapktam nêrnùtdfurique. — (C5H5X'2.SH204. — Poudré blanche et mate, peu soluble a froid dans l'eau et l'alcool; la
solution chaude dépose, par le refroidissement, dos lamelles colorées en brun. On voit donc que le sel s'altère par la dissolution.
Séminaphtam hydrochlorique. — C5H5N,HC/. — Lamelles blanches d'un éclat argentin, peu solubles dans l'eau et l'alcool. A l'état humide, ce composé s'altère aisément; il ne se sublime pas et se décompose par la chaleur.
Séminaphtam chloromer citrique. — Le S. hydrochlorique donne, avec le bichlorure de mercure, un composé très soluble qui cristallise en lamelles d'un éclat argentin et d'un volume souvent considérable.
Séminaphtam oxalique. — Poudre blanche cristallisée , peu soluble dans l'eau et difficilement dans l'alcool et l'éther. Le sel se décompose par la dissolution ; à l'état sec , il se conserve mieux (Zinin).
A l'article Xonthoxyde normal :
M. Unger a trouvé ce corps dans le guano. Voici comment on l'en extrait : on épuise le guano par l'acide hydrochlorique et l'on précipite la solution par un alcali. Une partie du précipité se dissout dans la potasse caustique ; on sépare l'oxyde xanthique de cette dissolution, à l'aide d'un courant d'acide carbonique ou d'une addition de sel marin ; dans le dernier cas, l'oxyde xanthique se sépare alors à mesure que l'ammoniaque se vaporise. Le corps pulvérulent et jaune ainsi obtenu possède toutes les propriétés que MM. Liebig et Wœliler assignent à l'oxyde xanthique, avec la différence cependant qu'il est soluble dans l'acide hydrochlorique.
M. Unger a observé aussi que l'oxyde xanthique est capable de donner, avec l'acide hydrochlorique et avec d'autres acides, des combinaisons cristallisables.
Page 573.
Mésitylène bibromé. — C6(H6B/-2). — Quand on verse du brome goutte à goutte dans le M. normal, il se produit beaucoup de chaleur et d'acide hydrobromique, et la masse finit par se soli-
kODITIONS Kl COEKECTION». 469
difier. On purifie te produit par plusieurs cristallisations dans l'alcool (Cahours).
Page 574.
A l'article Ptëléol normal :
Pour préparer la métacétone, M. Gottlieb recommande de distiller un mélange de 1 p. de sucre et de 3 p. de chaux.
Distillée avec un mélange d'acide sulfmïque et de bichromate de potasse, la métacétone donne de l'acide métacétonique G3H602 de l'acide acétique , et de l'acide carbonique :
CG||io0 | 0s = C3H602 -f C2H402 -f GO2.
Geffre Allyle R-*0?
Isomère des g. ptéléol et valérol.
Quand on distille de l'ail avec de l'eau , il passe une huile pesante, brune et fétide , qui se compose en majeure partie d'un principe sulfuré (sulfure d'allyle), formant le point de départ d'une série de composés nouveaux qui ont été décrits par M. Wertheim (1). L'essence brute renferme en outre une petite quantité d'un autre principe sulfuré , ainsi que d'une huile oxygénée toxyde d'allyle). 50kilogr. d'ail fournissent de 100 à 120 grammes d'huile brute.
Allyle sulfuré. — C6H10S? — Pour préparer ce composé, on rectifie l'huile brute dans un bain de sel marin , et l'on distille le produit à plusieurs reprises sur du potassium , jusqu'à ce qu'il n'en soit plus attaqué. Le résidu renferme beaucoup de sulfure de potassium , et il se dégage un gaz inflammable. Ainsi obtenu, l'A. sulfuré possède en plus grande partie les propriétés de l'huile d'ail brute.
C'est un liquide parfaitement incolore , limpide , réfractant beaucoup la lumière; il est moins dense que l'eau. Il est peu soluble dans l'eau, fort soluble dans l'alcool et l'éther.
L'acide nitrique fumant l'attaque avec violence en produisant de l'acide oxalique ; la solution étant étendue d'eau , il s'en sépare des flocons jaunâtres.
(1) Ann. der Chem. u. Pharm., t. Lï, p. 289.
L'acide sulfurique concentré le dissout avec une teinte pourpre ; l'eau paraît en séparer de nouveau l'huile non altérée.
La plupart des solutions métalliques sont sans action sur le sulfure d'allyle. Mais le bichlorure de platine le précipite en jaune : le bichlorure de mercure en blanc ; le nitrate d'argent en noir.
Lorsqu'on mélange une dissolution de nitrate d'argent avec de l'essence d'ail , il se produit, au bout de quelque temps , un précipité de sulfure d'argent , en même temps qu'il se forme un corps cristallisé et que la liqueur devient fort acide ; on abandonne le tout pendant 24 heures , puis on fait bouillir et on filtre la liqueur encore bouillante. Par le refroidissement , elle dépose des prismes aplatis et très brillants, souvent groupés sous forme de rayons. Cette combinaison est peu soluble à froid dans l'alcool et l'éther , fort soluble au contraire dans l'eau.
Elle renferme, d'après les analyses de M. Wertheim : [G6HI0O + 2NA#03].
Cette combinaison argentique noircit quand on la chauffe à 100° ; chauffée plus fort, elle brûle avec de légères explosions, en laissant de l'argent métallique. L'acide hydrochlorique en précipite tout l'argent à l'état de chlorure , en même temps que le liquide surnageant acquiert une odeur particulière. L'hydrogène sulfuré en précipite du sulfure d'argent. Si l'on ajoute de l'ammoniaque à la combinaison argentique, il s'en sépare des gouttelettes huileuses que M. Wertheim considère comme de Y oxyde d'allyle C6H10O , mais qu'il n'a pas encore analysées ; l'auteur a seulement constaté que cette huile se concrète au contact d'une dissolution alcoolique de nitrate d'argent , en donnant les cristaux du sel qui vient d'être décrit.
AU y le chloromercurique. — Lorsqu'on mélange ensemble des dissolutions alcooliques concentrées d'essence d'ail et de bichlorure de mercure , il se forme immédiatement un abondant précipité blanc, fort peu soluble dans l'alcool et l'eau. Ce produit noircit à la lumière et encore plus promptement sous l'influence de la chaleur ; délayé dans de la potasse , il met en liberté du bioxyde de mercure jaune.
Al h/le chloroplatinique . — Le précipité occasionné dans le sulfure d'allyle par le bichlorure de platine est. jaune et presque
àBMTIONS M CORRECTION*. 171
insoluble dans l'eau, l'alcool et lether, et ne s'obtient pas sous forme régulière. L'acide hydrochloriqtie, l'hydrogène sulfure et les alcalis ne l'altèrent pas; mais l'hydrosulfate d'ammoniaque le rend brun et lui enlève tout son chlore sous forme d'hydroclilorate d'ammoniaque, qui reste en dissolution.
Le corps brun dans lequel le corps précédent se convertit par I'hydrosulfate d'ammoniaque renferme: C6H,0S,2PfS.
J'ai constaté que l'essence de moutarde se transforme en essence d'ail, par l'action du potassium métallique (l); il se forme en même temps du sulfocyanure. Cette métamorphose jette quelque doute sur les formules données par M. Wertheim; d'ailleurs la propriété que possède l'essence d'ail de se combiner avec les chlorures permet de soupçonner qu'elle renferme de l'azote, comme les alcaloïdes*.
Page 585.
Addition à l'article Bvtymlconl normal :
Cet éther parait s'employer fréquemment comme substance aromatisante dans la fabrication du rhum. On peut l'obtenir directement en saponifiant du beurre avec une lessive de potasse concentrée , dissolvant le savon à chaud dans fort peu d'alcool absolu, et traitant la solution par un mélange d'alcool et d'acide sulfurique, jusqu'à ce qu'il se manifeste une forte réaction acide; ensuite on soumet le tout à la distillation , que l'on continue jus-, qu'à ce que le produit n'ait plus l'odeur particulière à l'éther butyrique (Will). Naturellement ce produit n'est pas entièrement pur.
Genre Pyrofprébate R 202.
Sel unibasique? produit par la distillation sèche de l'acide térébique (4*25).
Pyrotcrébate normal. — C6H10O2. — Le liquide décrit par M. Rabourdin sous le nom d' acide pymtérébiqae s'obtient entièrement pur par une ou deux distillations. Il est incolore, oléagineux, réfractant fortement la lumière , et d'une odeur qui rappelle un
(1) Comples-rendus des travaux chimiques. Février 1845.
peu celle de l'acide butyrique: sa saveur est mordicante, un peu étherée ; appliqué sur la langue, il y produit une tache blanche : il est encore liquide à — 20°. et bout au-dessus de 200". Sa densité est de 1,01. 11 est inaltérable à l'air. Sa solubilité dans l'eau n'est pas très forte, mais l'alcool et l'éther le dissolvent très bien. Il forme des sels qui ne cristallisent pas; dans les dissolutions un peu concentrées de plomb et d'argent, les sels alcalins font naitre un précipité blanc (Journal de Pharm. etdèCkim., :îe série, sept. 1844).
La composition de cet acide en ferait un homologue de l'acide acrylique (3e fam.) et de l'acide oléique (18e fam.) ; pour le vérifier, il faudrait voir si les alcalis hydratés en opéreraient un dédoublement semblable, c'est-à-dire en acétate et en butyrate, car:
C6Hio02 + 2H20 = C2H402 + C<H802 + H2. Page 586.
Addition à l'article g. Pyroquiaol :
Voici comment M. Wœhler sépare les produits de la distillation sèche de l'acide quinique : on dissout la masse dans une petite quantité d'eau chaude, et on enlève, à l'aide du filtre, la matière goudronneuse qui s'en sépare ; la solution dépose, par le refroidissement, des cristaux $ acide benzoïque; le liquide filtré est ensuite soumis à la distillation tant qu'il passe une matière huileuse: l'huile condensée est mélangée avec de la potasse, qui la dissout presque tout entière, puis on distille le mélange tant que l'eau qui passe est rendue laiteuse par du benzène. La solution potassique est alors brune; on la sature par de l'acide sulfurique étendu, et on distille; de cette manière, il passe du phénate et du salicylol. Enfin le liquide brun dont ces substances huileuses ont été séparées donne, parla concentration, de nouvelles quantités d'acide benzoïque, et enfin dupyroquinal.
31. Wœhler donne à ce dernier corps le nom d'hydroquinone incolore.
Page 588.
Addition au g. Quinoîle :
1DD1T10NS m CORRECTIONS. 1/3
Nous avons inscrit, t. 1 , p. 411, dans la 3e famille, te chloranile de M. Erdmann . ainsi que l'acide chloranilique; niais il résulte d'expériences plus récentes que ces corps appartiennent a la 6* famille; le g. anile (p. 411) se confond, en effet, avec le g. quinoïle (p. 588), et le g. anilate devient par cela même bibasique.
Quinoïle quadrichloré. — C6C/402. — C'est le chloranile de M. Erdmann, ou notre anile bicolore.
M. Hohnann a obtenu directement le Q. quadrichloré par le Q. trichlore de M. Woskresensky.
En traitant le Q. quadrichloré par l'alcool , et en y versant de l'ammoniaque, M. Laurent obtient de l'anilamide bichlorée chloranilamide) :
C6c/*02 -f 2NH8 = C6(H<C/2 N202 -f- 2HCJ.
Genre El aldéhyde RO3.
Polymère de l'acétol normal, produit par la réunion de plusieurs molécules de ce corps.
Élaldéhyde normal. — C6Hl203. — L'acétol normal (233) se convertit souvent, par l'effet d'une influence inconnue , en longues aiguilles transparentes, qui fondent à -J- 2°, et entrent en ébullîtion à -f- 94°. Ce polymère ne brunit pas quand on le chauffe avec la potasse, n'agit pas sur les sels d'argent, et ne se combine pas avec l'ammoniaque. La densité de sa vapeur a été trouvée égale à 4.457 = 2 vol. (Fehling).
Page 592.
À l'article Lactide normal :
Ce corps absorbe le gaz ammoniac avec avidité , en produisant de la lactamide normale :
C6H80* + '2NH3 = C6H,4N204.
La lactamide normale correspond au lactate biammoniacal moins 2H20.
" r ADDITIONS ET tiOARSCTIOMi.
tertre Lactacidc R-205.
Anhydride.
Lact acide normal. — C6H10O5. — À une température voisine de 130°, le lactate normal élimine H20, et se convertit en lactacide normal :
C6PJ12Q6 = H20 4. cWO5.
Ce dernier résiste à l'action de la chaleur jusque vers 250°; mais alors il se développe du gaz , et l'on obtient du lactide normal :
C6Hio05 - u20 -f. c6H804 (Pelouze).
Le lactacide normal absorbe -2 NH3. en produisant du lactamate ammoniacal :
CSrioo^ + 2NH3 éé C6H,3><0*,NH3.
En qualité d'acide bibasique, le L. normal doit former deux sels ammoniacaux , savoir :
C6H1206,2NH3 et C6H,2Ob',NH3.
Or, les amides correspondants à chacun d'eux ont été obtenus par M. Pelouze avec les deux anhydrides de l'acide lactique.
Page 593.
Coménate ammoniacal. — C6H40 ,NH3 -f- aq. — Quand on mélange une dissolution chaude de C. normal avec un léger excès d'ammoniaque, la liqueur jaunit légèrement; par l'évaporation dans le vide, elle donne une masse confuse de petits prismes, qui perdent 9 p. c. d'eau par la dessiccation à 100° (Stenhouse).
Coménate biplombique. — C6(H2P£2)05. — L'acétate de plomb neutre occasionne, dans une solution de C. normal, un précipité blanc et grenu, qui se redissout dans un excès d'acide cornénique; le précipité obtenu par l'acétate de plomb et le G. ammoniacal présente la même composition (Stenhouse).
Coménate bicuivrique. — C6(H2C&2)05 -f- aq. — Si l'on mélange une solution de sulfate de cuivre avec une solution chaude de C.
UMUTIOHf ET COKKECTlONi 4/5
normal, la couleur bleue du liquide passe au vert foncé, et au bout de quelques instants il se dépose un précipite cristallin , qui a la couleur du vert de Sehweinfurt (Stenhouse).
Il est dit par erreur, page Ô92, que le g. coménate est un sel unibasique, il faut lire bibasique.
Page 594.
Addition au g. Marmite :
M. Stenhouse a constaté la présence de la mannite dans les algues suivantes : Lomwariû saeckarina (12 p. c), Halydris tili-
qtiûsa (5 à 6 p. c), Laminai! h digitata (moins que les précédentes), Alaria esculcnta , Fucus serra/us ( le produit est un peu mélangé de matière colorante), Rodomenia palmata (environ 2 p. c. ), Fucus vesiculosus 1 1 ou 2 p. c), Fucus nodosus (fort peu).
Quand on chauffe un mélange de sulfate de cuivre et de mannite , celle-ci empêche complètement la précipitation du cuivre par la potasse ; on sait que , dans les mêmes circonstances , le glucose fournit du protoxyde de cuivre. De même, la mannite se dissout sans coloration dans une dissolution bouillante de poou de soude, tandis que le glucose prend par ces agents une teinte brun foncé.
Suivant les expériences de MM. Knop et Schnedermann . la substance sucrée qui a été désignée par M. Braconnot sous le nom de sucre de champignon, et qu'il avait extraite de VAgariçm pipperatmi n'est aussi que de la mannite.
Page 612.
Genre SulfomarWtitate R4-2S3015.
Sel copule tribasique. Quand on dissout de la mannite (383) dans l'acide sulfurique concentré, il se produit du S. normal :
C6H"06 -f 3SH204 ms CWW5 4- 3H20.
Les S. se décomposent aisément , par réchauffement , en mannite normale et en sulfates.
SiilfomnnnitntP rinrnmJ acide sulfomannitique ). -*- C6H,4S3015. — La mannite pure se dissout dans l'acide sulfurique concentré
sans coloration; si l'on étend d'eau et qu'on sature par le carbonate de plomb, à une douce chaleur, on obtient la solution d'un sel de plomb fort acide, et qui se décompose, par une forte concentration , en sulfate de plomb et mannite. Tous les sulfomannitates éprouvent d'ailleurs, parla chaleur, une décomposition semblable (Knop et Schnedermann).
Sulfomannitate potassique. — C6(HuK3)S3015. — On le prépare par double décomposition du sel de plomb avec le sulfate de potasse : c'est un sel gommeux , fort déliquescent. Le sel de soude s'obtient de la même manière.
Sidfomcmnitate bary tique. — C6(H^Brt3)S3015. — Il se prépare avec le carbonate, et s'obtient , par une douce évaporation , sous la forme de grains cristallins ; si on le concentre trop , il se prend en une masse gélatineuse , mélangée d'un peu de sulfate ; il est insoluble dans l'alcool, et sa solution en est précipitée sous la forme d'une poudre cristalline. Le sel de plomb donne une masse amorphe et déliquescente.
Page 612.
Addition au g. Aniline :
L'A. normale se forme en très petite quantité quand on fait passer la salicylamide h. (435) sur de la chaux chauffée au rouge faible : cependant il passe beaucoup d'ammoniaque, du phénate n., et il reste beaucoup de charbon.
Elle se produit aisément et en quantité notable quand on fait passer du benzoène nitrique (405) sur de la chaux chauffée au rouge. On a d'ailleurs :