‹ Précis de chimie organiqueChapitre 11 sur 95 · iC<^rps homologues · texte numérisé non relu

iC<^rps homologues

etc.

Pour préciser ces relations , nous conserverons le symbole R = / pour le rapport normal 1:2. Pour les corps où le rapport des éléments combustibles est de 1 : > 2 , R sera affecté d'un exposant inditiuant le nombre des équivalents d'hydrogène en excès , et précédé du signe ■plus (-]-). Pour les corps où ce rapport est de •• 1 : < 2 , R sera affecté d'un exposant semblable , mais précédé du signe de la négation ( — ) , afm d'indiquer le nombre des équivalents d'hydrogène en moins.

D'après cela, l'esprit de bois GH^O, l'alcool C2H6O, l'huile de pommes de terre C^H'^O, l'étlial C'^H^^O, sont des corps homologues de la forme R+2O.

Le formométhylal C^H'oQ^ et l'acétal CsHisQ^ sont des corps homologues de la forme R+-0^

Les acides formique , acétique , valérianique , margari([ue , bu- Ivrique, etc., sont des homologues de la forme RO2. ^

Les acides oxaliriue C-H^O^ , succiniciue C^H'^0^ , pimélique C'H'^O'', subérique C^H'^0\ etc., sont des homologues de la forme R-2 0^

L'oxamide C^HAN-Qî et la succinamide C^H8N202 sont des corps homologues RN^O".

Le gaz des marais C H^ et la paraffine C^^ H^» sont des homologues R+2. '^ .|

Le gaz oléliant OW, le quadricarbure de Faraday C^'H»,

l'élaène CaHi» et l'oléène CeH'^ de M. Fréray , ramilène C'^H^» de M. Cahours, etc., sont des homologues R.

L'acide salicylique C'H^O^ et l'acide anisique C^H^O^ sont des homologues R-«0^.

Le phénol G^H^O et l'anisol C'H^O sont des homologues R-eO.

Le cuminol C'"H'-0 et l'essence d'amandes amères (1) C'H^O sont des homologues R-^O.

L'acide cuminique C'^H'^O- et l'acide benzoïque C'H^O^ sont des homologues R-^O^.

Le benzène C^H*' et le cumène C^H'^ sont des homologues R— ^ , et ainsi de suite.

21 . Il arrive souvent que certains corps offrent dans leurs éléments combustibles le rapport nécessaire pour être homologues, sans cependant pouvoir être considérés comme tels.

Cela tient à un groupement particulier des éléments sur le- «{uel la science n'a pas encore recueilli assez do lumières.

Ainsi, par exemple, l'éther méthylique C-H^O offre exactement la même composition et le même équivalent que l'alcool ordinaire , et cependant ce sont deux corps entièrement différents. L'éther ordinaire C^H'^O, quoique appartenant à la forme R+^O, n'est pas l'homologue de l'esprit de bois et de l'esprit de vin, car ses propriétés chimi(iues l'en éloignent entièrement.

Il faudrait donc encore ajouter comme condition de l'homologie l'identité de modification isomère. Nous le répétons, il nous manque à cet égard les renseignements nécessaires pour établir (les règles générales.

D'après co que nous venons de dire sur les rapports ([ui s'observent entre le carbone et l'hydrogène, on remarque que U; nombre des substances homologues diminue à mesure (ju'oii s'api)roche du bas de l'échelle, de sorte que tel corps peut avoir son homologue dans tous les échelons placés au-dessus d(; celui où il se trouve lui-même, sans en avoir dans les ('çhcloiis iii-

(1) Si la formule C'^'^ll^'O de la cholestérlne est oxaclc , ce corps sérail riioiiioiogue (lu ciiminul et de re.sscnce tramandes ainèrcs. Par la chaux polassée, on devrail donc pouvoir liansfornier la cliolistérine en un aride particulier.

iërieurs. Ainsi, par exemple , l'existence dans le premier échelon d'un homologue de l'acide méconiqueC" H^O", ou de l'acide croconi(iue CMPO^ ou de l'acide melliti(iue C<H2 0<, est tout-à-fait impossible, puisqu'on obtiendrait pour l'hydrogène une valeur négative. Mais ces homologues peuvent exister pour tous les échelons supérieurs à ceux où sont placés ces acides.

22. Les chimistes de\Taient principalement porter leur attention sur l'étude des corps homologues. Ce genre de recherches nous paraît aujourd'hui plus profitable pour la science que l'examen de certains produits factices obtenus avec des matières organiqu(;set des agents comme le chlore, le brome, l'arsenic, etc. Ces sortes de produits ne se rencontrant ni dans la végétation ni dans l'économie animale, ne peuvent offrir qu'un intérêt secondaire.

Les tableaux que nous donnons ci-après indiquent les principales substances homologues non azotées que l'on connaît aujourd'hui. Nous les avons rangées dans le sens de notre échelle de condjustion; cette disposition signale en même temps les nombreuses lacunes qu'il nous reste encore à remplir.

Les colonnes verticales renferment des substances homologues; l'hydrogène va en décroissant de gauche à droite depuis le rapport normal R, et en augmentant depuis ce rapport vers la gauche.

Les formules générales sont notées à la gauche des lignes horizontales par R, RO, RO^, etc. ; les signes inscrits à la tête des colonnes verticales indiquent la valeur de R.

Veut-on savoir si deux substances sont homologues , il faut les chercher dans la même; colonne verticale , et voir si la même formule générale y correspond.

D'ailleurs il est aisé de voir, sans l'aide des tableaux , si deux ou plusieurs combinaisons qui ont la même proportion d'oxygène et d'azote (la môme formule gén(;rale à la gauche des lignes horizontales) peuvent être homologues , en complétant dans ia pensée l'hydrogène qui manque à ces substances pour qu'elles offrent dans les éléments condiustildcs l(M'ap])ort normal 1 : 2. Lorsqu'elles présentent le rapport 1 : < 2 , on ajoute à chacune d'elles les équivalents d'hydrogène nécessaires pour que ce rapl)ort devienne normal ; lorsqu'elles présentent le rapport 1 : > 2,

on retranche de cliacune d'elles ces équivalents d'hydrogène. Si elles sont homologues , elles exigeront chacune l'addition ou la soustraction du même nombre d'équivalents.

Exemples. L'inspection des formules de l'acide benzoïque C'H6 02, et de l'acide cuminique C"*H'2 0-, indique seulement (jue ces corps renferment la même proportion d'oxygène. Pour que le rapport fût de 1 ; 2 dans l'acide benzoïque , il faudrait y ajouter H^, de manière à avoir C'H'^ ; de même, l'acide cuminique exigerait aussi l'addition de H^ })()rir devenir G'" H^". L'acide benzoïque et l'acide cuminiquo sont donc des corps homologues.

Le benzène C^H*^ et le cumène C^ H>2, dérivés de ces deux acides, sont à leur tour homologues entre eux, bien que dans l'un le rapport soit de 1 ; 1 et dans l'autre de 3 I 4 ; car si l'on ajoute Hc à chacun d'eux, on a C*^H'2 et OH'», c'est-à-dire le rapport normal 1:2.

Dorénavant le mot famille sera synonyme d'échelon. Nous dirons donc première, deuxième, troisième famille, etc. , pourindi- (juer le rang des échelons ; cette division nous semble entièrement naturelle, car, fondée sur les métamorphoses des corps, elle groupe ensemble ceux qui se tiennent de très près par leur mode de l'ormation ou de décomposition , et fait ressortir les analogies (jue présentent entre elles des substances d'origine différente ; elle assigne à chaque corps sa place , et prévoit par cela même l'usage dont il est susceptible dans les essais de reproduction.

Les corps appartenant à la même famille ne sont jamais homologues.

Il faut au moins deux familles pour établir des homologies.

36 Ol'F.STION.S CÉNÉUALES.

Échelle de combustion pour les corps Jiomologues non azolés.

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38 (JIESTIONS GÉNÉRALES.

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