‹ Précis de chimie organiqueChapitre 27 sur 95 · ESPÈCES DÉRIVÉES · texte numérisé non relu

ESPÈCES DÉRIVÉES

par

Sl;BSTITLTIO^.

le même..

An 'mate normal acide anisiqiie ou

draconiqia-)

le mémo

le même.

Phtalate normal

Acétate trichloré (acide chloracélique).

VaUrate trichloré (il. cliioriivalérisique) Valér. quadrichloré (a. chlorovalérosique)

Benzoate nitrique (a. nitrobenzoïque)...

Cinnamate nitrique (a. nilrocinnamique).

SaUcylate nitrique (acide iudigotique ou

nitrosaiicylique )...

SaUcylate brome (a. bromosalicylique).

Animte nitrique (acide nitranisique ou

nitrodracouôsique).

Anisate chluré (acide ciilorodraconé-

sique)

Anisate brome

Phtalate nitrique

(acide plilaiique , (a. iiilronaplUalique). naplitaiiqiio ).... !

C2(HCi3)o2. Dumas.

C5(Il7Ci3)02. Dumas et Stas.

C5(H6C«4)02. Les mêmes.

C^n5X;02. Mulder.

C9(irx)02. Milscherlicli.

C^H5X)02. Gerhai'dt.

G"(H5Br)02. Le même.

Cahours , reiit.

Lau-

C« WCVjO^. Les mêmes.

C8(tFBr)03. Les mêmes.

C8(H5X)0<. Laurent, Marignac.

Les acides à 5,6 et 7 équivalents d'oxygène n'ont pas donné des corps semblables; l'acide nitrique les convertit ordinairement en acide oxalique.

A une température élevée, l'hydrate de potasse attaque les acides organiques et les convertit en d'autres produits plus simples , le plus souvent en dégageant du gaz hydrogène. Les acides suivants, traités par de la potasse fondante, se transforment en acide acétique et acide oxalique :

Acide taitrique. C4l606=C2ll2o^ + C2H<02. — uiaiique.. C<11W + 1120=:G2H20< + C2H<02+H2.

Acide succinique. C<IIC0Î + SH^O = CHPO^ + C2h<02 + OfR

— citrique.... ceilSQ' -f li^O = L2ii2o4 -f SC^H^O^.

— mucique... CHV^O» = CHi^O* -^ ^CHm^.

Il est probable que l'acide aconitique est dans le même cas. En faisant fondre de l'acide benzoïque avec de l'hydrate de potasse , on observe , à une température assez élevée , un dégagement abondant d'hydrogène sans que la masse noircisse ; si on la retire du feu assez à temps, et qu'après l'avoir dissoute dans l'eau, on précipite par de l'acide hydrochlorique , on obtient des flocons qui ne sont plus de l'acide benzoïque , mais probablement de l'acide salicylique. Il est évident que les produits de cette réaction varient suivant les conditions de température où se place l'opérateur. Ainsi, par exemple , l'acide élaïdique et l'acide oléique donnent, par la potasse en fusion, de l'acide acétique et de l'acide éthalique ; mais ce dernier, étant lui-même assez complexe, peut donner à son tour de nouveaux produits. Les acides sébacique , pimélique , adipique et subérique , fondus avec de l'hydrate de potasse, se décomposent sans noircir en dégageant du gaz hydrogène. L'acide sulfurique dégage du résidu des acides volatils, parmi lesquels on remarque les acides formique, acétique et valérianique.

Avec la chaux ou la baryte caustique, sous l'influence de la chaleur, on transforme les acides volatils en hydrogènes carbonés ou en essences oxygénées et volatiles , suivant le nombre des équivalents d'oxygène renfermés dans les acides. Les éléments de l'acide carboni(iue restent alors fixés sur la chaux ou la baryte. C'est par ce mode de décomposition que le benzène, le cuniène, lecinnamène, l'anisol, le phénol, etc., ont été obtenus; il s'effectue d'ailleurs déjà en partie si les acides sont mélangés avec du sable ou avec d'autres impuretés, puis soumis à la distillation sèclie. Les acides fixes pn-scntnit, dans ces circonstances, des réactions bien plus complexes : ainsi, par exenqilc, l'acide sléaii(jin! donne de la niargarone, ainsi ((u'uii liyiiro^èiif caiboiié liquide. Il fournit déjà ces produits à la simple ilistillalion ; mais dans ce dernier cas on obtient en outre de l'acide margarique , de l'eau et di; l'acide carbonique.

L'acide sulfuriciue concentré dissout les acid(3S organi(|iics , en

prenant souvent une teinte rouge. Il se forme ordinairement dans ces circonstances un nouvel acide du genre des acides copules, et qui renferme les ('lénients de l'acide sulfurique. L'acide sulfurique fumant , et surtout l'acide anhydre , agissent d'une manière bien plus efiicace. Lorsqu'on chauffe au bainmario de l'acide sulfuricjue conctnitré avec de l'acide citrique ou tar trique, il se dégage de l'oxyde de carbone, pur au commencement et souillé vers la fin d'acide carbonique , surtout si l'on échauffe trop le mélange ; le résidu est un acide particulier renfermant les éléments de l'acide sulfurique. Un trop grand écliauffement du mélange charbonne l'acide organique en développant de l'acide sulfureux et de l'acide carbonique.

Plusieurs acides organiques se décomposent avec l'ammonia(iue. Nous parlerons de cette réaction en nous occupant des amides.

Trois acides seulement ont été examinés sur leur réaction avec l'acide phosphorique anhydre: l'acide stéarique et l'acide margarique par M. Erdmann, et l'acide campholique par Delalande. Les deux premiers ont été convertis en deux corps neutres et oxygénés , qui diffèrent des acides gras par les éléments de l'eau (voir plus bas Anhydrides). Avec l'acide campholique , Delalande a obteiui un hydrogène carboné dont la composition diffère de celle de l'acide par les éléments de l'eau et de l'oxyde de carbone.

44. Acides azotés. — La chimie minérale offre pour l'azote une combinaison hydrogénée et plusieurs oxydes. Ces composés peuvent être considérés comme les matières premières à l'aide desquelles la nature et le chimiste introduisent de l'azote dans les substances organiques. Celles-ci présentent des caractères particuliers suivant que l'ammoniaque ou l'acide nitrique a servi à les former.

On sait que les nitrates produisent une déflagration lorsqu'ils rencontrent dû charbon à une température élevée ; de même aussi les matières organiques qui proviennent de l'action de l'acide nitrique sur d'autres corps se décomposent avec explosion, et quelquefois même avec détonation quand on les chauffe. Cette propriété est fort caractéristique , et sous ce rapport aucun composé ne fait exception ; l'effet est surtout très violent dans le cas où l'on chauffe les sels de potasse ou de soude formés par ces acides

nitrogénés , ou bien aussi leurs sels à base de métaux fort réductibles. Chauffés avec un mélange d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse, ils dégagent des vapeurs nitreuses.

Les acides ammonifjénés doivent leur origine à l'ammoniaque, et ne se comportent pas ainsi. Tous les acides sécrétés par les plantes et par les animaux appartiennent à cette seconde espèce. Ils dégagent de l'ammoniaque lorsqu'on les fait fondre avec de l'hydrate de potasse; cependant il ne faudrait pas en conclure la préexistence de l'ammoniaque dans ces acides. L'acide prussiquo et les cyanures rentrent également dans les composés ammonigénés.

45. Voici la liste des acides azotés que les chimistes ont examinés jusqu'à ce jour :

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Laurent Mitscher

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