A(HK)] + M^O = 2[A(M^K)] + H
2M Pour les oxydes M^O^, en mettant — - — = MjS.
o 2[A(HK)] + MpO = 2[A(M;sK)] + Il20.
D'où l'on voit que , dans ces deux derniers cas , —7- ( antimoine ,
arsenic) et — - (chrome, fer, aluminium) peuvent remplacer H.
Mais il arrive quelquefois que les oxydes 3P0^ ne se réduisent pas entièrement dans les circonstances ordinaires au contact de l'hydrogène basique , et ne déterminent la formation de l'eau qu'aux dépens du tiers de leur oxygène; or, comme chaque 0 qu'ils cèdent corresi)ond à H^, il en résulte que le résidu M^O" = (M0)2 remplacera cet H- ; on a donc :
Pour les oxydes M^O^, en mettant MO = Mo.
2[A(HK)] + m'o = 2[A(M^K] + Il^O.
Si la réduction des oxydes est seulement partielle dans les circonstances ordinaires, elh; peut néanmoins devenir complète quand on porte le produit à une température élevée, par exemple à 200" ; mais alors l'oxygène qui a été entraîné dans la combinaison par l'oxyde métHlli(iue , ne trouvant plus d'hydrogène basi(iue à attacjuer, sa ijorte sur le rest»; de l'iiydrogène de la matière organiijue pour f(»riner de l'j'au.
Les ï. connus sous le nom d'éméliquts pn-sentent ces particularités bien dignes d'intérêt.
Lors(ju'<tii fait bouillir pendant iinrdciiii-lnuii' un mélange de 3 p. d'oxyde d'antimoine St^O' et de i p. di^ T. potassique délayés
500 flrSTOlKE ET CLASSIFICATION.
dans l'eau , en ayant soin de renouveler l'eau à mesure qu'elle s'évapore , et qu'on liltre le mélange pendant qu'il est encore chaud , on obtient , par le refroidissement , des prismes rectangulaires ou des octaèdres blancs et brillants qui renferment :
à la température ordinaire. C'^H^KSi/O® (Walquist, Dulki,
à 100" C^lHKSiO^ (Liebig, Dumas),
à 220" C^H2KS60<i (Liebig, Dumas),
c'est-à-dire :
à la température ordinaire. C''(HlS6oK)0*' -f- aq. à 100" C<(H<S6oK)06
Ce corps se dissout dans 15 p. d'eau froide et dans 2 p. d'eau bouillante ; la dissolution rougit le tournesol et possède une saveur métallique et nauséabonde. Elle est précipitée en blanc (sels d'antimoine surbasiques) par les acides nitrique, hydrochlorique et sulfurique.
L'hydrogène sulfuré le précipite en rouge en produisant du sulfure d'antimoine et du T. potassique.
Les alcalis caustiques ou carbonates ne le précipitent pas immédiatement; les précipités ne paraissent qu'au bout d'un certain temps. L'acide acétique ne le précipite pas. Les sels d'argent et de plomb y occasionnent des précipités blancs dans lesquels le K du T. antimonico-potassique est remplacé par \g ou P6 (Dumas et Piria).
Lorsqu'on le chauffe jusqu'au rouge blanc, U donne un alliage de potassium et d'antimoine qui décompose l'eau avec dégagement d'hydrogène.
L'émétique est employé comme vomitif ; pris intérieurement à haute dose , il agit comme poison.
On trouve ordinairement dans les eaux-mères de la préparation de l'émétique un autre sel gommeux ( tartrate neutre d'oxyde d'antimoine et de potasse , Lieb.) qu'on obtient aussi en dissolvant dans l'eau bouillante un mélange de 0 p. d'émétique ordinaire et 4 p. de T. normal, et évaporant k une douce chaleur. D'abord la solution dé^^ose des cristaux d'émétique; mais, par le repos , quand elle est sirupeuse , elle iinit par donner des i;ristaux confus qui renferment, suivant M. Knapp, C'^H^oK^Si^
QUATRIÈME FAMILLE. 50 f
0^+5 aq. Dans mon opinion, ce sel n'est autre chose qu'un tartrate dont la base est représentée pour 2/4 par de l'hydrogène , pour 1 /4 par du potassium , et pour l'autre quart par Sbo :
C»(H5S'/f K» 2)06 + aq.
L'eau de cristallisation s'élève à 9,2 p. c. = 1 éq. et se développe à 100°. Lorsqu'on ajoute de l'alcool au sel deKnapp, il se précipite de l'émétique ordinaire , tandis qu'il reste de l'acide tartrique en dissolution.
M. Knapp a obtenu un autre sel en faisant bouillir 10 p. d'émétique avec 16 p. de crème de tartre, sous forme de paillettes nacrées , peu solubles dans l'eau , et contenant C^2jj38K8ç;^2Qr.o .
ces proportions équivalent à C^(H4^/*S6 ''K)0^. C'est donc un tartrate dans lequel la base est composée, pour la moitié , de K , et pour l'autre moitié de U^f* et (860)'/^.
En modifiant les proportions , on obtiendrait sans doute encore d'autres sels ; il paraît que dans ces tartrates , H,K et (S60) peuvent se remplacer en toutes proportions, comme cela se présente, par exemple, dans les minéraux de la nature , jjour le fer, la chaux , la magnésie , etc. En résumé , on a , pour tous les émétiques possibles , à 100° :
base.
Tartrate antimonico-argentique (émétique d'argent). — Eu ajoutant du nitrate d'argent à une solution d'éniétique , ou obtient un précipité qui renferme à 100" : C^H^ViySfcO^ et à 160" ; CWXgSbO^ { Dumas et Piria).
Ces formules correspondent à cellas de l'émétique ; on a , eu effet:
'I'. aniimonico-arpentique à 100' : C.*{U*Sbr'^g)0^.
M. à 160° : C*{U^Sb\\g)0'^.
Tartrate antimonico-plombique (émétique de plomb). — Précipité blanc qui se forme par l'addition d'mi sel de ploiiili a uiir solution (l'émétique; il renferme :
à 100" : V.*{l\*ShoVb)if'.
Tartrate anlimonico-uranique (émétique d'urane). — M. Péligot a obtenu ce sel remarquable qui renferme à lOO» : C''H'*US60* et à 200° : C^USfcO^ sans hydrogène ; or, comme l'oxyde d'urane aune composition U-0^ semblable à celle de l'oxyde d'antimoine, il s'ensuit que UO et U V^ peuvent remplacer H ; on a donc : Sel à 100° : C4(lHUoSfco)06.
— à 200" : C<(U3aS6*)06.
Tartrate chromico-potassiqiie ( chromotartrate dépotasse). — Lorsqu'on met du T. potassique en digestion avec de l'oxyde de chrome hydraté , on obtient un sel vert ; la même combinaison se produit quand on chauffe du T. normal avec du bichromate de potasse. M. Malaguti y a trouvé Qm^*Ys.'^Cr*(f-^ — C^H'KCr*
010 ijï
Mais cette formule a besoin de confirmation.
Tartrate arsénico-jmtassique . — C''(H''K,As02)06 + 2 aq. ■ — On dissout 1 p. d'acide arsénique dans 5 ou 6 p. d'eau et l'on y ajoute un peu moins de 1 éq. de T. potassique, puis on porte le mélange à l'ébullition ; il se précipite alors une poudre cristalline qui présente la composition indiquée. Il vaut encore mieux ajouter de l'alcool qui précipite le sel , laver ce dernier avec de l'alcool et le faire sécher à l'air libre. Le sel est très soluble dans l'eau , qui ne tarde pas à le décomposer en mettant du T. potassique en liberté. Il perd son eau de cristallisation à 100°; il n'en dégage plus à une température supérieure, sans s'altérer complètement ( Pelouze )
Tartrate arsmioso-potassique . — C^(H''K,A50)0^. — Suivant M. Mitscherlich , l'acide arsénieux As^O^ produit avec le T. potassique un sel analogue à l'émétique sous le rapport de la forme et de la composition.
Une dissolution de T. ammoniacal produit également avec l'acide arsénieux un sel en cristaux larges et transparents renfermant C^(H5,A«0)06,NH3.
L'action des acides arsénieux ksP-Q^ et arsénique xVs^Qs sur le T. ])otassique est entièrement semblable à ceUe des autres oxydes sur l'hydrogène basique de ce sel. En effet, en mettant AsO = Aso et As02 = Ksty , on a :
Pour l'acide arsénieux :
2[A(I1K)] -}- A.'SoO -= 2[A(AsoK)] -\- H'O.
ODATRIÈME FAMILLE. 503
Pour l'acide arsénique :
2[A(HK)] + Aslo = 2[A(As^K)] + H20.
As02, en remplaçant H, fonctionne donc à la manière de NO^ dans les substances nitrogénées.
Tartrate borico-potassiqve (crème de tartre soluMe). — On obtient ce sel en évaporant à siccité 1 p. d'acide borique B-0', 2 p. de T. potassique et 24 p. d'eau et en reprenant la masse par l'alcool, qui s'empare de l'acide borique excédant (Soubeiran). Séché à 100% il présente une composition analogue à celle de l'émétique : C*H^KBO^ = G^(H<KBo)06 ; mais à 280% il perd encore 8,0 p. c. = 1 éq. d'eau en devenant G'»(H2KB)06 = C^(H2K
B')0^ , comme le T. antimonico-potassique { Soubeiran et Capitaine).
C'est une masse blanche , non cristalline , fort soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool.
Il existe aussi un sel C*[U*KNaU3B'i^)0^ qu'on obtient en dissolvant dans 20 p. d'eau bouillante un mélange de 1 p. de borax et de 3 p. de crème de tartre (Duflos ).
Tartrate ferrico-potassiqiie { boules de Nancy, tartre martial soluble). — Pour obtenir ce composé, on met en digestion du peroxyde de fer récemmer)t précipité avec une dissolution de T. potassique ; on jette la masse sur un filtre et l'on concentre à une douce chaleur. Il se produit ainsi des paillettes brillantes d'une couleur brune prescjuc noire , et qui paraissent d'un beau rouge quand on les place entn; l'œil et la lumière; elles renferment, comme l'émétique et la crème de tartre soluble : C<(II<K,Fc-(J)0*^=C<(li<KFt;o)0% Elles se décomposent diîjà à 150" en émettant dt! l'eau et de l'acide carbonique. Les acides en précipitent un sel de fer surbasiquo qu'ils redissolvent (juand on les emjjloie en excès ; les alcalis se comportent avec lui comme avec l'éiiiiHique (Soubeiran et Capitaines ).
Genre Paratartrate R--0^
.'Î22. Cegciii'e, i.somèr(!du piéce'dciit, n'a pas cncon; été obtenu arlilicielleuient ; on en reneontrt! l'es[)èce p<,)taSvsi«|ui' dans 1rs verjus, en société du larlralc. Les dédoublements «ju'épronvent
los P. SOUS riuflueiicedes aiicnts éueriçiqups sont cntièn'ment les mêmes que ceux des tartrates.
Voici, toutefois, quelques points par lesquels ils en diffèrent. Le P. normal cristallise avec l éq. d'eau, tandis qutUe tartrate correspondant ne renferme pas d'eau de cristallisation. La solution du P. normal précipite les solutions de nitrate de chaux , de sulfate de chaux et de chlorure de calcium ; le P. bicalcique qui se pioduit alors se dissout dans l'acide hydrochlorique et en est reprécipité par l'ammoniaque. On sait que la solution du tartrate normal ne précipite pas les sels de chaux.
Lorsqu'on sature du P. à 1 éq. de potassium par du carbonate de soude , et qu'on abandonne le mélange à une température modérée, il s'y dépose des cristaux de P. bisodique ; le tartrate correspondant donne, dans les mêmes circonstances, du tartrate sodico-potassique ( sel de Seignette).
Paratartrate normal (acide paratartrique , uvique ou racémique). — C^H^Qe + aq. — Il cristallise en prismes obliques, à base rhombe, parfaitement limpides, et qui s' ef fleurissent à l'air; sa saveur est fort acide. Chauffé au-dessus de 200°, il fond en un liquide incolore et donne les mêmes produits de décomposition que le tartrate normal (page 422).
Comme il est moins soluble dans l'eau que ce dernier, il se dépose toujours avant lui , quand on soumet à l'action d'un grand froid la solution du tartrate de chaux brut , décomposé par l'acide sulfurique ( 1 ). *
Paratartrate ammoniacal (sel acide). — C''HW,NH^. — Petites aiguilles fort peu solubles dans l'eau (Frésénius).
Paratartrate biammoniacal ( sel neutre ). — C'«H606,2NH2. — Prismes à quatre pans , transparents et réguliers , qui perdent aisément la moitié de leur ammoniaque (Frésénius ).
Paratartrate potassique (sel acide). — C<(H^K)0^ — Poudre cristalline qui se dépose comme le tartrate correspondant (Frésénius).
Paratartrate bipotassiqne (sel neutre). — C\H^K2)06. — On l'obtient en saturant du carbonate de potasse par du P. normal.
(1) I-e tartrate normal se dissout dans 1 1/2 p. d'eau froide ; le paratartrate n'exige que 5,7 p. d'eau à ib° (Walchner).
Paratartrate sodique ( sel acidej. — C*(H^Na)0'^ + aq. — Cristaux brillants qui s'effleurissent à 100" en perdant 9A\ =z 1 éq, d'eau de cristallisation (Frésénius).
Paratartrate bisodiquc (sel neutre). — C^(HîN«2)0''. — Prismes à quatre pans , exempts deau.
Paratartrate sodico-ammoniacal. — C^(H^Nrt)0^,NH^ -4" ^4- — On obtient ce sel en sursaturant le P. à 1 éq. de sodium par de l'ammoniaque , et abandonnant la solution à l'évaporation spontanée. Il forme de grosses tables dures et incolores , et s'eftleurit à l'air en perdant de l'eau et de l'ammoniaque (Frésénius).
Paratartrate Licalciqve. — Cî(H^Ca2)0'^ -f- 4 aq. — On l'obtient en précipitant une solution d'acétate ealcique par du P. normal , sous la forme d'une poudre cristalline blanche et brillante. Les solutions diluées le déposent à l'état de petites aiguilles. Il est presque insoluble dans l'eau froide; sa solution saturée n'est pas troublée par l'acide oxalique , mais elle l'est par l'oxalate d'ammoniaque (Frésénius).
Paratartrate bicukrique. — C^(H^G«2)0" -\- 2 aq. — Le P. normal ajouté à une solution diluée d'acétate cuivrique donne du P. bicuivrique à l'état de petites aiguilles quadrilatères d'un beau bleu clair. Elles sont peu solubles dans l'eau froide et un peu plus solubles dans l'eau bouillante (Frésénius).
Paratartrate antimonico-potaasique. — Ce sel présente la même composition que le tartrate correspondant, et dégage comme lui, à 260', 5,5 p. c. = 1 éq. d'eau, de manière à devenir C^(H2S6K)06 (Liebig).
Genre Sulfacévinate RSO*.
323. Accouplement du sulfacétate normal (248) avec l'alcool normal.
Sulfacévinate normal. — C4l'*S0^. — Ouaiid on décompose du sulfacétate d'argent sec (2' familh;), suspendu dans de l'alcool absolu, par un courant de gaz hydrocldoriciue sec, il se produit un ciMuposé particulier. Si, après avoir .séjjaré par le filtre le chlorure d'argent qui s'est formé, on porte le liquide dans le vide sec, on obticMit un siroj) cpii ne précipite ni le nitrate d'argent ni le chlorure de baryum, et (|ui .se dissout (uniph-leMient
dans l'eau. Il rougit le tournesol et décompose les carbonates à froid (Melsens).
Sa formation s'explique de la manière suivante :
C2(H3A^2)S05 + G2li60 4 2HC^ = Ikga + C^H^SOS -J- H20.
Sulfacévinate argentique. — C^(H'''Ay)S05. — Si l'on sature par de l'oxyde d'argent le produit précédent, on obtient un sel parfaitement défini. Il se dissout dans l'alcool absolu, mieux à chaud qu'à froid, et s'en dépose sous la forme de lamelles nacrées d'un blanc éclatant (Melsens).
Genre Sulfosuccinate R— ^SO'.
324. Accouplement du succinate normal (311) avec l'acide sulfurique.
Sulfosuccinate normal (acide hyposulfosuccinique cristallisé).
— C''H''SO^ + 2 aq. — Lorsqu'on fait passer des vapeurs d'acide sulfurique anhydre sur du succinate normal renfermé dans un ballon, en refroidissant convenablement, ces vapeurs s'absorbent en dégageant beaucoup de chaleur ; il se produit alors une masse transparente et visqueuse qu'on chauffe pendant quelques heures à 40 ou 50" avant d'y ajouter de l'eau. On sature ensuite la solution par du carbonate de plomb ; on traite le nouveau sel de plomb soluble par de l'hydrogène sulfuré , et l'on évapore dans le vide le liquide filtré. 11 dépose alors des cristaux mamelonnés qui présentent la composition indiquée (Feliling).
■ Le S. normal est fort soluble dans l'eau et l'alcool ; sa saveur est fort acide; il se décompose promptement par réchauffement, en laissant beaucoup de charbon. Il sature parfaitement les oxydes métalliques, et attaque même les acétates.
Sulfosuccinate tripotassique ( hyposulfosuccinate de potasse).
— C^(H^K^)SO^ -|- 3 aq. — En saturant le S. normal par du carbonate de potasse , jusqu'à ce que le liquide soit complètement neutre ou légèrement alcalin , et en le concentrant dans le vide à consistance de sirop, on obtient, au bout de quelques jours, un petit nombre de cristaux fort déliquescents ; mais si l'on ajoute encore un peu d'acide à cette lessive , elle se prend bientôt après en une bouillie cristalline. Ce sel est insoluble dans
l'alcool absolu; il renferme 3 éq. tl'eau, dont un s'en échappe par la dessiccation dans le vide, et les 2 autres par l'échauffé^ ment (Fehling).
Sulfosuccinate bipotassique. — G^(H^K2)S0^ -J- 2 aq. — On l'obtient en ajoutant du S. normal au sel précédent. Il cristallise mieux que lui et réagit plus acide ( Fehling ).
Sulfosuccinate triammoniacal. — C^HeSO^SNH^ -f- aq. — On obtient ce sel en plaçant sous une cloche , avec de l'ammoniaque , la solution du S. normal concentré à l'état de sirop. Au bout de quelque temps le liquide se remplit d'aiguilles cristallines.
Sulfosuccinate triharytique. — C''(H^Ba^)0^. — L'acétate de baryte précipite les espèces solubles du genre S. en donnant du S. triharytique fort soluble dans les acides hydrochlorique et nitrique. Il ne renferme pas d'eau de cristallisation (Fehling).
Sulfosuccinate bicalcique. — C\WCa^]0^. — Le S. normal dissout aisément le carbonate de chaux ; toutefois la solution est acide et ne cristallise pas. Le sel desséché ne renferme pas d'eau de cristallisation.
Sulfosuccinate triplombique. — G''(H^P6^)0* + aq. — Lorsqu'on précipite un S. soluble par de l'acétate de plomb neutre, il se produit du S. triplombique qui retient 1 éq. d'eau de cristallisation.
On obtient un sel surbasique en précipitant un S. soluble additionné d'un peu d'ammoniaque par de l'acétate de plomb. M. Fehling représente ce sel comme du S. quadriplombique ; mais les analyses de ce chimiste s'accordent tout aussi bien avec la formule 2[b(H3PP)0'] + P620, qui nous paraît d'autant plus vi'aisemhlable (juc l'acide acétique bouilli avec le sel le transforme en S. triplombique.
Genre Succinidam R-^NO*.
325. En faisant réagir le gaz ammoniac sur le succinidc; normal (309), on observe mie forrriatioii d'eau considérable et une éh'îvation très forte de lempératur(; ; la iiiatièi-e se l'ond et se volali lise en se transformant en succinidam noinial (d'Arcet) :
('.■•lliO'' 4- Nil» ■-^. ll'O + (:<II''N(J2.
Svccinidam normal (succiiiamide , bisuceinamide). — C^H^NO'^. — Il cristallise avec une jurande facilité en rhoiiibes très réguliers, incolores, peu solubles dans l'éther et assez solubles dans l'alcool. Quel que soit celui de ces liquides qui le tienne en dissolution , il cristallise très facilement, et les formes cristallines jouissent d'une régularité parfaite. Traité par la potasse, il ne <légage de l'ammoniaque que par réchauffement. Quand on le dissout dans l'eau et qu'on abandonne la dissolution à l'évaporation spontanée, on obtient de beaux cristaux rhomboédriques qui renferment les mêmes éléments plus 1 éq. d'eau (d'Arcet).
Genre Paramide R-'NC^.
326. L'espèce normale de ce g. se produit par l'action de la chaleur (1) sur le mellate ammoniacal (317) :
C<H20SNH3 = C<nN02 + 2H20.
Sous l'influence de l'eau, elle est capable de régénérer du mellate, et constitue donc une véritable amide (61). Les alcalis la font aussi passer à l'état d'euchronate (6" famille),
Paramide normale. — C^HNO^. — On l'obtient aisément en chauffant le mellate biammoniacal réduit en poudre, placé dans une capsule de porcelaine, sur un bain d'huile; il faut remuer souvent et maintenir la température entre 150 et 160°, pendant plusieurs heures , c'est-à-dire pendant tout le temps qu'on sent l'odeur de l'ammoniaque. Il se dégage de l'ammoniaque déjà à 100° (par le passage du sel biammoniacal en sel ammoniacal ou sel acide). Lorsqu'on dépasse la limite de 160°, on détermine la formation de produits secondaires qui compliquent la réaction. Après cette opération , le sel se trouve converti en une poudre d'un jaune pâle que l'eau décompose en deux substances, dont l'une est blanche et insoluble, c'est la P. normale; l'autre est soluble et constitue l'euchronate ammoniacal (6' famille). Il faut laver la substance blanche longtemps à l'eau froide , jusqu'à ce que le liquide fdtré n'ait plus de saveur acide. En évaporant
(1) l'robablemenl aussi par l'action de la rlialeur sur l'euchronate aninioiiiacal.
QUATRIEME FAMILLE. o09
la solution jusqu'à siccité , on voit l'euclironate anunoniacal se déposer en cristaux.
La P. normale , à l'état sec , se présente sous la forme d'une masse blanche assez compacte ; elle jaunit peu à peu à l'air. Elle est sans saveur ni odeur. Délayée dans l'eau , elle offre l'aspect de l'argile et en présente même l'odeur. Elle est insoluble dans l'eau, l'alcool, l'acide nitrique et même l'eau régale. Elle se dissout à chaud dans l'acide sulfurique; l'eau la précipite non altérée de cette dissolution. On peut la chauffer à 200° sans qu'elle s'altère; mais à une température plus élevée elle se charbonne , en développant du cyanure ammoniacal , ainsi qu'un sublimé qui se compose en partie d'une matière bleu-verdàtre , demi-fondue, en partie d'aiguilles jaunes et très amères.
Bouillie pendant longtemps avec de l'eau , elle finit par se dissoudre en produisant du mellate ammoniacal :
Cette transformation s'opère aisément si l'on fait agir l'eau , à une température de 200°, dans un tube scellé à la lampe.
Les alcalis déterminent une transformation semblable ; cepen dant l'action n'est pas instantanée La P. normale se dissout au contact de la potasse ou de l'ammoniaque aqueuse ; l'acide hydrochlorique la précipite non altérée de cette dissolution. Mais la dissolution dans la potasse étant longtemps abandonnée à elle-même, laisse dégager de l'ammoniaque et n'est ensuite j)lus troublée par les acides ; elle manifeste alors les réactions propres aux euchronates (6" fam.). Toutefois ces réactions ne sont elles-mêmes que transitoires; car, au bout d'un certain temps, la dissolution ne renferme plus ([ue du mellate. Sous l'intlmnice (le la chaleur , cette transformation s'opère unmédiatement ( Wœhler).
Voici connnent on [)eut exprimer les réactions opérées par la potasse :
|);u;imide polas. ?
C<MI(j2
+ (Kll)()
(:<KN()2.
ciidiroiiatc bipul.
ac-iKNo^