‹ Précis de chimie physiologique animaleChapitre 17 sur 61 · BASES ORGANIQUES NON AZOTÉES · texte numérisé non relu

BASES ORGANIQUES NON AZOTÉES

permet d'en douter, c'est que l'hydrate de phényle agit sur l'économie comme un des poisons les plus actifs, même à faible dose.

On a trouvé dans l'urine de vache une très petite quantité d'une, substance [acide taurylique) qui parait être une homologue de l'hydrate de phényle,

32. Aux matières grasses neutres, formées de combinaisons glycériques, se rattachent, par les propriétés physiques, plusieurs substances grasses non susceptibles d'êtres Saponifiées pour donner de la glycérine,

La cholesiérine y C^^H^^O*, est une substance de celte

espèce. Elle* se montre fréquemment dans l'économie

animale, tantôt dissoute en partie dans des savons ou du

taurocliolate de soude, tantôt en suspension ou déposée

sous forme de tables rhombes

dont l'angle obtus est de

100«30' (fig. 12). Elle est

surtout contenue dans la

bile, où elle se trouve presque

toujours à l'état de dissolu- ^U

tion ; ce n'est que dans des ^%^

cas de maladie extrêmement ""^

rares qu'on l'a observée en ^

suspension dans la bile; mais ^.^ , w .

^ -, Fig. 12. Cholesténne.

on rencontre fréquemment

des calculs biliaires composés exclusivement de cholestérine.

Cette substance est aussi un principe normal du sang ; toutefois ses proportions dans ce liquide sont très variables (depuis 0,0025 jusqu'à 0,0200 pour 100) ; on croit

qu'elles augmentent dans la vieillesse et pendant les maladies accompagnées de fièvre.

Elle est également un élément constant de la matière cérébrale.

Elle manque rarement dans le pus ; on la trouve très souvent dans les transsudations des hydropiques, notamment, en quantités parfois très considérables, dans les hydrocèles, dans les exsudations, principalement dans les tubercules ramollis, dans les kystes anciens d'échinocoques, dans les ovaires ou les testicules dégénérés, à la surface interne des artères athéromateuses, dans les tumeurs, notamment les tumeurs enkystées, les cholestéatomes et les carcinomes.

De la bile elle passe dans les excréments solides; c'est pourquoi on la rencontre surtout dans le méconium.

L'origine de la cholestérine est entièrement obscure. Elle n'apparaît jamais dans le règne végétal ; sa constitution chimique est trop peu connue pour qu'on puisse hasarder une hypothèse sur la manière dont elle prend naissance dans le corps des animaux; d'ailleurs elle paraît un produit de transformation, destiné à être évacué plutôt qu'à remplir un but spécial dans l'économie.

La castoréine, trouvée dans le castoréum, et Yambréine, extraite de l'ambre gris, sont deux substances cristallisables, encore trop peu connues pour offrir un intérêt physiologique.

Le nom de séroline a été donné au mélange des matières grasses cristallisables contenues dans le sérum du sang.

SUBSTANCKS ^SUTRSS NON AZOTÉIS. 71

SoMMiees Bcvirc» bob asotécu.

33. Les substances qui composent ce groupe portent généralement le nom à* hydrates de carbone, parce qu*elles renferment Foxygène et Thydrogène dans les proportions de Teau. Le nombre des atomes de carbone qu'elles contiennent est toujours divisible par 6. Malgré les nombreux travaux dont quelques-unes d'entre elles ont été l'objet, on ne possède que des notions fort incomplètes sur leur constitution chimique.

Quelque différentes que soient les propriétés physiologiques des hydrates de carbone, même de ceux qui sont entièrement isomères, ils offrent cependajit mainte analogie dans leurs réactions chimiques. Ils possèdent des affinités si faibles qu'on ne parvient qu'avec difficulté à les combiner avec d'autres corps, et encore ces combinaisons s'effecluent-elles souvent en plusieurs propor* tions. La chaleur décompose tous les hydrates de carbone, en donnant naissance à des produits acides, à de l'eau et à des gaz inflammables. Mis en digestion avec des acides étendus, ils se transforment pour la plupart en glucose. L'acide nitrique fumant les convertit en acide oxalique, acide mucique ou acide saccharique ; les autre» acides minéraux concentrés les transforment en matières ulmiques.

Parmi les hydrates de carbone , les corps suivants offrent de l'intérêt pour la chimie animale :

Glucose ou sucre mamelonné. . . . C^^H^^O** 4 2H0,

Sucre de lait C«H««0«

Inosile C»2H'20'2 -}- 4HO,

Paramylon C'2H«oo«o,

Cellulose C«2H»oo«»i

72 PRINCIPES IMMÉDIATS DE L'ORGàNISME.

Le glucose s*observe toujours immédiatement après l'ingestion d'aliments sucrés ou amylacés, principalement dans l'intestin grêle ; toutefois il n'y existe qu'en petite quantité, parce qu'il est résorbé aussitôt après sa production aux dépens de la matière amylacée.

Dans le chyle on ne constate que des traces de glucose après une nourriture féculente.

Le glucose est un principe constant du sang, notamment de celui des veines hépatiques ; le sang de la veine porte, chose remarquable, n'en renferme que des traces, bien que dans l'intestin il se produise beaucoup de glucose qui est résorbé par les veines.

L'urine, dans Tétat normal, ne contient du glucose qu'après qu'il en a été ingéré une grande quantité à la fois ou dans un temps très court ; même dans ce cas, elle n'en renferme qu'une faible proportion, parce que le glucose se décompose assez rapidement déjà dans l'intérieur de la vessie. Le glucose passe très aisément dans les urines lorsqu'on l'injecte dans une veine ; des expériences faites sur des lapins ont montré qu'il apparaît dans l'urine dès que le sang en contient au delà de U pour 100 ; mais dans le cas d'une proportion moindre, le glucose se décompose entièrement dans la circulation.

Dans le diabète sucré, cette maladie si problématique encore, des quantités très considérables de glucose sont généralement évacuées par les urines. Dans d'autres maladies on n'a que fort rarement constaté la présence du glucose dans ce liquide ; les circonstances et les conditions dans lesquelles se produit cette sécrétion anormale sont loin d'être bien définies. On a reconnu, sans

Page 1