‹ Précis de chimie physiologique animaleChapitre 23 sur 61 · MATIÈRES MINÉRALES, AGENTS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

MATIÈRES MINÉRALES, AGENTS CHIMIQUES

n*a aucune propriété digestive ; Tacide lactique est seul capable de remplacer Tacide chlorhydrique.

Oïl ignore absolument par Tefifet de quelle réaction chimique Tacide chlorhydrique libre se produit dans les follicules gastriques.

Le chlorure de sodium se trouve dans toutes les parties , solides ou liquides , du corps. Ce sel , chose importante à noter, forme toujours la portion la plus considérable de la partie soluble des cendres des liquides de rorganisme ; dans la plupart de ces liquides, notamment dans le sang, les proportions du chlorure de sodium sont à peu près constantes et indépendantes de la quantité de sel marin ingérée par les aliments. La distribution de ce sel dans réconomie n*est pas fortuite: tandis qu'il s'élève à un chiflfre élevé dans le chyle, la lymphe, Talbumine des œufs, et en général dans tous les liquides alcalins, on n'en trouve au contraire que des traces dans les globules du sang, le liquide musculaire, le thymus , le jaune d'œuf. La quantité de chlorure de sodium renfermée dans le sérum du sang est, jusqu'à un certain point , en raison inverse de la quantité d'albumine contenue dans ce liquide; moins il y a d'albumine, plus on y trouve de chlorure de sodium.

La proportion de ce sel s'accroît encore davantage dans les sécrétions. Elle est surtout notable (elle s'élève à 10 ou 12 pour 100 du poids des principes solides) dans la salive, le suc gastrique, le mucus, le pus, les exsudations inflammatoires. Nous reviendrons plus loin sur le rôle physiologique du sel marin , en nous occupant des transmutations de l'organisme.

100 PRINCIPIS IHMÉDIàTS DI L'oRGANISMI.

Le earèonate de àoude ne se ïotme en général que par l'incinération des matières organiques ; cependant il préexiste aussi dans le sang ^ la lymphe, les sécrétions, la salive et l'urine des herbivores. Il sera question plus tard des fonctions qu'il remplit.

Les phosphates alcalins se rencontrent en proportions très variables dans la plupart des liquides de l'économie : ils dominent surtout dans les parties où les sels de soude, et notamment le sel marin, sont plus rares : ainsi, dans les globules du sang, dans le jaune d'œuf, dans les liquides des muscles et du thymus ; ils existent au con^ traire en ti*ès faibles proportions dans les liquides alcalins, par exemple, dans le sérum du saiig, le blanc d'œuf , etc. Comme Us abondent dans les liquides acides, par exetnple , dans le liquide dont les muscles sont im^ prégnés , c'est surtout le biphosphate de potasse qu'il faut y admettre.

La quantité des phosphates alcalins qu'on rencontre dans l'urine dépend , comme pour les phosphates ter-' reux et le chlorure de sodium , des proportions qu'en renferment les aliments, ainsi que de la consommation plus ou moins grande qui s'en fait dftns les transmuta^ tions de l'organisme.

Comme les aliments végétaux y introduisent principalenlent des phosphates terreux , il est probable que les phosphates alcalins ne sont que le résultat d'une double décomposition effectuée au sein même de Téco*nomie. Le rôle physiologique des phosphates alcalins sera exposé plus loin.

Le fer se trouve dans l'organisme à l'état de chlorure

SUBttTAMCEt» Mlii£RAl.KS ACCIDENTKLLKS. 107

(dans le sue gastrique) , de phosphate (dan^ le liquide de la rate); il entre aussi dans la composition de la matière colorante (hématosine) des globules du sang. Les fonctions du fer sont sans doute inoportantes, puisqu'on le découvre jusque dans les cendres du lait et de Tœuf ; mais elles n'ont pas encore été éclairciea.

C'est le foie surtout qui sécrète le fer ; du moins on rencontre cet élément dans la bile.

Nos aliments , nos boissons habituelles , renferment des proportions de fer considérables; l'origine de ce métal dans le corps est donc aisée (i concevoir.

46. Nous rangeons dans cette eaiégorie les substance! suivantes :

Sulfates alcalins ,

Carbonate de magnésie »

Manganèse,

Arsenic ,

Cuivre,

Plomb,

Sels ammoniacaux ,

Sulfoeyanure de sodium*

Les sulfeUe» oleMinn préo^iistent dans presque tous les liquides de l'économie ; Us sont toujours peu abondants, ' si ce n'est dans l'urine^ Il est vrai que les analyses du sang et des autres Uquldea , chargée de lurineipea albuminoïdes , ont toujours donné des quantités aaaea no^^ tables da «ulfates^ mais eea sels sont^ en plus grande

partie, les produits de Tincinération des corps albumi- ' noïdes sulfurés. Très peu de sulfates préexistent dans le sang , car les reins les en éloignent presque immédiatement après leur apparition dans ce liquide.

D'après cela, l'urine contient des sulfates en proportions éminenmient variables , suivant que ces sels arrivent du dehors dans l'organisme en quantité plus ou moins grande. Le lait et les œufs non couvés en manquent complètement ; il en faut conclure que les sulfates n'ont à remplir dans la nutrition aucun rôle particulier, et qu'ils ne sont que des produits destinés à être évacués.

On assure, et ce serait là un fait digne de remarque , que les os des reptiles et des poissons renferment des quantités assez notables de sulfates tout formés.

Le carbonate de magnésie est fort rare ; on ne le trouve que dans les os et dans les concrétions; l'urine des herbivores en renferme souvent des proportions plus sensibles. Les céréales et les plantes herbacées contenant de la magnésie, le plus souvent à l'état de phosphate et rarement à l'état de carbonate ou de sel organique; il est à présumer que le carbonate de cette base n'est qu'un résultat des transmutations de l'organisme.

Le manganèse accompagne le fer, en proportions très minimes, comme dans le règne minéral. Comme le fer, il est particulièrement sécrété par le foie et se rencontre dans la bile.

\J arsenic a été longtemps considéré comme un élément constant de l'organisme ; il parait cependant que ce n'est que dans des circonstances exceptionnellees, particuliè-

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