‹ Précis de chimie physiologique animaleChapitre 36 sur 61 · BILE · texte numérisé non relu

BILE

Parmi \es principes minéraux de la bile, c'est encore, comme d'ordinaire, le chlorure de sodium qui prédomine ; de plus, on trouve dans la bile une certaine quantité de phosphate et de carbonate de soude , de phosphates de chaux et de magnésie , avec des traces de fer et de manganèse ; on ne rencontre dans la bile récemment extraite ni sulfates alcalins, ni sels ammoniacaux. Il est à remarquer que la bile des poissons de mer ne renferme guère que des sels de potasse , tandis que celle des herbivores ne contient que des sels à base de soude.

C'est principalement au mucus que la bile doit sa consistance visqueuse; ce mucus, très fluide, ne renferme que de petites quantités de cellules épithéliales.

La bile normale de l'homme contient en moyenne 14 pour 100 de parties solides (les proportions varient de 10,2 à 17,7 pour 100) ; celles du boeuf, de 10 à 13 pour 100; celle du porc, de 10,6 à 11,8. Les principes organiques représentent chez l'homme les 90 centièmes de tout le résidu solide; chez la plupart des aninMiux , ils sont en moindre proportion par rapport aux principes minéraux et ne s'élèvent parfois qu'aux 86 centièmes des parties solides.

La bile de la plupart des carnivores a une nuance qui varie du jaune au jaune brunâtre, celle des herbivores est verte. Toutefois la bile brunâtre , par un long séjour dans la vésicule (ce qui arrive à la suite d'une diète prolongée) , devient également verte. Ainsi le pigment biliaire subit déjà une oxydation dans l'intérieur de la vésicule. Un séjour prolongé dans cet organe concentre la bile ; chez les chiens et les chats, par exemple, la bile

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récemment formée dans le foie contient 5 pour 100 de principes solides ; la bile retirée de la vésicule en renferme 10 et même 20 pour 100.

U albumine existe dans la bile de T^nbryon ; on la trouve parfois dans le foie gras, pendant la maladie de Bright et dans les cas d'abcès du foie.

Vttrée se rencontre dans l'urémie, et surtout dans le choléra et la maladie de Bright.

Dans la bile qui, par suite de nuiladie, a séjourné pendant longtemps dans la vésicule^ on trouve firéquemment des sédiments qui , vus au microscope, paraissent composés de petites tiges verdàtres ou brunâtres , de corpuscules cylindriques ou de cristaux agglomérés; on a donné à cette matière le nom de bilifulvine. Parmi ces corpuscules, on rencontre souvent aussi des cristaux rhomboédriques d'un rouge rubis ou jaunâtre, ressemblant à Vkémaioîdine ^ qu'on observe dans d'anciens épanchements sanguins ; ces cristaux bacillaires se transforment d'ailleurs en cristaux parfaitement semblables à ceux de l'hématoïdine , lorsqu'on dessèche la bile qui les renferme ou qu'on la traite par l'éther.

La proportion des principes solides de la bile augm^te en général pendant les maladies du cœur et du bas-ventre, qui ralentissent la marche du sang dans les grandes veines, et pendant le choléra, où tous les liquides de l'économie deviennent plus denses en perdant de l'eau I Au contraire, la bile devient plus aqueuse après les inflammations violentes, dans l'hydropisie, le typhus, les affections tuberculeuses et le diabète ; dans ces divers cas, la quantité d'eau contenue dans la bile parait

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