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notamment dans la proximité du cœcum, est neutre ou alcalin. Après une abondante ingestion de viandes, la réaction acide disparait ordinairement un peu au delà du dttodénum ; elle est bientôt remplacée par la réaction alcaline. Au contraire , après une alimentation végétale, la réaction acide s'étend souvent jusqu'au delà de la moitié de Tintestin grêle ; après l'ingestion du sucre , elle atteint même le cœcum. Le contenu du gros intestin est en général alcalin ; il arrive pourtant assez souvent que les portions extérieures, celles qui étaient le plus en contact avec les parois, présentent une réaction alcaline, tandis que les portions intérieures sont fort acides.
On ne saurait douter que la réaction acide des matières contenues dans l'estomac ne soit due aux acides libres du suc gastrique , à l'acide chlorhydrique ou à l'acide lactique. L'acide qu'on trouve dans le duodénum a sans doute la même origine ; toutefois il serait possible aussi que la réaction acide fût due aux acides de la bile devenus libres et non encore décomposés. On s'est assuré par des expériences directes que l'acide libre contenu dans l'intestin grêle , après l'ingestion d'aliments riches en fécule ou en sucre, est formé d'acide lactique. Dans le cœcum et le côlon , il se produit parfois une fermentation butyrique aux dépens de la fécule et du sucre; d'où peut résulter la réaction acide des portions intérieures des matières contenues dans ces parties. Il est d'ailleurs évident que la réaction alcaline, partout où on l'observe, est due aux sucs digestifs alcalins; dans le côlon , cependant , la présence de l'ammoniaque peut aussi y contribuer.
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A cause de la rapidité de Tabsorption dont il est le siège , on ne peut retirer du duodénum qu'une faible quantité de matières soltMes; la substance qu'on y ren* contre le plus fréquemment, c'est le glucose ^ qui prcment évidemment de la fécule des aliments végétaux. On le trouve jusque dans le coecum.
Dans les liquides obtenus en lavant à Veau le contenu de l'intestin grêle , on rencontre toujours des composés albuminoïdes coagulables , aussi bien après l'ingestion de matières végétales qu'après celle de substances animales. Comme ces composés se transforment pour la majeure partie, pendant la digestion, en matières solubies, non coagulables {peptones); que, d'ailleurs, le principe coagulable du suc pancréatique disparaît bientôt de l'intestin, et que les composés coagulables dont nous parlons s'y observent même pendant une nourriture exclusivement non azotée, il est fort probable qu'ils proviennent du sang, d'où ils ont été apportés par des courants d'endosmose.
Ce n'est qu'en proportions extrêmement faibles qu'on trouve dans l'intestin de la dextrine et des colnposés albuminoïdes non coagulables (jpeptones).
Dans l'extrait alcoolique des matières intestinales, on découvre certains principes de la bile^ outre du glucose, des acides libres et leurs sels à base d'alcali. La présence des acides résineux de la bile se constate encore dans le duodénum et dans son voisinage; mais plus on avance dans l'intestin grêle, moins ils sont abondants; à leur place apparaissent leurs produits de décomposition, Vacide choloïdique et la dyslysine. Le gros intestin
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ne renferme que peu de produits de transformation ; il contient une plus grande quantité^de matières solubles dans réther, présentant avec Tacide sulfurique et le sucre la réaction connue de la bile; enfin on y rencontre encore de petites quantités de taurine. On s'est assuré par des expériences particulières que la moitié de la bile épanchée dans l'intestin se trouve déjà décomposée au milieu de la longueur de l'intestin grêle.
Des matières grasses se trouvent souvent dans toutes les régions du canal intestinal, surtout par un régime animal ; quand la nourriture est très riche en matières grasses, une partie de ces matières passe presque toujours dans les excréments.
On découvre aussi toujours des quantités très faibles de cholestérine parmi les matières intestinales.
La matière colorante de la bile éprouve peu à peu, dans les intestins, la même série de transformations que pendant la putréfaction de la bile. La couleur jaune des excîréments est due à cette matière colorante complètement modifiée.
Les principes insolubles dans les menstrues neutres consistent soit en formations cellulaires provenant des sucs digestifs, soit en résidus d'aliments non digérés ou non digestibles.
Les granules A* amidon sont d'autant plus petits qu'ils sont plus avancés dans le parcours du canal intestinal; parfois on n'en trouve que les enveloppes, qui ressemblent alors à des vésicules rompues ou crevées.
Les fibres musculaires se rencontrent dans les phases les plus variées de leur transformation; souvent on
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trouve (les fibres primitives jusque dans le côlon, puis de petits débris parallélipipédiques, sur lesquels on peut encore apercevoir des stries transversales, qui n'apparaissent souvent que par de fines ponctuations parallèles; plus loin on observe plus fréquennment des stries longitudinales ; enfin il ne reste plus qu'une masse transparente qu'on ne peut plus reconnaître comme rudiments de fibres qu'à la prégence de quelques points saillants isolés.
On rencontre souvent des débris d'os dans les diverses parties de l'intestin du chien.
On observe fréquemment aussi des globules de levure après l'ingestion de pâtisserie.
A la suite d'une alimentation végétale, on retrouve dans les intestins presque tous les éléments solides du tissu végétal. Les cellules de chlorophylle restent tout à fait inaltérées; celles du parenchyme sont seulement isolées parfois; les trachées déroulables paraissent souvent détachées, notamment dans les excréments.
Les gaz qu'on rencontre normalement ou anormalement dans le canal intestinal tirent leur origine soit de l'air atmosphérique qui se mêle aux aliments pendant la mastication et l'insalivation, soit de la décomposition des matières intestinales. Il en résulte des différences dans la composition des produits gazeux qu'on peut extraire des diverses parties de l'intestin.
Le mélange gazeux de l'estomac renferme encore un peu d'oxygène, des proportions assez notables d'acide carbonique, de l'azote et des traces d'hydrogène. Tout l'oxygène disparaît dans l'intestin grêle, où l'on trouve
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au contraH*e en abondance Thydrogène et l'acide carbonique. Ces derniers gaz sont évidemment des produits de décomposition ; il serait possible aussi qu'une partie de Tacide carbonique provint du sang. Dans le gros intestin, où non-seulement se continuent les phénomènes de décomposition commencés dans Tiléum, mais où ces phénomènes acquièrent plus d'intensité, il se produit ordinairement un dégagement gazeux plus abondant. A Taclde carbonique et à Tazote se joignent alors des quantités considérables de carbure d'hydrogène et de petites quantités d'hydrogène sulfuré.
81. Quant aux matières intestinales du fœtut, elles sont aussi différentes suivant la portion du canal digestif d'où on les extrait. Dans l'intestin grêle du fœtus humain (à partir du cinquième mois), on trouve une matière d'une couleur jaune clair, neutre ou faiblement acide; elle se compose principalement de débris d'épithélium et de mucosités (le tout formant de 89 aux 96 centièmes des parties solides) ; l'extrait éthéré qu'elle fournit consiste en acide oléique et acide margarique, avec un peu de graisse non saponifiée ; dans l'extrait alcoolique, on trouve des traces d'acides résineux et de matière colorante de la bile. Enfin il s'y renc(»itre encore des chlorures alcalhis et une substance analogue à la caséine.
Le contenu du gros intesthi, chez le fœtus âgé de sept à neuf mois, est presque absolument semblable au méconium expulsé après la naissance ; il forme des masses assez compactes d'un vert brunâtre presque noir, sans odeur, d'une saveur des plus caractéristiques; il se pu-
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tréfie aisémetit à Tair. Le méconium et le contenu du gros intestin possèdent ordinairement une légère réaction acide; rarement ils sont neutres. Us renferment principalement de Tépithélium cylindrique qui présente une couleur verte sous le microscope, du mucus et de la graisse, parmi laquelle beaucoup de cholestérine; on n'y trouve ni acide, ni pigment de la bile, non plus qu'aucune matière susceptible de se coaguler par l'action de la chaleur ou de Tacide acétique.
82. Les matières intestinales sont fréquemment rejetées par les vomissements; souvent elles présentent alors d'autres caractères que le contenu normal de l'intestin. Les matières vomies se composent évidemment de substances non digérées ou incomplètement digérées, mélangées avec des sucs digestifs. D'après cela, plus il s'écoule de temps entre l'instant où surviennent les vomissements et celui où la nourriture est ingérée, plus cette dernière se trouve altérée. Les transformations que présentent les matières vomies sont normales ou anormales, c'est-à-dire qu'elles sont celles qu'éprouvent les aliments par une digestion normale, ou qu'elles sont différentes et résultent d'une fermentation acide. Si les vomissainents ont lieu longtemps après l'ingestion des aliments, de telle sorte que le contenu du duodénum est également expulsé, on trouve transformées toutes les substances alimentaires, les matières végétales aussi bien que les matières animales. Dans la plupart des cas, les aliments se trouvent avoir subi des transformations anormales ; la fécule et le sucre notamment ont éprouvé des fermentations très variées : tantôt ils ont produit de
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Tacide lactique, tantôt de l'acide acétique, quelquefois même de Tacide butyrique. Parfois les hydrates de carbone ont été transformés en une masse incolore et Alante.
Les divers degrés de décomposition qu'éprouve la mucosité sécrétée par les parois malades de Testomac sont apparemment la cause de ces fermentations multiples dont on trouve les produits dans les matières vomies. Outre les globules de levure qui y sont très fréquents, on y observe quelquefois aussi des algues microscopiques ; celles-ci forment des lames composées d'un nombre plus ou moins considérable de cellules à quatre divisions (d'un diamètre variant de (T-jOOTS à O'"',00û51) semblables à des paquets déficelés. On leur a d'abord donné le nom de Sarcina ventrt'culi; mais, selon toute apparence, elles paraissent identiques avec les Merispomedia punctata (Meyen) et les Gonium iranquillum et glaucum (Ehrenberg). Elles ne peuvent servir à caractériser telle ou telle affection de l'estomac.
Fréquemment des matières liquides très aqueuses sont vomies sans ingestion préalable d'aliments. Ces liquides proviennent quelquefois de la salive qui s'est successivement accumulée dans l'estomac ; souvent leur réaction est alors alcaline. 11 n'est pas rare non plus que des liquides fortement acides soient rejetés par les vomissements ; on n'a pas encore examiné la nature des acides libres auxquels est due cette réaction.
Les liquides semblables à de l'eau de riz, qui sont vomis pendant le choléra, possèdent une odeur faible, mais repoussante , et laissent déposer des flocons blancs
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de mucus et d'épithélium. Ils renferment peu de matières organiques en dissolution; on y trouve principaleme.nt du chlorure de sodium avec une petite quantité de sulfates alcalins. A Torigine de la maladie, le liquide vorai renferme de Tacide butyrique et de Tacide acétique libres; s'il est exempt de débris d'aliments et qu'il possède une réaction neutre ou acide, on y trouve toujours de Turée; s'il a une réaction alcaline, comme dans les cas d'urémie, on y rencontre des sels ammoniacaux, et notamment du carbonate d'ammoniaque. Dans les liquides acides, on trouve très peu d'albumine ; cette substance est un peu plus abondante dans les déjections alcalines.
La présence des principes de la bile se reconnaît surtout à la coloration verte des matières vomies.
Le sang ne peut pas toujours se reconnaître à la coloration rouge ou à la présence des globules ; souvent des masses analogues à du marc de café ou de couleur chocolat sont rejetées lorsque le sang a séjourné pendant longtemps dans l'estomac; alors on y trouve encore des vestiges de globules, et dans les produits d'incinération une grande quantité de fer.
Le sang est assez fréquent dans le^ matières vomies ; il paraît qu'on le trouve surtout dans celles des diabétiques.
Souvent aussi on y rencontre des matières grasses,
83. D'après ce que nous avons dit déjà plus haut sur le contenu du gros intestin, il est à peine nécessaire de rappeler que les excréments solides, les fèces, consistent en quantités plus ou moins considérables de matières