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non digestibles, en tissus végétaux, tendons, membranes, faisceaux de fibres musculaires primitives, etc.; qu'ils ne renferment que des traces de produits de dé^ composition des principes de la bile; qu'ils contiennent des quantités notables d'épitbélium, de mucus, etc. La mauvaise odeur des excréments parait résulter surtout de la décomposition de la bile et du mucus; leur réaction est généralement acide, très souvent aussi neutre ou alcaline. Les excréments normaux de Thomme contiennent environ 25 pour 100 de matières solides (leuir proportion varie de 7 à 31 pour 100).
Un adulte rejette en moyenne 150 grammes de fèces (quantité variant de 70 à 310 grammes), et par suite environ 38 gi'ammes de matières solides (quantité variant de 16 à 57 jgrammes).
Les excréments solides renferment ordinairement fort peu de sels solubles. Les fèces d'homme desséchées contiennent environ 6,7 pour 100 de parties minérales^ parmi lesquelles 1,50 pour 100 de sels solubles (ce qui fait les 23 centièmes des cendres).
Ce n'est que dans les e^is où les aliments traversent le canal intestinal rapidement et d'une manière anormale, que des quantités de sels plus considérables sont évacuées avec les aliments par le rectum. Si la digestion se fait régulièrement, la magnésie prédomine, dans les excréments, sur la chaux ^ c'est-à-dire que les sels de chaux paraissent être absorbés dans l'intestin en plus forte proportion que les sels de magnésie ; de là vient que le rapport de la magnésie à la chaux est d'ordinaire, dans les excréments, de 1 à 2 ou 2 1/2, tandis qu'il y a rela-
iMi LIQUIDES BT TISSUS DB l'ORGàNISME.
tivement bien plus de chaux dans les aMmmis. Dans les excréments de l'homme et des carnivores, ces deux bases sont unies à Yacide phoiphorique. Le phosphate double d'ammoniaque el de magnésie est un élément constant des fèces, lorsque celles ci sont neutres ou alcalines ; on peut, à l'aide du microscope, en constater facilement la présence; ce sel provient non-seulement de la magnésie des aliments , mais il résulte aussi de la^ décomposition du mucus , notamment dans les diarrhées du typhus, du choléra, etc.
On trouve presque toujours un peu de Mice dans les excréments : tantôt elle s'y rencontre sous forme de sable, tantôt elle provient de parties insolubles des tissus végétaux.
Les principes de la bile n'y sont contenus, à l'état non décomposé, que si les matières intestinales traversent rapidement le tube digestif, comme dans les diarrhées catarrhales, après l'ingestion de sels purgatifs, etc. La taurine existe toujours dans les fèces. Quand les canaux biliaires sont obstrués, les excréments ne renferment point de bile; ils sont alors d'un gris blanchâtre sale, d'une odeur putride très désagréable, et renferment plus de matière grasse qu'à l'ordinaire.
Les excréments jaune clair, demi-fluides, des nourrissons, contiennent beaucoup de matières grasses et des quantités assez considérables de caséine coagulée et non digérée ; la matière colorante de la bile y est si peu décomposée qu'elle présente encore avec l'acide nitrique les colorations caractéristiques; on y trouve aussi les acides de la bile (qui donnent avec le sucre et l'acide
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suUiirique les réactions connues). Enfin on y remarque également de répithélium.
Parfois les excréments sont verts par Teffet d'une afQu^ce abondante de la bile dans Vintestin, surtout dans les cas où celui-<îi contient beaucoup d'acide libre; telle est l'origine de la coloration verte des excréments dans rictère des nouveau- nés. Elle est due à la matière colorante de la bile. On y trouve aussi peu altérés les acides résineux de la bile.
On connaît la teinte vert-pré des selles après Tusage du calomel ; elles contiennent du sulfure de mercure, dont Textréme division détermine probablement cette coloration, en partie du moins; il y a, du reste, aussi dans ces excréments plus de bile non modifiée qu*à Vor* dinaire.
Après l'usage prolongé de préparations ou d'eaux minérales ferrugineuses, les excréments sont souvent e^lo* rés en noir ou en vert. Cette teinte provient principalement du protosulfure de fer. Lorsqu'on dissout de ralbuminate de fer dans la potasse caustique et qu^on fait passer dans la liqueur un courant d'hydrogène sulfuré, on obtient un liquide fortement coloré en vert par ce sulfure.
Les excréments sont également colorés en vert après l'ingestion de l'indigo; ils sont noirs après qu'on a mangé des myrtilles, en jaune clair après l'ingestion de^ rhubarbe, de gomme>gutte, de safran.
Dans les consomptions, ils sont quelquefois plus riches en matière groêse que d'ordinaire.
Ceux des diabétiques renferment parfois du glucoêe.
Les selles sont noires, couleur chocolat et goudron*
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neuses, quand elles renferment du sang et que celui-ci s'y est épanché dès la partie supérieure du canal intes tin ; les selles demi-fluides, verdàtres, que Ton observe quelquefois dans le typhus et dans d'autres maladies, doivent aussi cet aspect à la présence du sang, que le microscope y décèle aisément.
11 passe de V albumine soluble dans les fèces pendant la dysenterie, le typhus, et quelquefois aussi pendant la maladie de Bright et le choléra. C'est dans cette dernière maladie que les déjections contiennent le plus d'épithélium.
On observe en abondance des cof^pvscules cytoîdes dans les excréments des diarrhées cataiThales, de la dysenterie, du typhus et du choléra.
Dans les catarrhes du gros intestin, on trouve dans les fèces un mucus vitreux; celui-ci provient des follicules du côlon et renferme des cellules rondes ou ovales, pâles ou granulées, ou des noyaux cellulaires.
Les excréments contiennent des exsudations fibri- ^neuses dans les ulcérations des follicules et la dysenterie.
Les concrétions intestinales qu'on observe fréquemment chez les herbivores consistent principalement en phosphate de magnésie, phosphate d'ammoniaque et carbonate de chaux. On nomme bézoards des concrétions particulières à divers animaux du genre chèvTe ou gazelle; ils se composent tantôt de phosphate ammoniacomagnésien et de phosphate de chaux, tantôt d'acide lithofellique ou d'acide ellagique.