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de Tacide phosphorique s'exagère un peu (Mairet), peut-être aussi celle de l'urée. Quant à la surproduction de la cholestérine pendant le travail cérébral, elle n'est pas démontrée, malgré les assertions, déjà citées, d'AusTiN Flint.
La chimie pathologique du cerveau n'est pas même ébauchée. Il semblerait résulter d'une analyse ancienne de Lassaigne que, chez les aliénés, les graisses et les lécithines de la substance blanche diminuent, tandis que les sels minéraux augmentent.
2° Analyse. — Nous avons donné plus haut le mode d'obtention dç la nu.cléine, de la névrokératine et. du protagon.
Pour préparer la cérébrine, on épuise la pulpe cérébrale par l'alcool fort à froid, puis par l'éther. Le résidu insoluble, traité par l'alcool absolu, donne la cérébrine. L'évaporation de l'éther fournit les lécithines, mêlées de cholestérine et de corps gras : en reprenant par l'alcool à 40** centésimaux, on enlève les lécithines ; il reste la cholestérine et les graisses. Par la saponification à l'aide de la potasse alcoolique, suivie d'une évaporation à siccité, on obtient un résidu de savon et de cholestérine qui cède à l'éther ce dernier corps. • Pour l'analyse de l'extractif, on épuise la pulpe cérébrale par i'eau; on fait bouillir, filtre et précipite successivement par l'acétate, puis parle sous-acétate de plomb. On obtient des précipités d'où l'on peut séparer les divers principes immédiats par la méthode qui a été exposée à propos de l'analyse- des matières extractives du muscle.
Quant aux albumines, elles passent en grande partie dans h\ couche aqueuse, quand on traite la pulpe cérébrale par l'éther saturé d'eau. La précipitation fractionnée à l'aide des sels, ou la coagulation par la chaleur ont permis à Halliburton de séparer les albumines les unes des autres.
Les sels se dosent sur le résidu de l'incinération au rouge sombre d'un poids connu de matière cérébrale. Il faut éviter l'emploi du prtatine, au cours de ces incinérations ; car, les matériaux organiques riches en phosphore, comme la substance cérébrale, dégagent, au rouge, du phosphore qui attaque les vases de platine et les perfore*
albumines intormédiaires entre les albumines proprement dites et les peptones ; elles sont coagulables par Tacide nitrique.
Parmi les matières extractives, citons la pyrocatéchine C*H*.(0H)^j.5, ^I^i réduit la liqueur de Fehiing et dont la sécrétion augmente, à mesure que les ponctions se multiplient.
On doit à Yvox l'analyse suivante, qui se rapporte à un cas d'hydrocéphalie. î/analyse a porté exclusivement sur les sels minéraux.
Chlorure de sodium 7,09 p. 1000
— de potassiuui 0,03 —
Chaux 0,11 —
Anhydride phosphurique 0,56 —
Magnésie 0,23 —
Fer et anhydride sulfurique traces
L'analyse suivante d'un liquide de spina bîfida appartient à Méhu :
Eau 989,22
Résidu iixe 10,78
Matières organiques 2?'*,58
Sels minéraux 8 ,20
C) Nerfs
Les trois éléments histologiques qui constituent le filet nerveux n'ont pas la même composition. La gaine de Schwann est formée d'une variété d'élastine facilement soluble dans les alcalis. La myéline est un mélange semi-Uuide de graisses phos- I^horées (lécithines, protagons) avec de la cholestérine, et des graisses ordinaires; elle réduit l'acide osmique, avec dépôt noir d'osmium métallique ; après la mort, elle se solidifie. Le cylindraxe est un prolongement de la cellule nerveuse, dont il présente, sans doute, la composition très complexe ; on y a démontré la présence de la névrokératine (Kuhne et Ewald).
l'' Variations physiologiques et pathologiques. — On ne
sait presque rien des variations chimiques qui accompagnent le fonctionnement du système nerveux. Le nerf, qui, au repos, est alcalin, tend vers Tacidité, quand il travaille ; la sécrétion
de racîde pliosphoiique s'exagère un peu (Mairet), peut-être aussi celle de l'urée. Quant à la surproduction de la cholestérine pendant le travail cérébral, elle n'est pas démontrée, malgré les assertions, déjà citées, d'AusTix Flint.
La chimie pathologique du cerveau n'est pas même ébauchée . Il semblerait résulter d'une analyse ancienne de Lassaigne que, chez les aliénés, les graisses et les lécithines de la substance blanche diminuent, tandis que les sels minéraux augmentent.
2° Analyse. — Nous avons donné plus haut le mode d'obtention dç la nujcléine, de la névrokératine et. du protagon.
Pour préparer la cérébrine, on épuise la pulpe cérébrale par l'alcool fort à froid, puis par l'éther. Le résidu insoluble, traité par l'alcool absolu, donne la cérébrine. L'évaporation de l'éther fournit les lécithines, mêlées de cholestérine et de corps gras : en reprenant par l'alcool à 40° centésimaux, on enlève les lécithines ; il reste la cholestérine et les graisses. Par la saponification à l'aide de la potasse alcoolique, suivie d'une évaporation à sicçité, on obtient un résidu de savon et de cholestérine qui cède à l'éther ce dernier corps.
Pour l'analyse de l'extractif, on épuise la pulpe cérébrale par l'eau ; on fait bouillir, filtre et précipite successivement par l'acétate, puis parle sous-acétate de plomb. On obtient des précipités d'où l'on peut séparer les divers principes immédiats par la méthode qui a été exposée à propos de l'analyse- "des matières extractives du muscle.
Quant aux albumines, elles passent en grande partie dans la couche aqueuse, quand on traite la pulpe cérébrale par l'éther' saturé d'eau. La précipitation fractionnée à l'aide des sels, ou la coagulation par la chaleur ont permis à Halliburton de séparer les albumines les unes des autres.
Les sels se dosent sur le résidu de l'incinération au rouge sombre d'un poids connu de matière cérébrale. Il faut éviter l'emploi du prtatine, au cours de ces incinérations ; car, les matériaux organiques riches en phosphore, comme la substance cérébrale, dégagent, au rouge, du phosphore qui attaque les Vases de platine et les perfore*