‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 102 sur 173 · POUMONS · texte numérisé non relu

POUMONS

A, Composition chimique. — Il intervient trop de tissus différents dans la structure du poumon pour que son analyse quantitative ait quelque portée.

Les poumons renferment : de Teau, près de 80 p. 100, à Tétat sec, de matières albuminoïdes diverses (mucine,élastine, chondrine), de la lécithine, de la leucine, de l'acide urique, duglycogène,de l'inosite, des sels (en première ligne, des phosphates et' des chlorures alcalins), des traces de fer.

On a extrait du tissu pulmonaire un acide organique particulier, cristallisable, peu connu, Vacide pneumique (Verdeil), L'histoire de ce composé appellerait, si tant est qu'il existe, de nouvelles recherches,

B, Variations pathologiques. — Chez les citadins, surtout dans les villes manufacturières, les poumons sont imprégnés de granulations pigmentaires noires, formées de particules de charbon (anthracosts).

La tuberculose pulmonaire s'accompagne de modifications chimiques importantes, mais fort peu connues : la caséification des foyers tuberculeux n'est autre chose qu'une transformation graisseuse des matériaux albuminoïdes des cellules, probablement sous des influences microbiennes. La calcification est caractérisée par le dépôt de carbonate et de phosphate de chaux, plus ou moins imprégnés de substances protéiques. D'après Freund, les poumons, comme d'ailleurs le sang et le pus des tuberculeux, renfermeraient de la cellulose.

L'hépatisation pulmonaire, dans la pneumonie, est due à la coagulation des liquides albumineux extravasés dans les alvéoles. La diastase qui provoque cette coagulation est probablement sécrétée par les cellules voisines.

C, Crachats. — Ce sont les produits, habituellement visqueux, sécrétés par l'arbre aérien et lejetés au dehors. Le poids des matériaux ainsi expulsés varie de quelques grammes à 150 et exceptionnellement à 300 grammes par jour. La couleur des crachats est quelquefois caractéristique (crachats jus de pruneau de la pneumonie); d'ordinaire, ils sont blancs ou jaunes verdâtres. Dans ce dernier cas, ils doivent leur colora-

tion à des pigments sécrétés par des microbes chromogènes (B. pyocyanique, etc.).

Les crachats contiennent de l'eau, des matières protéiques, des substances extractives mal connues, parmi lesquelles Zoja a relevé la présence de la lécithine, des corps gras et des sels minéraux. La mucine est toujours abondante ; la fibrine apparaît dans les procès inflammatoires.

Les tableaux ci-dessous donnent la composition centésimale des crachats, dans quelques affections des voies aériennes.

Bronchite.

Eau 97,6 -98,3

Résidu fixe. ... 2,3-1,7

Mucine 1,1-1,7

Autres albumines. . »

Graisse

Substances extrac -

tives 0,08

Cendres 0,53- 0,64

Pncumooie.

Ll -1,39

Phtisie.

Quelquefois, les produits de sécrélipn des glandes de la trachée

et du pharynx sont expulsés sous la forme de petites masses d'une gelée transparente, non liquide : ils sont constitués par de la mucine et contiennent peut-être de la colloïdine (voir Kystes de V ovaire).

Les crachats entraînent au dehors de nombreux éléments anatomiques (libres, cellules, etc.), des microbes (bacilles de la tuberculose) , quelquefois des cristaux de Charcot (asthme, bronchite), déjà

Fig. 4.J.

Cristaux de Charcot,

décrits à propos du sang leucémique.

2° Foie. — Le foie est formé de cellules épithéliales groupées en grains polygonaux {lobules hépatiques). Dans chaque lobule, se trouvent des capillaires sanguins qui, partant des ramifications ultimes de la veine porte situées à la périphérie du lobule, traversent radialement ce dernier et viennent former, par leur concours au centre du lobule, une radicule d'origine des veines sus-hépatiques. Sur les parois des cellules épithéliales sont creusées de petites gouttières qui s'unissent à des gouttières semblables creusées sur les cellules voisines, pour former des canalicules très fins, origines des canaux biliaires.

Le foie est alcalin.

A. Composition chimique. — Elle est représentée en gros dans le tableau suivant, dû à von Bibra.

Eau 761,7 p. 1000

Résidu fixe 238,3 —

Tissus insolubles 84,4 —

Albumines diverses 57,7 —

Matières extractives 60,7 —

Matières grasses 25,0 —

Sels 11,0 —

Ces derniers se répartissent comme suit, pour 100 grammes de cendres :

Potasse 25,23

Soude 14,51

Magnésie 0,20

Chaux 3,61

Silice 0,27

Oxyde de fer 2,74

Oxydes de plomb, cuivre, etc 0,16

Chlore 2,58

Acide phosphorique 50,18

— sulfurique. 0,92

a. Albumines. — Les albumines du foie seraient, d'après Halliburton, trois globulines coagulables respectivement à 45», 56® et 70® ; plus, une albumine coagulable vers TO'^-TS*» ; il n'y aurait de nucléo-albumine qu'en très petite quantité. Sui-

vant Hammarsten, il existerait dans le foie une matière albuminoïde donnant avec les acides dilués un sucre réducteur, une inucine, par conséquent. Enfin, les auteurs rapportent habituellement à une albumine les propriétés diastasiques que manifeste le foie, en transformant le glycogène en sucre (Cl. Bernard, Arthus et Huber, Salkowski, Bial, 0. Nasse). L'existence de la diastase qui transformerait, dans le foie, le glycogène en sucre, est toutefois très contestée (Dastre).

b. Madèi'es extractives et graisses, — Les matières extractives sont très nombreuses : Turée, Tacide urique, la xanthine, riiypoxanthine, peut-être la guanine et Tinosite, ainsi qu'une substance voisine des lécithines, la jécorine. Ce composé, en C*»»H*»«P3S0*«, est un corps blanc, soluble, réducteur de la liqueur de Fehling, décomposé à chaud par les acides, avec production d'acide stéarique. On trouve aussi, dans le foie, des lécithines (2,2 p. 100 environ), un peu de nucléine, de la leucine et de l'acide lactique, du sucre, une trace douteuse de maltose (Kulz et Vogel), des pigments biliaires, une petite quantité de cholestérine, de 2 à 3 p. 100 de graisses (oléine, palmitine, stéarine).

c. Glycogène, — De tous les principes immédiats du foie, le plus important et le mieux connu, c'est le glycogène, qui y ^ été découvert, en 1857, par Cl. Bernard.

On extrait le glycogène, en réduisant à l'état de pulpe avec un appareil spécial, ou en broyant dans un mortier au contact du verre pilé, un poids connu de tissu hépatique. On chauffe 45 minutes à 90^ avec de la potasse à 6 p. 100 ; la liqueur refroidie et acidifiée par l'acide chlorhydrique, est débarrassée des matières albuminoïdes par des additions successives d'iodure double de mercure et de potassium et d'acide chlorhydrique; on épuise dix à quinze fois avec le réactif iodomercurique dilué, le précipité jeté sur un filtre. Les liqueurs, neutrahsées par l'aramoniaque, sont additionnées de deux volumes d'alcool à 96<* ; le glycogène qui s'est précipité, est lavé à l'alcool à 70<*, redissous dans l'eau, puis reprécipité par l'alcool absolu, et cela plusieurs fois de suite, jusqu'à purification complète. Enfin, on dessèche et on pèse.

s. Fr.enkel broyé la matière avec deux fois et demi son poids d'une solution d'acide trichloracétique et d'acide acétique à 2 p. 100 de chaque acide; on épuise complètement et précipite par l'alcool les liqueurs filtrées (deux volumes d'alcool pour un volume de liqueur). Le glycogène, lavé à l'alcool à 75*» et à l'éther, puis desséché, est obtenu parfaitement blanc, mais encore souillé d'impuretés.

A l'état normal, ei pendant la ine^ le foie contient de 5 à 10 p. 100 de glycogène, soit de 75 à 150 grammes, pour un foie moyen de 1 500 grammes;

Le glycogène est un amidon en G*H*^0^ + H*0. Il se présente sous la forme d'une poudre blanche, amorphe, insoluble, dans l'alcool fort, soluble dans l'eau, avec laquelle il donne des liqueurs opalescentes qui ne sont peut-être pas de vraies solutions. Il est dextrogyre : a=: + 211". L'alcool le précipite, surtout en présence d'une trace de sel marin. Le tannin, la chaux, la baryte, le sous-acétate de plomb le précipitent également. Il ne réduit pas la liqueur de Fehling, et ne fermente pas avec la levure de bière.

La réaction fondamentale du glycogène, c'est la saccharification qu'il éprouve en présence des acides dilués, à chaud, sous l'influence de plusieurs diastases (celles de la salive en particulier), ou encore par contact direct avec le protoplasma de certaines cellules, dans des conditions mal connues. Suivant les uns, \t glycogène, en se saccharifiant, donnerait de la dextrine, de la maltose et du glucose (Musculus et von Merinc;) ; d'après Seegfn et Kulz, il ne se produirait que du glucose. Ce dernier est, sans aucun doute, le terme final de la réaction.

Glycogène Glucose

Les oxydants transforment le glycogène en acide glycogénique, puis en acide oxalique.

L'iode donne avec le glycogène une coloration rouge acajou,

B, Fonction glygogénique. — Le glycogène abonde dans

presque tous les tissus, pendant la vie embryonnaire (cellules épithéliales, cartilages, poumons). Chez le fœtus, la fonction glycogénique n'est pas localisée au foie ; elle est éparse dans tout l'organisme. Après la naissance, pendant la digestion, le foie reçoit par la veine porte le sucre élaboré par rintestin (Leuret, Lassaigne, Gmelln, Tiedemann) ; il le déshydrate, le transforme en amidon et Taccumule. Au cours de la digestion d'un repas riche en hydrocarbonés, on trouve effectivement plus de sucre dans la veine porte .que dans les veines sus-hépatiques. Par contre, quand on dose, chez un animal à jeun, le sucre dans le sang qui vient de Finteslin (veine porte), on en trouve beaucoup moins que dans le sang qui a traversé le foie ; le foie accumule donc le sucre et le déverse ensuite dans le torrent circulatoire, pour maintenir constante la teneur en sucre du sang artériel.

Quand on lie la veine porte, chez un animal en pleine digestion, le sucre qui ne traverse plus le foie et qui, par conséséquent, n'est plus lixé par lui, se répand dans toute l'économie et ne tarde pas à apparaître dans l'urine (Cl. Bernard).

Si, d'autre part, on lave, à l'aide d'un courant d'eau, un foie qui vient d'être arraché à l'animal, on parvient à débarrasser l'organe de là totalité de son sucre ; mais, après quelque temps, le sucre se reforme ; nécessairement, il a sa source dans une matière première, le glycogène, qui préexiste dans la glande. Cette expérience fondamentale a été le point de départ de la dérouverte par Cl. Bernard du glycogène et de la glycogénie.

Le foie reçoit donc de l'intestin du glucose ou des corps analogues, les accumule sous forme de glycogène et distribue ensuite la matière sucrée à l'économie, suivant ses besoins. Le foie est le régulateur de la consommation du sucre dans Vensemble de l'organisme.

Le glycogène a pour origine, en premier lieu, les substances hydrocarbonées de l'alimentation : sucre, glucose, lévulose, galactose maltose, dextrine, glycérine, mais non les gommes, ni les sucres en C^(Frentzel). Le procédé de transformation de ces matériaux en glycogène ne nous est pas connu ; il se résume en condensations et déshydratations. Du reste, les

matières albuminoïdes, certaines amides, comme l'asparagine et le glycocolle, peuvent jusqu'à un certain point, suppléer les hydrates de carbone et favoriser directement ou indirectement la formation du glycogène. Cl. Bernard a montré, par exemple, que si on fait vivre des larves de mouches sur de la viande exempte d'hydrates de carbone, les vers blancs qui se développent sont bourrés de glycogène.

Au bout de quelques jours de jeûne, le glycogène a presque complètement disparu du foie ; il suffît d'instituer une alimentation exclusivement quaternaire, sans hydrocarbonés ni graisse, par la fibrine pure, pour voir la provision de glycogène se reformer rapidement (von Merlng). Nous verrons, du reste, ultérieurement les diabétiques faire des quantités considérables de sucre avec Talbumine de leurs aliments ou de leurs tissus. Tous les aliments contribuent donc ou peuvent contribuer à la fonction glycogénique.

Les graisses toutefois ne semblent pas subvenir directement à la formation du glycogène. Les alcalins la favorisent (Dufoir).

Comme l'amidon dans la plante, le glycogène est une matière de réserve où l'économie vient puiser, au fur et à mesure de ses besoins, l'énergie mécanique ou calorifique qui lui est indispensable (un gramme de glycogène dégage en brûlant 4 190 calories, d'après Stohmanx et Schmidt). La plupart du temps, le glycogène qui doit être modifié ou brûlé, est au préalable saccharifié par un ferment, suivant les uns (Cl. Bernard), par l'action directe du protoplasma cellulaire, selon les autres (Nasse, Panormow, Dastre).

La matière hydrocarbonée n'est pas brûlée à la surface du poumon, comme le croyait tout d'abord Cl. Bernard, mais dans les capillaires généraux, dans l'intimité des tissus (Chauveau). C'est le système musculaire qui est le grand consommateur de sucre, et c'est le foie qui pourvoit à cette consommation. Le foie est la soute au charbon où le muscle vient puiser son combustible, où l'économie vient alimenter une des sources de la chaleur animale.

Comment le glycogène est-il transporté jusqu'au muscle ? Sans aucun doute, sous forme de glucose. Il y a bien des traces

de glycogèiie dans les globules rouges ; mais, ce glycogène fait partie intégrante de leur squelette chimique ; il est utilisé par leur activité propre ; il est, par rapport à la fonction glycogénique, ce qu'est le charbon du tender, dans un train de houille. C'est le glucose du plasma qui, parti du foie, arrive au muscle, où il redevient, pour une part, du glycogène. Le cycle est donc complet :

1° (ilucose alimentaire, venu de Tintestin par la veine porte et transformé en glycogène, dans le foie, par déshydratation.

Glucose Gl}cogène

^ Pour mobiliser sa réserve et subvenir aux besoins de Téconomie, le foie hydrate le glycogène et fait du glucose.

C6H«oo8 + H«0 = G«H* W

Glycogène Glucose

3** Le glucose, transporté par le sang jusqu'aux muscles, y redevient du glycogène, par un nouveau procès de déshydratation.

CeH*20« — H^O = C«H*oo»

Glucose Glycogène

Enfin, ce glycogène est brûlé directement ou peut-être retransformé en glucose, avant de subir la combustion qui doit alimenter l'énergie musculaire et une part importante de la clialeur animale.

Quels sont les agents de ces hydratations et déshydratations successives ? Nous ne le savons pas avec précision : peut-être des diastases, peut-être aussi l'activité proprement physiologique des cellules.

La teneur du foie en glycogène augmente après le repas ; elle diminue au contraire par le jeûne, la fièvre, la maladie, l'exercice musculaire prolongé, les convulsions tétaniques post-strychniques. Le glycogène est très abondant dans le foie du fœtus. Sur le cadavre des sujets ayant succombé aune maladie aiguë ou chronique de quelque durée, on ne trouve plus de glycogène

ni de sucre dans le foie ; on trouve, au contraire, 2 à4 grammes de sucre chezles sujets frappés de mort subite ; c'est même une méthode de diagnose en médecine légale (Fochirr, Colrat, Lacassagne).

C. Variations pathologiques. — Le foie est un des organes dont l'activité chimique est la plus grande ; ses lésions s'accompagnent de modifications dont la plupart sont malheureusement inconnues.

Dans la dégénérescence graisseuse, la graisse augmenta et passe de 3 p. 100 à 7, ou même à 15 et 18 p. 100.

RoHMANN a trouvé, dans un cas d'atrophie aiguë : des albumoses, de la peptone, do l'acide lactique, des acides gras amidés qui paraissent identiques avec la leucine, la tyrosine et l'alanine.

En déterminant expérimentalement de l'urémie, chez les animaux, PopoFF a vu se former, dans le parenchyme du foie, des cristaux aiguillés, considérés par lui comme étant de l'urée. Ce fait s'explique aisément, la majeure partie de l'urée urinaire se formant dans le foie.

On ne connaît pas, chez le diabétique, d'autre modification dans la composition chimique du foie qu'une légère augmentation du sucre.

Le foie semble jouer un rôle dans la destruction des globules rouges. La teneur en fer de la glande subit effectivement d'assez grandes variations : la proportion normale de 0,1 p. 100 de fer s'abaisse à 0,01, dans la leucocythémie (Bemmelen) ; elle augmente, au contraire, dans l'anémie pernicieuse et la maladie d'Addison (Mott).

Le foie emmagasine les poisons minéraux (plomb, cuivre, arsenic) ; il fixe et détruit un grand nombre de poisons organiques (Roger).

Le foie est assez fréquemment le siège de kystes à échinocoques, ou kystes hydatiques, dont le contenu est un liquide limpide ou laiteux, alcalin, non coagulable par la chaleur et contenant de 3 à 5 grammes de matières organiques et 7 à 8 grammes de sels par litre.

Si on rapproclie toutes les fonctions du foie (la glycogénie, la sécrétion de la bile avec production d'acides biliaires, de cholestérine, de savons, de pigments, etc., la production de l'urée, peut-être d'une partie de Tacide urique), on est amené à celle conclusion que le foie est, de toutes les glandes de l'économie, celle dont l'activité biochimique est, non seulement la plus intense, mais surtout la plus variée.

Z). Analyse du foie. — On ne dose guère dans le foie que le glycogène, le sucre et les graisses.

Le parenchyme, séché et broyé, cède à Téther les graisses; par évaporation de ce dernier, on obtient les corps gras impurs.

Pour le dosage du glycogène, on se sert de la méthode de Kllz ou de Pa.normow, indiquée plus haut à propos de la préparation de ce corps. Le glycogène peut ensuite être transformé, en vase clos, à 140**, en présence de l'iicide chlorhydrique dilué, en glucose qu'on titre au Fehling ; un gramme de glucose correspond à 0 gr. 90 de glycogène. La pesée directe du glycogène sec donne; de meilleurs résultats que le titrage du sucre.

En faisant bouillir avec de l'eau le foie, préalablement broyé, et filtrant pour séparer les albumines coagulées, on obtient une liqueur où l'on peut doser le glucose directement au Fehling.

3© Pancréas. — C'est une glande en grappe présentant des canaux excréteurs et des culs-de-sac dont les cellules sécrétantes sont prismatiques. La réaction, alcaline pendant la vie, devient rapidement acide, après la mort.

A. Composition chimioue. — D'après les analyses d'OiDTMAXx, le pancréas humain renferme ; 74,53 p. 100 d'eau ; 24,51 de matières organiques ; 0,95 de sels minéraux.

Le pancréas contient des matières albuminoïdes, pariuî lesquelles une substance phosphorée, sulfurée et ferrugineuse qui, par dédoublement au contact des acides dilués, fournit de la guanine et un sucre réducteur qui a été rapproché des pentoses et de l'acide glycuronique (Hammarsten.) On a également extrait de la glande : de la leucine, de la tyrosine, des leucomaïnes du groupe urique (xanthine, sttrcine, guanine^

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