GANGLIONS LYMPHATIQUES
d'ailleurs être le siège d'une formation active de pigments : Mag-Munx y a trouvé une histo-hématine et de rhémochromogène. On sait, d'autre part, que la maladie bronzée s'accompagne de lésions des capsules.
On ne possède pas d'analyse complète des capsules surrénales ; mais, on y a signalé la présence de plusieurs albumines, de la leucine, de la taurine, de l'inosite et de la névrine. Gloez et VuLPiAN avaient cru y démontrer l'existence des acides biliaires, de l'acide hippurique et de l'acide benzoïque ; ces faits sont controuvés (Stadelmann).
B, Variations pathologiques. — Les lésions, presque toujours tuberculeuses,' des capsules surrénales ont pour conséquence l'apparition dans le derme d'un pigment brun ou jaunâtre qui donne au malade un teint bronzé (maladie d'Addison).
Quand on enlève, chez les animaux, une des deux capsules, la peau se couvre de taches noires qui disparaissent au bout de quelque temps. A leur place, poussent très rapidement des touffes de poils, faciles à distinguer du système pileux normal par leur coloration et leur rapide croissance. F. et S. Marino ZuGO, qui ont vu les premiers ce phénomène, ont réussi à le reproduire en injectant sous la peau quelques milligrammes de névrine, ce qui semblerait indiquer, suivant ces auteurs, que la maladie bronzée s'accompagne d'une auto-intoxication par la névrine.
5^ Ganglions Ijrmphatiques. — Ces organes sont formés d'un stroma de tissu conjonctif réticulé contenant de nombreux vaisseaux et dans les mailles duquel est logée une quantité considérable de globules blancs. Les ganglions lymphatiques sont grossièrement comparables à la rate ou au thymus, avec cette réserve que ces derniers présentent quelques particularités de structure.
La réaction des ganglions lymphatiques est alcaline pendant la vie et acide après la mort, par suite de la formation d'acide lactique.
Les ganglions lymphatiques renferment 70 p. 100 d'eau et
. environ 30 p. 100 de matériaux solides, parmi lesquels : de la leucine, de la tyrosine, de Tacide urique, de la xanthine et autres produits de dédoublement des acides nucléiniques.
,^ 3. — Glandes génitales
1® Testioule. — Il est constitué par une capsule fibreuse épaisse (albuginée), limitant une cavité ovoïde subdivisée par des cloisons conjonctives délicates en un certain nombre de loges qui contiennent les éléments essentiels de la glande, les iubes séminiféres. Ces tubes, très longs, sont formés d'une membrane propre supportant un épithélium spécial, composé de plusieurs couches superposées de cellules différentes les unes des autres et représentant les étapes successives du développement des spermatozoïdes.
A. Composition cuiMic^rE — Sertoli a trouvé dans le testicule : de la serine, de la globuline et une proportion élevée de nucléiiie, en même temps que les produits habituels de dédoublement de ces principes immédiats (créatine, leucine, tyrosine, lécithine, cholestérine, inosite, graisses).
La nucléine et les bases qui en dérivent (adénine, guanine, hypoxanthine et xanthine) i)araissenl être les éléments essentiels du testicule. Le testicule contient, en outre, de la spermine ou éthylène-imine C*H*rr= AzH ; suivant A. Pœhl, ce serait même le principe thérapeutiquement actif des liquides testiculaires de Browx-Séquard, aujourd'hui très contestés. La spermine agirait en activant les oxydations intra-organiques, ce qui n'est peut-être pas complètement démontré.
B, Chimie i»atholo«;ique. — Dans la tunique vaginale, s'accumule quelquefois un liquide séreux dont la teinte varie du jaune clair au brun foncé ; sa densité est élevée (1016 à 1026) ; il est très chargé de matériaux fixes et se coagule au contact d'un peu de sang; ce liquide, qui a, par conséquent, un caractère inflammatoire des plus accusés, est le liquide de l'hydrocèle ; il renferme des albumines (fibrinogène, globuline, serine).