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OVAIRE

de Tacide succinique, de Tinosite, une trace d'urée, souvent des cristaux de cholestérine.

Voici une analyse d'HAMMARsiEN :

Eau 938,85 p. iOO

Résidu fixe 61,15 —

Fibrine 0,59 —

Globuline . . : 13,25 —

Serine . 35,94 —

Substances extractives 4,02 —

Sels 9,26 —

Dans le testicule, se forment parfois des kystes spermatiques; ils sont constitués par un liquide de faible densité (1006 à <010), légèrement acide, d'aspect trouble et laiteux. On y trouve des sperniatozoïdes et des globules gras, en même temps qu'une petite quantité d'albumine et de sels.

Eau 986,83 p. 100

Résidu fixe 13,17 —

Fibrine 0,00 —

Globuline . 0,59 —

Serine 1,82 —

Extractif et sels 10,76 —

go Ovaire. — L'ovaire, revêtu d'une couche d'épithélium cylindrique, est constitué par un stroma connectivo-vasculaire creusé, à la périphérie, d'une série de logettes renfermant les éléments caractéristiques de l'ovaire, les follicules de Graaf, Chaque follicule comprend une membrane d'enveloppe très mince, de nature conjonctive, doublée en dedans d'une couche épithéliale épaisse, la membrane granuleuse^ au sein de laquelle est placé l'ovule.

A, Composition chimique. — L'ovaire est très riche en substance collagène et en mucine ; il contient un peu de nucléine. On n'en a pas fait d'analyse complète .

La composition du liquide qui sépare en deux parties la membrane granuleuse des follicules de Graaf est mal connue.

Ce liquide est très peu chargé de matériaux fixes et pauvre en albumine (liquor folliculi).

Des corps jaunes on a extrait, à Tétat cristallisé, un pigment en lamelles dichroïques vertes et orangées, qui se rattache au groupe des lipochrômes, la liitéine, La lutéine est insoluble dans réau^ et soluble dans l'alcool; elle donne au spectroscope une bande d'absorption en deçà de la raie F et une autre entre F etc.

B, Kystes de l'ovaire. — a. Composition, — La composition chimique des liquides provenant des kystes de l'ovaire n'est pas constante. La plupart de ces liquides sont filants comme de la bile ; ils tiennent en suspension de véritables mucines donnant par l'action prolongée de l'acide sulfurique dilué et chaud, des hydrates de carbone réducteurs de la liqueur de Fehling : on a décrit deux de ces mucines sous les noms de paralbumine et de métalbumine. La métalbumine est particulièrement abondante dans les liquides filants; l'autre se rencontre surtout dans les kystes gélatineux, incolores. Ces derniers renferment quelquefois aussi une matière colloïdale non coagulable par la chaleur, soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool, ne gélatinisant pas : c'est la colloïdine de Gautier, Cazeneuve et Daremberg. Ce composé n'est pas une albumine, quoiqu'il se colore en rouge par le réactif de Millon ; il se rapproche plutôt de la tyrosine, dont il ne diffère que par de l'oxygène et de l'eau en plus.

La métalbumine, ou pseudomucine, est une substance très voisine des mucines, donnant, comme elles, par ébuUition avec les acides dilués, un corps réducteur ; elle contient du soufre. C'est une matière filante, non coagulable par la chaleur, précipitable par l'alcool, mais non par l'acide acétique. D'après Hammarsten, la paralbumine ne serait qu'un mélange de la substance précédente avec de l'albumine. Quant aux matières désignées par divers auteurs sous le nom de colloïdes, ce sont des mélanges non définis de diverses mucines, donnant avec les acides dilués et bouillants des corps réducteurs de la liqueur de Fehling. En somme, tous ces corps (métalbumine

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