CHEVEUX
Blancs. Blonds. Bruns. Noirs.
P. iOO P. 100 P. 100 P. 100
Sulfate de sodium 22,08 13,17
— potassium. ... 1,42 8,44 42,93 56,50
— calcium 13,57 » • »
Carbonate de sodium. ... » » 10,08 »
— calcium 16,18 9,96 5,60 4,63
— magnésium. . . 5,01 3,36 4,26 2,89 Chlorure de sodium .... traces traces 2,45 3,30 Phosphate de calcium . . . 20,53 9,61 10,13 15,04
Oxyde de fer . 8,38 4,22 10,86 8,09
Silice 12,30 30,71 30,66 6,61
D'après Laer et Baudrimont, il semble que les cheveux les
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plus foncés soient aussi les plus riches en fer : tandis que les cheveux blonds renferment 2,4 Fe^O^ pour 100 de cendres, la proportion serait de 6,4 pour les cheveux bruns ; c'est bien ce qui ressort aussi des analyses précédentes. Un autre point non moins remarquable est l'augmentation de la chaux dans les cheveux blancs. Avec Tâge, les cheveux subissent une sorte de dégénérescence calcaire.
C. Ongles. — Les ongles sont des productions épidermiques formées de kératine presque pure ; néanmoins, cette variété de kératine est moins riche en azote et en soufre que celle des cheveux. L'eau sous pression, la potasse, les acides agissent à peu près de la même façon sur les ongles que sur les cheveux. Les ongles contiennent de petites quantités de sels minéraux (chlorures, phosphates, chaux, magnésie, silice, fer).
D, Sueur. — La sueur est sécrétée par des glandes formées d'un petit tube enroulé sur lui-même dans la profondeur du derme et débouchant à la surface de la peau par un canal excréteur.
Bien que la sueur ait un rôle surtout physique, celui d'un régulateur de la chaleur animale, elle entraîne cependant au dehors un assez grand nombre de matériaux divers. On évalue à un peu moins d'un litre, soit 800 à 900 grammes par jour en moyenne, la quantité de sueur sécrétée par Tadulte. Mais, quelles que soient les précautions prises pour la recueillir, la sueur n'est jamais pure ; elle se mélange à des débris épithéliaux et à la sécrétion des glandes sébacées. De là, les discussions au sujet de la réaction de la sueur : acide suivant les uns, alcaline suivant les autres. On admet généralement que la sueur physiologique est acide.
La sueur est un liquide incolore, limpide, de densité voisine de 1005, d'odeur suigeneris, surtout à l'aisselle et chez certains individus. La sueur est toxique (Arloing).
a. Composition chimique, — La composition chimique de la sueur physiologique n'est pas exactement connue, la plupart des auteurs ayant, pour obtenir plus de liquide, excité artificiellement la sécrétion par le travail forcé, la chaleur, ou même
provoqué la suractivité des glandes, à laide d'excitations nerveuses ou de poisons (jaborandi).
Voici une analyse de Favre :
Eau 995,57 p. iOOO
Résidu fixe 4,43 —
Albumines traces —
Sudorates alcalins 1,56 —
Urée 0,04 —
Lactate s alcalins 0,3i —
Chlorure de sodium 2,23 —
— potassium 0,24 —
Sulfates alcalins 0,01 —
Phosphates alcalins traces —
— terreux traces —
A cette liste, il faut ajouter Tacide carbonique libre. Plus récemment, Erigh Harnack a obtenu, chez un rhumatisant, les chiffres suivants :
Eau 990,9 p. 1000
Résidu fixe 9,1 —
Urée 1,2 —
Matières organiques diverses .... 1,2 —
Chlorure de sodium 5,2 -—
Phosphate de chaux 0,2 —
— de magnésie 0,1 —
Sulfates 0,6 —
Carbonate de potasse 0, l —
11 est douteux que les albumines qui figurent dans l'analyse de Favre, proviennent de la sueur ; elles ont plutôt pour origine les débris épithéliaux ; peut-être pourrait-on en dire autant des lactates. Quant à Tacide sudorique, Favre lui a attribué la formule C^^H^'Az^O' ; cet acide ne semble pas avoir été retrouvé par les chimistes qui, ultérieurement, ont étudié la sueur. On a annoncé la présence, dans la sueur, d'un grand nombre d'acides gras (formique, acétique, propionique, butyrique, valérique, caproïque), d'autres acides (urique, hippurique, benzoïque, lactique, oxalique,) de la cholestérine, eic.