REVÊTEMENT CUTANÉ
tion du sébum est fort active, pour s'arrêter presque complètement à la naissance, juste au moment où, pendant^ quelques jours, la sécrétion lactée apparaît.
Chez le nouveau-né, on trouve la peau recouverte d'un enduit sébacé iVernix caseosa des Allemands) où se rencontrent en abondance : des débris épithéliaux, de la graisse ordinaire, des graisses cholestériques tout à fait analogues à la lanoline (Ltebreich, Spiegel), des matières- extractives peuxîonnues, des principes odorants, des sels.
Voici une analyse déjà ancienne de l'enduit sébacé du «0)1veau-né (Lehmann) :
Eau 669,8 p. 1000
Résidu fixe 330,2 — -J
Débris épithéliaux et matières albu-
minôïdes 40,0 —
Graisses 107,2 —
Matières extractives 183,0 —
W. G. RuppEL a repris récemment l'étude du Verniao caseosa ; il y a trouvé des étliers de la cholestérine, de l'isocholestérine et des acides gras (oléique et palmitique), ces derniers combinés aux bases alcalines (savons), à la glycérine (graisses) et à la cholestérine (lanolines). Au cours de ce travail, W. G. Ruppel a réussi à séparer la cholestérine des graisses cholestériques ou lanolines, à l'aide d'un dissolvant, l'éther acétylacétique [Zeitschrift f. physiol. Chemie, t. XXI, 1895, p. 123).
Le smegma du prépuce est une matière sébacée dont, la composition est modifiée par le mélange avec l'urine et par les fermentations qui se produisentautour du gland. On trouve, dans le smegma, jusqu'à 50 p. 100 et plus de corps gras, des composés aromatiques tels que l'acide benzoïque, d'origine évidemment putréfactive, de l'acide hippurique, des savons d'ammoniaque, de la cholestérine, etc.
b. Variations pathologiques. — Par obstruction du canal excréteur des glandes sébacées, le sébum s'accumule et constitue parfois des tumeurs dures, mobiles, rondes ou ovoïdes.
quelquefois très volumineuses (loupes, kystes sébacés). En voici une analyse, due à Schmidt :
Eau 317,0 p. 1000
Résidu fixe 683,0 —
Cellules épithéliales 617,5 —
Corps gras 41,6 —
Acides gras 12,1 —
Sels minéraux 11,8 —
Ces kystes contiennent fréquemment des savons et surtout de la cholestérine, en grands cristaux.
2® QBSil. — Nous étudierons successivement, au point de vue chimique, les membranes enveloppantes, les milieux transparents et les larmes.
il. Sclérotique. — L'œil a pour enveloppe extérieure, sur la majeure partie de sa surface, une membrane protectrice opaque, la sclérotique, formée de tissu fibreux et ayant la composition chimique, déjà étudiée, de ce tissu.
B. Cornée. — En avant, fait saillie une membrane transparente, la cornée, qui renferme : i°une matière collagène donnant par coction une chondrine très voisine de celle que fournit le cartilage ; 2<* une globuline que Kuhne regarde comme identique avec la myosine des muscles; 3<* une mucine. La substance principale de la cornée se rapproche beaucoup de celle du cartilage hyalin.
L'analyse suivante du tissu cornéen est de His.
Eau 758,8 p. 1000
Résidu fixe 241,2 —
Matières coliagènes 203,8 —
Matières insolubles dans Teaii. . . . 28,4 — Sels minéraux 9,5 —
C, Choroïde. — La choroïde est une membrane conjonctive, ayant par conséquent la composition chimique du tissu conjonctif, mais imprégnée d'un pigment noir, insoluble dans l'eau