‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 152 sur 173 · NUTRITIFS · texte numérisé non relu

NUTRITIFS

Nous pouvons aborder maintenant Tétude des troubles apportés aux échanges nutritifs de Fétat normal par les procès pathologiques. Parmi ces derniers, l'inanition est un des plus importants, à cause de la simplicité de son mécanisme et de sa fréquence dans les maladies les plus diverses.

10 Inanition. — Quand l'alimentation cesse, la chaleur produite ne diminue que très lentement. Voit et Pettenkofer ont f rouvé 2320 Calories, chez un sujet à l'inanition, au lieu de 2362, à l'état normal. Ranke a donné les chiffres respectifs de 2449 et 2150 Calories. La thermogénèse se maintient donc constante pendant quelque temps ; toutefois, elle baisse lentement, (fuand l'alimentation diminue peu à peu. C'est au moment précis où le sucre du sang diminue que la température tombe (Chauveau), nouvelle preuve du rôle des hydrocarbonés dans la production du calorique. La consommation d'oxygène reste aussi à peu près constante, comme l'ont établi les expériences do ZuMz et Lehmanx et celles de Lugiani sur les jeûneurs professionnels Cetti et Sucer. Cependant, le quotient respiratoire ()g absoHjé s'abaisse, l'organisme ne brûlant pas d'hydrates de carbone, pour lesquels le quotient -qt est égal à 1, mais de l'albumine et des graisses, dont la combustion fournit moins d'acide carbonique.

Chez un sujet à l'inanition, ce sont les hydrocarbonés qui

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