INANITION
brûlent d'abord et rapidement, puis les graisses, qui, pendant une longue période, alimentent, pour 80 ou 90 p. 100, la production totale d'énergie, protégeant contre la destruction les substances albuminoïdes. Celles-ci ne divSparaissent qu'en dernier lieu ; l'organisme ne détruit cette réserve ultime qui constitue la trame de ses propre» tissus qu'avec une sorte de prudence et de parcimonie. Plus l'inanition se prolonge et moins les albumines s'usent ; l'économie les retient énergiquement ; le taux de l'excrétion azotée a une tendance à se réduire. Quand la destruction des albumines s'accuse et que l'azote urinaire augmente, l'organisme a perdu toute force de rétention et, si l'on pe'ut ainsi dire, il brûle ses meubles; la débâcle des déchets azotés est l'indice d'une fin prochaine.
Voici, à l'appui de ce qu'on vient de lire, les proportions d'azote urinaire excrétées par le jeûneur Succi :
5 jours avant le jeûne (moyenne) ..... 16,23
5 premiers jours du jeûne (moyenne) . . . 12,86