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OBÉSITÉ

enfin, parmi les produits de régression des albumines, l'acétone (jusqu'à 5 grammes par litre), Tacide acétylacétique, l'acide p-oxybutyrique (ce dernier en proportion énorme, dépassant quelquefois 200 grammes par jour), des traces d'acides gras. L'apparition, dans l'urine, de tous ces déchets indique, d'ordinaire, un danger imminent. L'élimination des acides phosphorique et sulfurique est parallèle à celle de l'azote, par conséquent, exagérée ; celle du chlore est soumise à de grandes variations. La présence d'une proportion considérable de chaux dans l'urine indique que le tissu osseux est atteint (van Ackeren's).

La thérapeutique du diabète s'inspire de la nécessité d'exclure les hydrates de carbone de l'alimentation, en donnant, sous forme de graisse et d'albumine, 2 000 à 2 500 Calories par jour, déduction faite des calories perdues par l'élimination urinaire du glucose en nature. Chez un malade qui excrétait 100 grammes de sucre par vingt-quatre heures et perdait, de ce chef, 410 calories, von Merlng s'est bien trouvé de la ration suivante : 1 kilogramme de viande, 6 œufs, 100 grammes de beurre, 100 grammes de graisse. Cette ration représente 3 140 Calories; en déduisant les 410 Calories perdues, il reste 2730 Calories environ, soit 47 Calories par kilogramme. C'est là un chiffre élevé qui pourra être abaissé, la plupart du temps, à 30 ou 40 Calories par kilogramme de poids vif. Malheureusement, l'appétit des malades s'accommode mal d'une alimentation dont les hydrocarbonés sont absents ; le pain de gluten ou d'aleurone ne les satisfait pas. On est alors obligé de prescrire des aliments qui, sous un volume considérable, renferment le moins possible d'hydrates de carbone (choux, légumes divers, etc.). Il faut veiller, avant tout, au maintien de l'équilibre azoté, éviter l'azoturie et l'amaigrissement.

4» Obésité. — Elle reconnaît deux mécanismes différents : 1® Les échanges nutritifs s'effectuent avec autant d'activité qu'à l'état normal); mais, l'alimentation est trop abondante ou le travail insuffisant. Voici un exemple emprunté à von Noorden : un homme de 70 kilogrammes consomme, à l'état de repos.

2 500 Calories et, par un travail moyen, 3 500. Si l'apport de Ténergie alimentaire est représenté respectivement par 2 800 et 3 800 Calories, c'est un gain journalier de 300 Calories, soit -^ = 328'*,2 de graisse mis quotidiennement en réserve. Un pareil régime aboutit forcément à l'obésité, mais à une forme d'obésité bénigne et justiciable d'une bonne hygiène : <liminution de la ration, augmentation du travail.

2P Dans certains cas, l'activité destructrice des cellules par rapport aux aliments est diminuée, bien que l'alimentation soit normale. L'origine de l'obésité réside alors dans une cause plus profonde, un ralentissement du chimisme intra-cellulaire, ralentissement qui peut se rattacher à bien des causes : la race, l'hérédité, la castration, un repos trop complet, des habitudes alcooliques, etc., etc. Cette forme d'obésité, qui s'accompagne, d'ordinaire, d'un abaissement de température (0°,2 à0<>5), est plus grave et moins influencée par le traitement.

Chez tous les obèses, la désassimilation azotée est normale ; mais, on peut abaisser beaucoup le taux des albumines alimentaires, sans provoquer par l'urine la perte d'un excédent d'azote. Grâce au rôle protecteur des graisses, l'usure de l'albumine se restreint, l'équilibre azoté persiste ; toutefois, l'économie vivant aux dépens de ses réserves de corps gras, le poids du corps diminue. Il n'y a, du reste, rien de spécial à noter, dans la composition de l'urine des obèses : les déchets azotés sont normaux et il n'est pas démontré que l'acide oxalique soit augmenté. La glycosurie s'établit quelquefois ; souvent, c'est le diabète proprement dit, dont l'étroite parenté avec l'obésité a été depuis longtemps signalée par la clinique : ce sont, des dyscrasies caractérisées par ce fait que les cellules ont perdu le pouvoir de brûler quelque chose.

50 Goutte. — C'est une maladie aussi mal connue dans ses origines qu'elle est fréquente, du moins dans un milieu social où malheureusement la recherche scientifique est malaisée. On a mis en avant nombre de théories, mais aucune expérience sérieuse, aucune observation vraiment scientifique. En particulier, toutes les déterminations d'acide urique exécutées par

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