MALADIES DU SANG
doute sur les échanges nutritifs; mais c'est là une question encore fort [peu connue. Nous nous contenterons de donner parallèlement, d'après Freund et Obermayer, la composition chimique du sang leucémique et celle du sang normal :
Sang leucémiqua Sang normal
Eau 895,8 p. 1000 779,0 p. 1000
Résidu fixe^ 104,2 — 221,0 —
Albumines et hématine . 72,0 — 212,7 —
Albumose, peptone. . . 12,3 — — —
Graisses 7,1 — )
Lécithine 3,8 — | 1,60 —
Cholestérine 2,1 — )
Sels . 9,8 — 7,88 —
L'analyse des sels démontre une augmentation des acides phosphorique et sulfurique ainsi que de la soude, et une diminution de la potasse, de la chaux, de la magnésie, du fer et du chlore. Le sang des leucocythémiques est évidemment encombré par les déchets de l'activité chimique des globules blancs. Il n'est pas surprenant que des modifications aussi profondes se traduisent par des anomalies urinaires.
L'urine des leucocythémiques est surtout caractérisée par l'accroissement considérable des produits de la désassimilation des nucléines qui constituent les éléments nucléaires des leucocytes. Parmi ces déchets, l'acide urique vient en première ligne; on en a trouvé jusqu'à 2 grammes par jour (HoRBACZEwsKi). La leucocythémie est même, de toutes les maladies sans exception, la seule qui s'accompagne d'une exagération notable et incontestée de l'acide urique urinaire. On a signalé encore, dans l'urine des leucocythémiques, la présence assez fréquente des nucléo-albumines.
10* Maladies des reins. — D'après les recherches de Hannover, le mal de Bright serait sans influence sur l'ensemble des oxydations.
Les expérimentateurs ont dirigé leurs investigations surtout vers la composition chimique du sang. On a recherché, sans
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^ucc*f*» Ju.*M{u'à pr^«*'nl. If ou les poisons qui sont les agents de rintoxication urémique. Quelques points de détail ont été mis en lumière, La densité et ralcalinité du sang diminuent. Turée augmente beaucoup : de 0,05, chiffre normal, elle s'élève à 0,3 pour 100; on la retrouve, d'ailleurs, dans tous les liquides df l'économie, jusque flans la salive. La sueur entraîne une si grande quantité d'urée que la peau des urémiques exhale parfois une odeur urineuse ou ammoniacale ; Turée peut même se déposer sur la peau et les poils de la barbe, sous forme de petits cristaux (Bartels ; elle s'élimine également par le tube digestif. Il ne faudrait pas en conclure que l'urée intervient dans la genèse des phénomènes toxiques; rien n'est moins démontré. Malgré toutes les tentatives d'explication, la nature du poison urémique reste inconnue.
Dans l'urine, on observe des oscillations marquées de ladésashimilation azotée. En général, au début de toute néphrite, «juelle qu'en soit la cause, il y a rétention de produits azotés; puis, l'élimination de l'urée redevient à peu près normale. Les acides phosphorique et sulfurique suivent les mêmes variations, l'ammoniaque augmente, l'acide urique ne se modifie pas fvAN Ackere.n's). Quant aux poisons urinaires, ils diminuent, ;mi point de disparaître, dans certains cas (Bouchard).