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TECHNIQUE

glycérine, par la méthode de Pasteur. Le dépôt recueilli sur un filtre est dissous dans Tacide chlorhydrique faible ; la dissolution évaporée cède Tacide succinique à un mélange de deux parties d'éther et une d'alcool. Quant au liquide, après Tavoir filtré et débarrassé de la chaux par un excès d'acide oxaliqu^, on le distille pour séparer Talcool et les acides volatils. Le produit distillé est saturé par la potasse en léger excès, puis soumis aune seconde distillation qui permetjd'isoler l'alcool, tandis que les acides restent, comme résidu, à l'état de sels potassiques qu'on peut purifier et apalyser. Le résidu de la première distillation est évaporé en sirop et épuisé par l'éther, qui enlève : l'acide oxalique ajouté en excès, les acides lactique et succinique produits au cours de la fermentation. L'éther, une fois chassé par évaporation, on sépare les trois acides en faisant bouillir le liquide avec du carbonate de zinc et un peu de noir animal lavé aux acides, afin de décolorer le mélange. L'acide oxalique reste sur le filtre à l'état d'oxalate de zinc insoluble, tandis que le succinate qui passe, peu soluble à froid, se sépare le premier. Les eaux mères évaporées donnent le lactate, qu'on purifie par des cristallisations répétées : on dose le zinc, puis l'eau de cristallisation ; enfin, on examine le sel au polarimètre.

b. Méthode de Gautier. — Elle s'applique à l'extraction des toxines de toute nature, qu'il s'agisse d'alcaloïdes ou de corps albuminoïdes.

Les liqueurs, filtrées et acidifiées par l'acide lactique, sont évaporées dans le vide, à 40®. En ajoutant au sirop résiduel de l'alcool à 75<>, tant qu'il se produit un trouble, on dissout les alcaloïdes et les peptones vraies, tandis que les matières albuminoïdes et les sels deviennent insolubles. La solution filtrée est additionnée, tant qu'elle se trouble, d'alcool absolu contenant 2 p. 100 d'éther. Les peptones se précipitent. On les recueille pour les examiner; les alcaloïdes restent en solution, on les sépare par cristallisations fractionnées.

Quant au précipité albumineux, on le reprend par l'eau à 35°, on filtre et sature la solution par du sulfate d'ammoniaque pur ; des flocons se précipitent. On les recueille et, après les

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avoir dissous dans un peu d'eau, on sature la liqueur par du sulfate de magnésie en i)oudre ; le précipité, s'il s'en produit, (ist formé de globulines et de propeptones qu'on sépare par l'alcool à 50° (les propeptones se dissolvent, les globulines restent). La liqueur magnésienne, d'où globulines et peptonesont été séparées, est alors acidiliée légèrement par l'acide acétique ; les albumines proprement dites se précipitent, on les purilie par dialyse. Dans toutes ces recherches, il est indispensable d'opérer sur de grands volumes de liquide, o à 10 litres au moins.

2"^ Propriétés générales des toxines microbiennes. —

Par le ternie générique de toxines, nous entendons tous les eorps susceptibles, non seulement d'influencer l'organisme, comme poisons généraux, mais encore tous ceux qui peuvent agir localement, comme agents phlogogènes.

Les toxines se divisent en deux catégories : les alcaloïdiques et les albumineuses.

Dans les bouillons de culture, les toxines alcaloïdiques dont les propriétés se confondent avec celles des- ptomaïnes (corps huileux ou cristallins, donnant des sels, précipitant par Tiodure de potassium ioduré et tous les réactifs généraux, etc.), ces toxines sont beaucoup plus rares qu'on ne le croyait autrefois ; on les a signalées dans les tissus ou les déjections des malades ; mais rien n'autorise à les considérer comme provenant directement des bactéries.

Dans la seconde catégorie, se rangent les toxines albumineuses, analogues aux albumines vraies, aux globulines, aux nucléines, aux albumoses, aux peptones, etc. Elles présentent les caractères généraux des matières albuminoïdes, avec les particularités qui distinguent chacune des subdivisions de ce groupe. Ces toxines sont à la fois les plus nombreuses, les plus importantes et les moins connues. Toutes sont amorphes, blanches, solubles. Quelques-unes manifestent des actions diastasiques, digèrent l'albumine, saccharifient l'amidon (Arloing). Plusieurs présentent la propriété curieuse d'être précipitées par l'acide nucléinique, celles du tétanos et de la diphtérie, par exemple (Tichomiroff) ; d'autres se détruisent en présence

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