‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 24 sur 173 · OG3H · texte numérisé non relu

OG3H

C'est le distéaro-glycéro -phosphate de triméthyl-hydroxéthylène-ammonium ou distéaro-glycéro-phosphate de choline, ou encore plus simplement, une lécithine stëarique.

En réalité, les lécithines naturelles ne paraissent pas être absolument identiques avec le sel dont la formule est donnée ci-dessus : ce sont plutôt des isomères très voisins, mais un peu différents par leur constitution.

1^ État naturel, production. — La lécithine stéarique est très répandue chez les êtres vivants : on la trouve dans les grains de maïs, les pois, la levure de bière, le jaune d'œuf, le lait, la bile, le sang, le sperme, le cerveau, etc. C'est un corps blanc, cireux, hygroscopique, vaguement cristallin, qui se gonfle dans l'eau, se dissout dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, les huiles, se décompose à l'état sec vers 70°, mais au sein de l'eau résiste quelque temps à l'ébuUition. Au microscope polarisant, les grains de lécithine de l'œuf et des tissus montrent une croix à branches s'élargissant à partir du centre.

(DaSTRE et MORAT.)

On extrait les lécithines du jaune d'œuf en l'épuisant par l'éther, qui enlève une lécithine dipalmitique, mêlée de corps

LECITHINES 85

gras ; le résidu, traité par Talcool fort et bouillant, lui abandonne des lécithines oléique et stéarique qui se déposent par refroidissement à — 20^ ou par évaporation (Diakonow).

2° Propriétés. — Les lécithines se combinent indifféremment avec les bases et les acides ; elles s'unissent aussi avec les. chlorures de cadmium et de platine. L'acide sulfurique dilué les dédouble en choline et acide distéaro-glycéro-phosphorique ou dioléo-glycéro-phosphorique. Avec la baryte, à l'ébullition, la décomposition est plus profonde : on obtient de la choline, des acides stéarique, oléique ou palmitique, et de l'acide glycéro-phosphorique.

La lécithine stéarique est le type de toute une classe de composés très répandus dans les tissus de l'homme et des animaux, spécialement dans les éléments nerveux. On confond sous le nom générique de lécithine, des lécithines diverses obtenues à l'état de mélange et qu'on se dispense souvent d'isoler les unes des autres. Ces lécithines sont des composés : stéarique, palmitique, oléique, ou oléo-palmitique, oléo-stéarique, palmito-stéarique, etc. En effet, au lieu de combiner l'acide phospho-glycérique à deux molécules d'acide stéarique, on peut l'unir à deux molécules d'acide palmitique ou deux molécules d'acide oléique. On aura alors les acides dipalmitoglycéro-phosphorique ou dioléo-glycéro-phosphorique, dont voici les formules :

/OG»«H3iO /OGi«H330

PO^OH \0C-H3i0 p/^H \0Gi«H330

On peut réaliser de même des acides mixtes, le composé oléo-stéarique par exemple :

/OCi«H330 /O — C^HK PO— OH i^t. H u

OU oléo-palmilique :

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