SALIVE MUCUS
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A. Paroli- B. Sous- C. Sublindicnnc. maxillaire. guale.
p. iOOO p. 1000 p, 1000 p. 1000
Eau 995,3 994,4 984,7 990,00
Matériaux fixes. . . . 4,7 6,0 15,3 10
Matières protéiques. . . . 2,2
Ptyaline [ 1,i ' 2,4 » 0,0?
Extractif alcoolique . ) . ^ 1,6
Sulfocyanatede potassium » » ? 0,0
Chlorures de potas -
sium et de sodium. 2,1 / 5,3
Chaux, magnésie et C '
acide phosphorique. 1,2 j 0,84
Il ne faut pas s'exagérer l'importance de la salive : certains animaux n'ont pas de glandes salivaires et des chiens à qui l'on extirpe ces glandes, continuent à vivre en pleine santé. Néanmoins, la salive agit : 1<* mécaniquement, en favorisant la mastication, imprégnant le bol alimentaire et le rendant plus attaquable à l'action des sucs digestifs ; 2** chimiquement, en saccharifiant les substances amylacées. Il est vrai que ce dernier phénomène est de courte durée, et que l'acidité de l'estomac ralentit beaucoup l'action de la ptyaline ; mais, dans l'intestin, en milieu alcalin, la saccharification reprend et se poursuit concurremment avec les procès ferraentatifs du suc pancréatique.
178 lIILrEU EXTÉRIEUR
40 Variations physiologiques et pathologiques. — On sait que l'excitation de certains nerfs, la corde du tympan par exemple, modifie la sécrétion salivaire, au point de vue qualitatif et quantitatif. Quand la salivation augmente, la salive s'appauvrit en principes fixes.
Après l'administration de quelques médicaments (mercure, plomb, antimoine, bromures, iodures, chlorates) on retrouve dans la salive de petites quantités de ces divers agents chimiques, lesquels peuvent déterminer sur la gencive et le collet des dents des liserés caractéristiques (liseré bleu des saturnins).
On a signalé dans la salive des brightiques la présence de l'urée, celle de la leucine chez les hystériques, des matières colorantes biliaires chez les malades atteints d'affections hépatiques, etc., etc.
Les sels minéraux de la salive se déposent fréquemment autour du collet des dents en un enduit jaune ou brun, de texture grenue : c'est le tartre dentaire, formé de 20 à 25 p. 100 de matière organique, incrustée de 7 à 8 p. 400 de carbonate de chaux, 60 à 65 de phosphate tricalcique, 2 à 3 de phosphate de fer, avec un peu de silice.
Au lieu de se déposer autour des dents, les matières minérales de la salive peuvent donner lieu à des concrétions, véritables calculs qui obstruent les voies salivaires. On trouvera ci-dessous l'analyse d'un calcul salivaire, d'après Hardy :
Carbonate de chaux 5,70 p. 100
Phosphate de chaux 65,40 —
Phosphate ainmoniaco-iiiagnésien . . 5,80 —
Matières organiques 11,90 —
Graisses 0,43 —
Eau 7,43 —
Non dosé 2,94 —
Le noyau de ces calculs est souvent formé par un petit amas de microbes.
§ 2. — Suc GASTRIQUE
Les premières recherches sur le suc gastrique remontent au siècle dernier» Spallanzani, Héaimir introduisaient dans l'es-
suc GASTRIQUE 179
tomac des oiseaux de petites éponges retenues par une ficelle ; quand l'éponge s'était imprégnée de suc gastrique, on la retirait au dehors pour en extraire le suc gastrique par expression. Plus tard, on a profité des cas de fistules gastriques réalisées, chez l'homme, à la suite de blessures par armes à feu, ou après une intervention chirurgicale. Les faits de ce genre sont assez nombreux, on en a relaté plus d'une cinquantaine : le plus célèbre est celui du Canadien Saint-Martin, observé par W. Beaumont, en 1834 ; un des mieux connus a été étudié par Ch. Ri- GHET, en 1877.
Depuis Blondlot et Cl. Bernard, on pratique journellement chez le chien des fistules gastriques, pour étudier la digestion stomacale ; l'antisepsie a rendu plus faciles encore ces opérations. Une canule à demeure permet de recueillir le suc gastrique pur, pourvu qu'au préalable l'œsophage ait été ligaturé.
10 Propriétés générales du suc gastrique. ~ Le suc gastrique est le produit de la sécrétion de glandes en grappe spéciales à la muqueuse stomacale et particulièrement abondantes dans le grand cul-de-sac. Ce suc se mélange ensuite aux liquides sécrétés par les glandes muqueuses ordinaires de l'estomac, ainsi qu'à la salive mixte et aux produits de sécrétion des glandes œsophagiennes.
La sécrétion du suc gastrique est intermittente : elle a lieu au contact des aliments et peut s'élever alors à 400 ou 500 grammes par heure. On ne connaît pas exactement le poids total de la sécrétion quotidienne; il n'est certainement pas inférieur à 3 ou 4 kilogrammes au minimum. Le suc gastrique est l'humeur la plus abondante de l'économie.
Le suc gastrique est un liquide incolore, limpide, fluide, d'une odeur désagréable de matière^ vomies, de saveur acidulé et saline, de réaction fortement acide. Sa densité est de 1001 à 1010. Il est lévogyre, à cause de ses albumines. Il tient souvent en suspension des éléments cellulaires, des débris d'aliments et des microorganismes, tels que le B. pyocyaneus, le B, lactis erythrogenes, leB. subtiliSy le B. amylobaciei\ le B, megalerimn,, etc. (Abelous).
iSO MILIEU EXTÉRIEUR
2o Composition chimique. — Elle est assez variable chez le même sujet. Voici deux analyses dues à Schmidt :