C^H^OH G-C«H^OH I ^\C«H*.CO
la phtaléine du phénol, essayer de temps en temps au réactif de Gûnzburg, jusqu'à ce qu'une goutte des 10 centimètres cubes de liquide gastrique, additionnée d'une ou deux gouttes de réactif et évaporée à sec, ne donne plus de teinte rouge
(Mlntz).
B. Acide chlorhydrique. — Il existe de nombreux procédés ; voici les principaux :
a. Méthode de Léo, — Elle comprend les opérations suivantes :
1° Détermination de l'acidité totale à la soude décime, en présence de la phtaléine et de o centimètres cubes d'une solution concentrée et bien neutre de chlorure de calcium, pour 10 centimètres cubes de liquide à examiner. On obtient l'acidité totale, A.
2° On sature 10 ou 20 centimètres cubes de liquide de l'estomac par du carbonate de chaux précipité pur et sec ; on chasse CO^ par un courant d'air. On filtre et titre sur 10 centimètres cubes de liqueur, en présence de 5 centimètres cubes de chlorure de calcium. Le carbonate de chaux a saturé tous les acides libres (chlorhydrique, acétique, butyrique etc.), mais n'a pas agi sur les sels acides, lesquels sont restés acides : le titre B, donné par cette seconde opération, se rapporte donc à ces derniers. Par différence, A — B correspond aux acides libres. S'il n'y a pas d'acides organiques, A — B donne directement HGl ; sinon, il faut d'abord enlever les acides organiques, en épuisant le liquide à l'éther, et finalement titrer le résidu. Cette opération complique le procédé [Cenlralblatt /*. med. Wissensch. 1889. Diagnoslik d. Krankh. der Vérdauungsorg, Berlin, 1890).
Les résultats ne sont jamais exacts, parce qu'en réalité le carbonate de chaux agit sur certains sels acides ; ensuite, on n'obtient pas seulement l'acide chlorhydrique libre, mais aussi celui qui est ûxé sur les albumines. La méthode de Léo n'est guère employée qu'en Allemagne.
b. Méthode de Sjôqvist. — On sature 10 ou 20 centimètres cubes de suc gastrique par du carbonate de baryte, on évapore et incinère ; tous les éléments acides fournissent, après calci-
nation, des sels barytiques insolubles, sauf HCl, qui donne du chlorure de baryum soluble. On épuise le résidu à l'eau chaude, et on dose la baryte par le bichromate de potasse, en présence de Talcool, de Tacél^ite de soude et de l'acide acétique ; la tétraméthyl-paraphénylène-diamine sert d'indicateur. De la (juantité de baryum trouvée on déduit le poids d(î chlore, et, par conséquent, d'acide chlorhydrique qui a été dissous à l'état de BaCl^ (Zehschrifi fur physiol. Chemie, Xllï, 1888).
Il vaut mieux précipiter la baryte par SO*H*, et du poids du sulfate de baryte obtenu déduire le baryum et, par suite, le chlore qui était combiné à l'état de BaCl* (von Jacksh).
Ce procédé paraît être passible des mêmes objections que le précédent.
c. Méthode de Tôpfer. — Cet auteur dose l'acide chlorhydrique ù ses divers états, en se servant de plusieurs indicattnus; il titre en présence : du diméthyl-amido-azo-benzène, de la phtaléine ordinaire et d'un rouge d'alizarine, I.a première opération correspond à l'acide libre ; la différence entre le second et le troisième titrage donne l'acide faiblement combiné ; la somme de ces deux acides représente l'acide physiologiquement actif.
Le premier et le dernier des réactifs ci-dessus n'ont pas de virage bien net [Zeitschrift fur physiol, Chemie, 1893).
d. Méthode de Braun. — On évalue très exactement l'acidité totale par les moyens ordinaires : soit n le nombre de centimètres cubes de NaOH ^/lo qu'il a fallu employer pour 10 centimètres cubes de liciuide gastrique. La prise d'essai, additionnée de quelques centimètres cubes NaOH ^jio^ 5 centimètres cubes par exemple , est évaporée et incinérée au rouge sombre. On obtient du chlorure de sodium provenant de l'acide chlorhydrique, tandis que les acétate, lactate» butyrate se sont transformés en carbonate de soude. On dissout les cendres dans l'eau, on ajoute (n + 5) centimètres cubes SO^H^ N/io, on chauffe légèrement pour chasser CO*, et enfin on titre l'acide resté libre, par la soude décinormale, en présence de la phtaléine. Il est certain que l'acide resté libre correspond au chlorure de sodium formé en premier lieu, et par conséquent à l'acide chlorhydrique total.
Ce procédé est un des meilleurs, suivant Bouveret. D'après KossLER, il donnerait des chiffres trop forts, parce que Tacidité des phosphates acides serait comprise dans le total (Zeilschrift fur physioL Chemie, 1892, t. XVIÏ, p. 114).
e. Méthode d'Hayem-Winter, — Tous les résultats sont calculés en chlore, et rapportés à 100 centimètres cubes de liquide.
i^ On détermine d'abord l'acidité totale A, par les voies ordinaires.
2<^ On prend trois petites capsules de platine a,6,c, qui reçoivent, toutes trois, 5 centimètres cubes de liquide à analyser: la capsule a ayant été additionnée de 2 grammes environ de carbonate de soude pur, exempt de chlore, et les autres n'ayant reçu aucune addition, on évapore les trois capsules à sec, au bain-marie, puis on les traite comme suit:
a. Le résidu de a est calciné au rouge sombre, dissous, après refroidissement, dans l'eau bouillante aiguisée d'acide azotique pur, filtré et saturé par un léger excès de carbonate de chAux pur. On titre par la solution décime normale d'azotate d'argent, en présence du chromate jaune. On obtient la valeur T = le chlore total (celui de HGl libre, H ; celui de HGl combiné, G; celui des chlorures, F).
p. La capsule b est maintenue au bain-marie une heure encore après la dessiccation complète , pour assurer le départ de HCl libre ; après quoi, on ajoute 2 grammes de carbonate de soude pur ; on incinère et, avec les mêmes précautions que précédemment, on titre à la solution d'argent ^jxo ; le titre trouvé correspond au chlore des chlorures, F, et de l'acide chlorhydrique combiné aux matières organiques, G.
y. Quant à la capsule c, aussitôt après la dessiccation, on l'incinère doucement sans addition aucune, et on titre, comme ci-dessus, le chlore du résidu : c'est le chlore des chlorures, G.
On a donc :