‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 78 sur 173 · GAZ DU SANO · texte numérisé non relu

GAZ DU SANO

Au contact de l'air, où t'oxygèoe est ù la pression de 1/3' d'at-

Fig. 31.

Pompe à mercure, pour l'extracliuu des gaz du sang.

losplière euviroii, le sang, en admelUint que son pouvoir dis-

PHÉCIS DE CHIUIB. 18

solvant fût égal à celui de Teau, ne devrait même pas dissoudre 1 p. 100 de son volume ; il absorbe 20 à 25 fois plus. C'est qu'il ne s'agit pas d'un phénomène physique, mais bien d'une combinaison chimique : l'oxygène est uni à l'hémoglobine, sous la forme d'une combinaison instable qui porte ensuite dans l'intimité des tissus l'oxygène qui doit y être consommé.

La présence dans le sang d'une si forte proportion d'oxygène susceptible d'être mis en liberté sous les plus légères influences, a fait croire pendant longtemps que le sang était le siège de phénomènes d'oxydation énergiques; il n'en est rien. Les expériences de Pfluger, Œrtma.nx, Afonassiew ont démontré que la plupart des oxydations, peut-être toutes, ont leur siège dans les éléments des tissus, et non dans le sang. Il est impossible de mettre en évidence un processus d'oxydation s'effectuant dans le sang lui-même, alors qu'au contraire, Rohmaxn et Spit- ZER ont établi récemment qu'au contact d'une parcelle d'un tissu débarrassé de sang, un mélange incolore d'a-naphtol, de paraphénylène-diamine et de soude se colorait en bleu, en fixant de l'oxygène, pour donner Tindo-aniline correspondante. On a fait la même constatation sur quelques tumeurs malignes (L. HuGOUNENQ et Paviot).

Le sang n'est donc qu'un agent vecteur d'oxygène. Mais, par quel mécanisme l'oxygène est-il enlevé au sang et utilisé par les cellules, pour comburer les hydrates de carbone, les graisses, tous les corps qui se brûlent dans l'organisme, en si grand nombre et en si grande quantité ? C'est là ce que nous ignorons. Suivant une théorie, le phénomène serait analogue à celui des oxydations lentes de la chimie minérale : un atome 0 de la molécule 0^ serait d'abord seul utilisé ; l'autre atome, se portant sur une seconde molécule 0^, donnerait de l'ozone 0'^, dont l'énergie oxydante expliquerait la combustion des corps organiques que l'oxygène n'attaque pas in vitro, à la température ordinaire, mais qu'il brûle, au contraire, dans l'économie. Certains auteurs attribuent les oxydations intra-organiques. à l'état naissant de l'oxygène que l'hémoglobine apporte aux tissus. Aucune de ces hypothèses ne paraît vraisemblable. Peut-être ce rôle d'intermédiaire, entre l'oxygène derhémoglo-

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