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CHIMIE PATHOLOGIQUE DU SANG

tiens saturées d'éosine et de bleu de méthylène ; le précipité qui se forme, recueilli sur un filtre et additionné d'un peu d'éosine et d'un peu de bleu de méthylène, est dissous dans Talcool. Celte réaction, qui n'est pas due au sucre, n'est pas spéciale au sang diabétique ; Lépine et Lyonnet l'ont obtenue avec le sang d'un leucémique.

WiLLiAMSON a indiqué une autre réaction du sang diabétique. On mélange, dans un petit tube, 40 millimètres cubes d'eau, 20 millimètres cubes de sang, 1 centimètre cube d'une solution aqueuse de bleu de méthylène à 1 p. 6000 et enfin 40 millimètres cubes de potasse ; on chauffe quatre minutes au bainmarie. Tandis qu'avec le sang normal, la coloration bleue du liquide persiste,. quand il s'agit du sang d'un diabétique, il se produit une coloration jaune pâle. Il faut, autant que possible, opérer à l'abri de l'air. Ce procédé permet d'évaluer approximativement la teneur en sucre du sang (Lyonnet).

g. Dans nombre de maladies infectieuses, le sang renferme des toxines dont l'action se manifeste sur les bacilles pathogènes. C'est ainsi que le sang des typhiques provoque l'agglutination et l'immobilisation des bacilles d'Eberth (réaction de Widal).

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