‹ Précis de chirurgie de guerreChapitre 2 sur 96 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

C’était fait. Mais ce tracé rapide, synthétique, ne pouvait suffire. Il devait être complété par des renseignements sur les aspects spéciaux de nos blessures, sur leurs complications, par des détails suffisants sur les meilleures pratiques à suivre. Ce Précis devenait dès lors un complément nécessaire.

Destiné à la fois à ceux qui ne savaient pas ou savaient mal et à des chirurgiens de carrière auxquels une pratique souvent spécialisée n’avait pas permis de suivre les progrès de la Chirurgie de guerre, j’ai du donnera maintes descriptions une forme scientifique, insister sur les raisons légitimes des pratiques conseillées; j’ai dû ainsi abandonner la forme concrète, impérative, excellente pour les débutants, mais insuffisante pour assurer la conviction de ceux-là même auxquels, à l’arrière, vont incomber les soins les plus importants de ceux que réclament nos blessés.

Que les uns et les autres me suivent, dans les instants que leur laissent leurs tâches journalières, même les plus pénibles. Qu'ils lisent ce livre. Ils le doivent; ils en tireront parti pour eux et avec eux en profiteront nos héroïques blessés. Et ce sera pour moi un suprême bonheur et une bien suffisante récompense que de penser, à la fin d’une carrière commencée à nos désastres de 1 870, qu’ait pu, au début de cette guerre, m'être réservé le rôle insigne et le très grand honneur d’avoir à affirmer et à répandre, pour le bien de tous, les salutaires, les si bienfaisantes doctrines de la chirurgie militaire française, en faisant appel aux souvenirs de mon long enseignement.

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