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TRAITEMENT DES FRACTURES DIAPIIYSAIRES DES COUPS DE FEU

empêcherait-elle de dire tout notre sentiment et tout le bien qu’on en pense? Les faits ont parlé. Ces appareils se sont incontestablement montrés supérieurs aux autres et ils méritent d’être placés au premier rang des moyens d’immobilisation pour le transport et le traitement définitif.

Appareils définitifs. — De ces appareils employés à l’arrière on n’a plus qu’à réclamer : 1° d'immobiliser convenablement la fracture ; 2° de permettre la surveillance du membre et 3° V application facile des pansements .

Les appareils plâtrés, les appareils à extension continue, les gouttières en treillis métallique, d’application facile mais détestables comme appareils contentifs, ont les préférences de beaucoup, parce que c’est à eux qu’ils ont recours communément. Les uns et les autres ne permettent pas la surveillance facile du membre, surtout le renouvellement facile des pansements, la coaptation des esquilles et la mobilisation des articulations. Ils sont très inférieurs aux gouttières métalliques à valves que nous ne saurions trop conseiller.

2° Réduction et contention de la fracture. — Dans les fractures communes, la réduction de la fracture est un acte important, parce que la violence extérieure a provoqué le plus souvent de grands déplacements et que la forme même de la fracture facilite ces derniers. Dans les fractures par coup de feu, il n’en est plus de même. Au membre supérieur, les déplacements manquent souvent ou sont d’ordinaire peu importants; au membre inférieur, ils font défaut souvent également, excepté à la cuisse où l’abduction et la rotation du membre en dehors sont la règle.

Nous avons, il y a longtemps, fait remarquer que, dans les fractures par coup de feu, la réduction suivant l’axe n’était pas tout et qu’il fallait y joindre la coaptation des grandes esquilles , leur rapprochement étroit avec les extrémités fragmentaires auxquelles elles doivent correspondre. L’est par des pressions manuelles d’abord, par des pressions exercées avec des tampons d’ouate placés latéralement qu’on obtient ce résultat.

Ces pressions doivent s’exercer dans un sens perpendiculaire

DES LÉSIONS OSSEUSES DES DIAPHYSES

au trajet parcouru par le projectile. Elles sont indispensables très souvent. Elles réduisent les dimensions du foyer de la fracture, concourent à une coaptation plus complète et plus solide et permettent d’obtenir des cals plus réguliers.

5° Pansement de la fracture. — Au poste de secours, même dans les premiers moments, à l’ambulance, on immobilisera et ©n pansera la fracture sans enlever les vêtements. On se contentera de les inciser en volets, sans détruire les orifices vestimentaires. C’est sur la partie découverte par la brèche vestimentaire qu’on appliquera le premier pansement.

A l’ambulance ce pansement provisoire sera remplacé par un pansement complet, après asepsie de la plaie et de son pourtour par l’iode. Là la plaie sera couverte d’un pansement hospitalier ordinaire sec. Les pansements humides doivent être proscrits.

Naguère il était indiqué à l’ambulance de faire précéder l’application du pansement de l’ablation des esquilles libres après débi idement. Actuellement on doit les conserver primitivement, quitte à les enlever en cas de suppuration de la plaie.

On assurera l’antisepsie des foyers infectés (voir suppurations). Les lavages d’eau oxygénée, de solution phéniquée à b.pour 1 00, d’éther, les attouchements de solution de chlorure de zinc à 1/10 ou d’iode, les pansements à la gaze iodoformée, etc., etc., seront alors fort utiles.

Les suppurations réclament des incisions suivies de drainage. Ces incisions doivent de préférence porter sur l'orifice et le trajet de sortie, là où se trouvent les esquilles et les corps étrangers intolérés. Il ne faut pas craindre de les faire étendues.

Les autres incisions, autant que possible se rapprocheront des incisions classiques de ligatures.

Une pratique de tous points regrettable, que nous croyions définitivement condamnée parce qu elle l’est pour ceux qui sont familiarisés avec les exigences de la chirurgie de guerre, c est celle qui consiste à introduire dans le canal de la plaie une mèche aseptique ou antiseptique qui l’obture. Cette conduite est aujourd’hui encore suivie par des chirurgiens de carrière et même par des chirurgiens de haute notoriété. Nous ne sau-

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