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LÉSIONS DES ARTICULATIONS

Dans les blessures des articulations on comprend communément : les plaies péri articulaires ou non pénétrantes , les plaies pénétrantes simples , les plaies pénétrantes avec lésions osseuses.

Plaies péri-articulaires. — Leurs caractères sont ceux des blessures des parties molles de toutes les régions. Les seules particularités générales qui méritent d’être relevées sont : 1° relatives à l’ouverture des gaines tendineuses et des bourses séreuses péri-articulaires, qui peut faire croire à une plaie pénétrante alors que les parties molles seules sont atteintes, et 2° au danger des hémorragies dans des régions où les cercles anastomotiques sont tout particulièrement développés. Signalons enfin, à propos des blessures péri-articulaires, certaines lésions d'apophyses osseuses qui ne pénètrent pas l’article. Les projectiles actuels ne font pas de plaies de contour.

Plaies pénétrantes simples. — Ce sont des pénétrations svnoviales sans lésions osseuses. Elles sont rares et ne s’observent guère qu’aux articulations de l’épaule et du genou ; à l’épaule, parce que la capsule lâche peut laisser, pour le passage des projectiles, un certain intervalle entre la cavité glénoïde et la tête humérale; au genou, en raison de l’étendue du cul-de-sac sous-tricipital.

Le diagnostic en est difficile dans le premier cas, assez facile dans le second. Le pronostic et le traitement ne diffèrent guère de ceux des plaies avec lésions osseuses.

LESTONS DES ARTICULATIONS.

DO

Plaies pénétrantes avec lésions des épiphyses. —

Sur le cartilage, les projectiles produisent des contusions , des érosions, lies abrasions.

Sur l’épiphyse proprement dite, la balle détermine des contusions , des dépressions , des sillons, des gouttières , des perforations incomplètes ou en cul-de-sac, des perforations totales ou en sétons, superficielles ou profondes, des abrasions.

Le sillon et la gouttière sont nettes, sans irradiations fissuriques.

Les perforations incomplètes ont des orifices et des trajets de dimensions plus étroites que le diamètre de la balle. Les traits fissuriques sont, rares.

Les perforations totales sont le plus souvent simples. Quand «lies sont périphériques, la paroi externe compacte de l’épiphyse est divisée en fragments sous-périostés qui, quand on les déprime, fait entendre de la crépitation.

L’orifice d’entrée est net, de dimensions égales, inférieures ou supérieures à la balle, suivant que sa vitesse est moyenne, faible ou grande. Il est arrondi ou ovalaire, parfois obturé par le périoste lissuré et non perforé cà l’emporte-pièce, ou masqué par la synoviale épaisse, à tel point qu'on ne le retrouve pas sur le cadavre. Parfois il est entouré de minuscules esquilles provenant de la table externe, compacte.

L 'orifice de sortie est plus grand, irrégulier, bordé d’esquilles i eu nombreuses, étroites, triangulaires ou rectangulaires, souvent adhérentes, ouvertes en volet. Il ne dépasse guère les dimensions de la balle (8 à 9 mm.).

Le trajet est cylindrique ou conique, régulier. Les fissures, quand il en existe, sont d’ordinaire sous-cartilagineuses ou sous-périostées, non béantes. Elles peuvent manquer ou, au contraire, être profondes, divisantes. Plus le tissu épiphysaire a de résistance (tr* «cillée, condyle huméral), plus la division complète, plus la comminution des fragments articulaires est facile.

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