PLAIES PÉNÉTRANTES AVEC LÉSIONS DES ÉPIPHYSES
Le trajet est libre de débris esquilleux.
Telles sont les lésions simples. A côté d’elles on en trouve, bien plus rarement, il est vrai, de complexes Une tête articulaire est séparée sans éclats, divisée en fragments plutôt sédentaires que propulsés, maintenus qu’ils sont par* la capsule et la •surface articulaire correspondante. C'est un fait bien remarquable que les dégâts capsulaires et ceux des parties molles ne sont pas le plus souvent en rapport, dans ces cas, avec le traumatisme osseux ; la capsule est conservée et même linéairement traversée. L’étroitesse des lésions capsulaires et les traumatismes moindres produits par les balles actuelles rendent compte en grande partie de l’évolution favorable de ces traumatismes.
Telles sont les lésions observées sur la portion franchement épiphysaire de l’extrémité osseuse.
Quand la balle pénètre au niveau du cartilage d’accroissement, elle détermine des lésions épiphyso-diaphysaires : un orifice d’entrée net, un orifice de sortie esquilleux, de longues fissures s’irradient dans l’article et au-dessus.
Ce sont encore les mêmes lésions qu’on observe quand la balle s’éloigne du cartilage d’accroissement, mais alors les fissures, tout articulaires qu’elles soient, peuvent ne pas s’irradier audessous de ce cartilage.
En somme, dans les lésions franchement articulaires, les dégâts sont d’ ordinaire limités , les esquilles et les fragments sont peu nombreux, adhérents ou maintenus por une capsule peu ouverte ; négligeables et rares sont les solutions de continuité du membre. Les lésions épiphysaires sont donc, au point de vue de leur étendue en longueur et en largeur, bien différentes des lésions diaphysaires et souvent elles peuvent être regardées comme des fractures non exposées.
Parfois on a affaire à des abrasions.
Bien différents comme étendue et complexité sont les dégâts produits par les gros éclats d’obus ; mais ceux-là portent souvent plutôt sur les parties molles que sur l’article même. Quand les os sont intéressés, que l’articulation soit plus ou moins largement ouverte, on observe ordinairement les mêmes types de lésions qu’avec les balles.