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LÉSIONS DES ARTICULATIONS

^Considérations générales sur les types de fractures articulaires par projectiles. — Nous avons établi que ces types sont commandés par trois conditions dont les deux premières sont les plus importantes : le point frappé , la constitution architecturale de F os, la vitesse de ta balle ou distance du tir.

1° Point frappé. — Des balles qui atteignent l’os au même point, produisent toujours des lésions identiques ou analogues.

Fig. 14. — J, Ligne épitrochléo-épicondylienne suivant celle du cartilage d’accroissement. — 2, Lésion sous-jacente ou cartilage d’accroissement (lésion limitée). — 3, Lésion correspondant à la ligne du cartilage (lésion du type épiphyso-diaphysaire). — 4, Lésion sus-jacente au cartilage d’accroishement (lésion de type diaphysaire).

Quand donc on en connaît bien l’anatomie pathologique générale, on peut sur un blessé affirmer que telle ou telle lésion existe.

Dans une extrémité articulaire, ce qu’il importe de fixer c’est la ligne du cartilage d’ accroissement. Au-dessous de lui c’est le tissu épiphysaire proprement dit, plus ou moins spongieux, à trabécules courtes. La balle produit là une lésion spéciale, épiphysaire. Au-dessus, le tissu épiphyso-diaphysaire ou diaphysaire de constitution différente offre des lésions également différenles, du type épiphyso-diaphysaire. Plus haut, vers la diaphyse, la lésion est diaphysaire .

2° Constitution architecturale. — Le tissu spongieux, ou bulbe articulaire sous-jacent à la ligne du cartilage d’accroissement, a des lésions localisées et non irradiées. Le tissu susjacent se perfore et se fissure, et comme les fibres architecturales sont d’autant plus courtes qu’on se rapproche plus des bords de l’os, les fissures seront d’autant plus courtes que la

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