DIAGNOSTIC DES LÉSIONS ARTICULAIRES
lésion sera plus périphérique. Pour chaque arliculation, les fissures ont des directions commandées par la disposition des fibres architecturales.
o° La vitesse de ta balle fixe, elle, non le type osseux ou ses irradiations, mais Y état comminutif. Plus la vitesse est grande, en général, plus le type est comminutif. La chose est surtout remarquable pour les lésions épiphyso-diaphysaires. Le diamètre de la halle joue également un rôle. Plus il est grand, à vitesse égale, plus la lésion est comminutive.
Diagnostic. — Quand les lésions osseuses sont très comminutives, qu’elles s’accompagnent des signes des fractures graves (déformation du membre, mobilité anormale, crépitation), le diagnostic s’impose; mais le plus souvent, avec des lésions limitées et des réactions légères, il est moins facile à établir. Cependant, même dans ces cas, il est possible de l’assurer.
La douleui ' est peu caractéristique, V impotence fonctionnelle est signe incertain. Des blessés atteints de perforations de grosses articulations font mouvoir leurs articulations. L 'écoulement de synovie manque souvent en raison de l’étroitesse des plaies faites à la capsule.
Fournissent des indices de valeur : Y agrandissement de l'orifice de sortie dans les lésions épiphyso-diaphysaires produites à courte distance, la poussière osseuse trouvée dans le trajet ou recueillie dans la sécrétion de la plaie, les rainures fines subies par la balle arrêtée dans le membre. Les signes les plus nets sont tirés : des rapports des plaies extérieures avec la région occupée par l'article , de V hémorragie rapide , de l'arthrite, des indices de la radiographie.
Les balles actuelles ne se déviant pas en général en traversant les extrémités osseuses, la position des orifices et leurs rapports avec l'article constituent l’un des meilleurs signes. On peut le dire pathognomonique quand l’articulation est superficielle.
Non seulement ces rapports du trajet avec l’article fixent le diagnostic général, mais ils permettent également d’établir le diagnostic différentiel de lésion épiphysaire, épiphyso-diaphysaire, diaphysaire.
LESIONS DES ARTICULATIONS.
La radiographie ne fournit pas, pour les lésions osseuses articulaires, les apparences si frappantes et presque constantes qu’elle donne pour les lésions diaphysaires. Cependant ses renseignements sont très précieux. Les lésions épiphyso-diaphysaires sont souvent précisées par elle, et très souvent un œil exercé reconnaîtra une perforation épiphvsaire nette, un sillon, c’est-à-dire les lésions les plus simples. Les dégâts plus complexes, fragmentaires, sont aisément reproduits par elle.
Si, de tous les signes, le plus simple, le plus pratique, le plus précieux est celui fourni par les rapports des plaies avec f article , il y a lieu de remarquer que, pour en tirer un parti rigoureux, il faut tenir compte de la position occupée par le blessé au moment de son traumatisme.
Marche. Pronostic. — Naguère les blessures des articulations étaient particulièrement graves. L’infection était habituelle. Après quelques jours de calme relatif, l’articulation se gonflait, devenait douloureuse, tendue; la température s’élevait, la suppuration se déclarait, le pus remplissait l’article et, soit mécaniquement, soit par propagation infectieuse, il se répandait à distance. S’il n’était pas confié aux soins d’un chirurgien avisé, décidé à poursuivre le pus par de larges débridements, à en assurer l’écoulement par le drainage, à en prévenir le retour par ses topiques, le blessé succombait à l’infection purulente.
Les choses ont bien changé, mais il ne faudrait pas croire que l’évolution simple, souvent aseptique, des jointures ti aversées, avec ses réactions atténuées, des excrétions séreuses ou séro-purulentes légères, doit rester règle sans exception. Le pronostic d’une blessure articulaire par balle est toujours réservé ; aussi son traitement doit-il être surveillé par un chirurgien.
Les articulations ne sont pas exclusivement traversées par des balles pointues, rarement vectrices de corps étrangers infectants; elles sont aussi ouvertes par des balles déviées, des balles de schrapnels, des éclats d’obus. Dans ces cas, il faut s’attendre à voir apparaître l’arthrite et à la combattre par un traitement approprié, très actif.