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BLESSURES DE LA LANGUE ET DU PLANCHER BUCCAL

2° L’inclinaison de la tête en avant, au besoin une incision pratiquée sous le maxillaire et, par elle, le drainage permanent intra et extra-buccal, réalisent la deuxième indication.

3° Quant à l’immobilisation, elle est obtenue soit par la ligature des dents, soit par le maintien du maxillaire inférieur appliqué contre le supérieur par le moyen d’une fronde. L’interposition, entre les arcades dentaires, d’un fragment plat, mais épais, de bouchon de liège creusé en double gouttière, ou d’une plaque de gutta-percha qui laissent un espace libre entre les maxillaires, facilite la désinfection buccale tout en maintenant les fragments en contact. La suture directe a ses partisans. Elle serait surtout utilisable dans les fractures à types simples.

On doit respecter les esquilles non transportées , alors même quelles nont que de très minimes adhérences , et cela pour éviter les déviations consécutives vers l’axe buccal. Celles qui ont été projetées, comme les dents devenues libres, doivent être enlevées.

Les hémorragies, complication assez fréquente, sont arrêtées par la compression d’abord, la ligature ensuite. Quant aux corps étrangers, d’ordinaire mal supportés, ils seront enlevés de bonne heure.

Ultérieurement, les pertes de substance sont comblées par la prothèse et les déviations sont corrigées par des appareils doublant en bons endroits le maxillaire déformé (Preterre).

Blessures de la langue et du plancher buccal. —

Les balles qui atteignent la langue y produisent des sillons, des sétons, des plaies en cul-de-sac ou des perforations totales. Elles entraînent communément des esquilles ou des dents détachées des maxillaires, surtout du maxillaire inférieur.

Ces blessures se compliquent parfois d’hémorragies abondantes, et si elles se terminent fréquemment sans accidents septiques, d’autres fois, bien que plus rarement qu’autrefois, avec les petites balles actuelles, elles donnent lieu à des phlegmons du plancher buccal, à la septicémie par déglutition des liquides intra-buccaux, enfin à la glossite.

Les traitements les plus usuels réclamés par les blessures de la langue sont : en cas d’hémorragie grave, l’obturation de

BLESSURES DE LA FACE

la plaie buccale par un tamponnement ou la suture ; la détersion incessante de la bouche ; le débridement de la plaie et la recherche des corps étrangers linguaux en cas de glossite si gênante pour la déglutition et la respiration; puis l’incision médiane ou latérale du plancher buccal, comprenant toute la sangle mylohyoïdienne, pour donner issue aux liquides du tissu cellulaire sublingual ; l’incision angulaire sterno-mastoïdienne pour ouvrir les collections péripharyngées.

Les blessures des lèvres et des joues ne prêtent matière à aucune considération spéciale. Les lambeaux même très contus des lèvres doivent être conservés avec soin.

Les lésions du canal de Sténon sont exceptionnelles.

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