ET DES REINS
La région lombaire, occupée en grande partie par les reins , est limitée en dedans par le rachis, en bas par la crête iliaque, en haut par la 12e côte. En dehors elle se continue avec la paroi abdominale au niveau du flanc.
La fréquence des traumatismes du rein est mal précisée. Ils sont compris, non sans raison, dans le cadre des blessures de l’abdomen.
Les trajets antéro-postérieurs sont les plus fréquents. Viennent ensuite les trajets postéro-antérieurs et transversaux. Le colon descendant et la rate à gauche, le colon ascendant et le foie à droite, les plèvres des deux côtés sont souvent simultanément intéressés.
Contusions rares et sans intérêt, ragades saignantes, plaies en cul-de-sac , plaies perforantes de part en part , telles sont les lésions observées. L’étendue des perforations est en rapport avec la vitesse du projectile. Est-elle faible ou moyenne, le trajet est étroit et non ou peu fissuré; il est large et fissuré avec des vitesses grandes, aux portées rapprochées. Les perforations sont nettes ou prolongées par des fissures multiples et étoilées, surtout du côté de l’orifice de sortie. Dans les coups de feu explosifs, le rein peut être éclaté; l’organe est fissuré, profondément divisé, séparé en fragments saignants. Le tissu cellulaire post-rénal, moins dissocié que le tissu rénal, oblitère en partie la plaie postérieure.
Le bassinet et Y uretère sont sectionnés, perforés, arrachés. Leurs plaies donnent lieu à un écoulement d'urine qui peut s’infiltrer dans le tissu périrénal. Par contre, les plaies du parenchyme par balles ne donnent pas d’urine.