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BLESSURES DE L’ÉPAULE

Une balle peut passer entre Uacromion et l’article sans ouvrir celui-ci.

Ce serait nous exposer à des redites que d'insister sur les caractères et le pronostic des lésions de l’artère et de la veine axillaire. Ces gros vaisseaux donnent lieu à des hémorragies primitives et secondaires redoutables, à des hématomes artériels et artério-veineux qui réclament ultérieurement, de la part de chirurgiens de carrière, des opérations difficiles. À l’hémorragie primitive ou secondaire on opposera la ligature directe. Celle, indirecte, de la sous-clavière échoue dans les 2/5 des cas.

Les nerfs du plexus brachial, le nerf circonflexe sont, comme les gros vaisseaux, atteints isolément ou concomitamment avec les os.

Lésions osseuses . — Sur l’extrémité supérieure de l’humérus, le cartilage d’accroissement qui différencie les lésions de la tête de celles du reste de l’extrémité articulaire, ce cartilage correspond au col anatomique. Les tubérosités sont des parties surajoutées qui se développent par des points osseux spéciaux et qui conservent, quant à leurs lésions, leur individualité.

Tète humérale. — l°Les balles qui, au-clessus du cartilage du col anatomique , atteignent la tête humérale, la sillonnent, la gougent, la perforent simplement ou la font éclater, ce qui est rare, mais même dans ce dernier cas, les fragments restent en contact.

2° Le projectile pénètre-t-il au nioeau meme de ce col, vers son milieu? La tête est séparée par une fissure, mais elle reste néanmoins très adhérente par les trousseaux fibreux et le périoste.

5° La pénétration a-t-elle lieu près de la grosse tubérosité ? Celle-ci est séparée par une fissure en coin, à base supérieure, mais le fragment délimité est très adhérent.

4° Au-dessous du col anatomique, sur le col chirurgical, la lésion est épiphyso-diaphysaire ; les fissures peuvent être étendues.

5° La grosse tubérosité est creusée en gouttière, perforée superficiellement, perforée en profondeur. La lésion est limitée à

BLESSURES DES MEMBRES SUPÉRIEURS

cette tubérosité quand le coup de feu est antéro-postérieur. Est-il transversal? La balle a suivi alors un trajet épiphyso-diaphysaire et a déter miné sur la tête et la diaphvse la formation d'une ou de deux grandes esquilles latérales.

6° Le petit trochanter est abrasé.

Cavité glénoïde. — Sur la cavité glénoïde, on observe des sillons, des perforations simples ou avec fissures. Le plus souvent, les fragments sont maintenus en place par les insertions de la capsule.

Diagnostic. — - Les lésions de l'articulation de l’épaule, en raison de la grande épaisseur des parties molles qui la recouvrent et du gonflement considérable qui, parfois et très rapidement, s’empare de la région, doivent être diagnostiquées surtout en tenant compte du siège des plaies et de leurs rapports avec les points occupés par l’extrémité humérale et la ligne épiphyso-diaphysaire. Les atteintes de la glénoïde ne peuvent qu’être soupçonnées si l’on n’emploie pas la radiographie.

Nous avons donné des repères très précis pour assurer le diagnostic des lésions de l’extrémité supérieure de l’humérus :

Ev avant : Par une pression un peu forte, on reconnaît le bec de l'apophyse coracoïde dans le sillon deltoïdo-pectoral. De ce bec, on fait descendre une verticale. La limite inférieure du col anatomique est , sur cette verticale , aun travers de doigt audessous de ce bec et un peu en dedans.

Si, de la partie la plus saillante, la plus externe de l'acromion , on tire une ligne qui aboutisse au point précédemment fixé, la ligne oblique obtenue donne la direction , le siège du col anatomique.

Le bras tombant verticalement, on dessine la tête humérale arrondie au-dessus de la ligne. Le bulbe et la diaphyse sont au-dessous.

En arrière : Si l’on réunit le même point acromial à l'angle saillant de l'omoplate, le bras tombant verticalement, on trace la ligne du col anatomique .

Sa limite inférieure est à Y entrecroisement de la ligne précédente et d’une verticale abaissée de l'articulation acromio-

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