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TRAITEMENT ÉLECTRIQUE

Si la chirurgie infantile a souvent recours à l'électricité pour développer des muscles affaiblis et régénérer des muscles atrophiés ou susceptibles de dégénérer, elle doit encore s'adresser à elle, sous peine de graves erreurs de diagnostic, pour établir le diagnostic précis des affections musculaires qui réclament une intervention décisive.

\ la rigueur, l'examen clinique sutht au praticien expérimenté pour reconnaître l'hémiplégie ou la paraplégie spasmodique, les paralysies périphériques qui succèdent à des lésions nerveuses, l'atrophie simple déterminée par une maladie articulaire ou osseuse, la paralysie des groupes musculaires ou des faisceaux isolés qui succède à l'inllammation des cordons antérieurs de la moelle (paralysie infantile) ; mais le diagnostic demande à être contrôlé et doit pénétrer plus loin.

Il s'agit en effet non seulement de distinguer entre eux les

i08 PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALES

différents états pathologiques, mais encore de définir leur étendue et leurs degrés.

a. Contractures. — Les contractures anciennes sont accompagnées de rétraction et la section tendineuse des groupes les plus forts, seule, est appelée à rendre quelques services. Dans ces cas, Télectrisation, loin d'améliorer Tétat local, ne peut que déterminer une irritation fâcheuse même sur les muscles qui ont été vaincus dans la lutte. Encore faut-il distinguer entre les courants faradiques toujours condamnables et les courants galvaniques qui peuvent quelquefois devenir utiles si certains groupes musculaires à la suite d'allongements, de distensions prolongées, se sont affaiblis et atrophiés et menacent de ne plus contre-balancer Taction des antagonistes puissants qu'on aura allongés par la ténotomie. On prévoit donc l'utilité d'un examen électrique sérieux fait avant l'intervention pour assurer le diagnostic, et, après cette intervention, pour bien définir l'état anatomique.

b. Paralysies. — Dans la paralysie (nous devons envisager surtout la paralysie infantile), le médecin se trouve en présence d'indications beaucoup plus variées. En effet, pour redresser un membre il dispose d'opérations multiples : la simple ténotomie, plus rarement les arthrotomies (opération de Phelps) ou les sacrifices osseux, les arthrodèses, enfin les anastomoses de tendons. Par expérience depuis longtemps acquise nous pensons que sans examen électrique une décision opératoire ne peut être prise sérieusement dans la plupart des cas. Il est facile de le prouver.

Le type du pied bot paralytique est le pied équin. Dans cette attitude le tendon d'Achille rétracté maintient solidement l'extension et les muscles antéro-externes distendus restent inactifs ou répondent très faiblement à la volonté. Quelle est l'état de ces derniers ? Sout-ils seulement affaiblis par l'immobilité, l'extension forcée, ou bien sont-ils dégénérés au point de ne laisser qu'un faible espoir à la réparation ? S'ils répondent aux courants faradiques, ils ont repris leurs fonctions depuis le début de la paralysie et feront des muscles utiles après le redressement et l'électricité, aidée par le massage,

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au^qnentera leur volume et leur force de contraction. — Si insensibles aux courants faradiques, ils répondent aux galvaniques, mais en présentant une réaction ambiguë de dégénérescence, ils pourront encore être réparés. Dans ces deux cas, la simple section du tendon d'Achille sera indiquée comme opénition de choix. — Si sur ces mêmes muscles la réaction de dégénérescence ou Fabolition de toute réaction sont nettement ronstatées, ils sont perdus pour la vie ou perdus à bref délai et re n'est plus à la lénotomie, au simple redressement du pied qu'il faudra recourir, mais à l'arthrodèse.

Rarement, dans les déviations paralytiques il est nécessaire irextraire les os : l'astragale, le cuboïde, parce que les déformalions osseuses sont tardives ; mais quand il s'agit de pieds bots paralytiques anciens, la tarsectomie peut être discutée et pratiquée. Or, des opérations aussi importantes demandent toujours l'exploration électrique, puisqu'elles seules amèneront un résultat complot si les muscles sont susceptibles de récupérer leur action, tandis qu'elles devront être associés à l'arthrodèse s'il est prouvé qu'ils sont dégénérés.

Mais dans les paralysies infantiles le diagnostic est loin d'être toujours aussi simple. Certaines déviations sont produites et maintenues par un seul muscle ou un petit nombre de muscles. Tel le pied bot valgus, une des formes encore fréquentes du pied bot paralytique. En explorant la région artéroexterne on découvrira le plus ordinairement que le jambier antérieur est perdu pour la vie et qu'à côté de lui l'extenseur propre du gros orteil et peut-être avec lui l'extenseur commun sont encore valides. L'indication est précise alors et nous trouvons dans l'anastomose du jambier et de l'extenseur propre qu'on aura tout d'abord développé avec un traitement électrique suivi, une ressource excellente contre la déviation du pied en dehors. — Il en est de même pour tous les muscles atteints isolément qui pourront être anastomosés par suture à leurs voisins conservés, valides.

Ce que nous disons pour le pied bot peut être répété pour les autres articulations, pour le genou paralytique, qu'il ne sera légitime de vouer à l'arthrodèse que lorsqu'on aura

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reconnu Timpossibililé de rappeler à la vie le triceps ; pour le pied talus qu'on peut traiter par le raccourcissement du tendon d'Achille, mais qui, dans le cas de paralysie très accusée, se trouvera mieux de Fartlirodèse du cou-de-pied.

Le diagnostic et le pronostic d'une lésion paralytique, d'une altération spasmodique, difficiles à préciser dans leui-s détails par l'examen purement clinique, sont donc bien établis par l'exploration électrique qui, en même temps, fait connaître d'une façon certaine quelles ressources rusniîf^ des courants réserve pour la guérison définitive, après l'intervention chirurgicale.

8 27. — Du MASSAGE

Le massage est un agont thérapeutique constitué par une série de manipulations se traduisant par des eiïels mécaniques thermiques et électriques.

D'une façon générale on peut dire que les circonstances dans lesquelles le massage a été le plus souvent recommandé et employé, et dans lesquelles, aussi, il a donné les meilleurs résultats, sont les cas où les proportions normales des tissus ou de leurs éléments sont altérées. Dans les épanchements sanguins, les hydarthrosos, et dans tous les cas où il existe une agglomération de liquides dont la résorption réclamerait un temps considérable, le massage a rétabli l'absorption quand elle était suspendue, il l'a activée et régularisée dans d'autres cas.

l"" Expérimentation, action physiologique. — Mosengeil a fait à ce sujet des expériences classiques. Il a pris deux lapins dans l'articulation du genou desquels il a introduit une certaine (juanlité d'une solution il'encre de Chine ; il massa l'articulation injectée, chez l'un des lapins seulemenL 11 put ainsi constater que dans l'articulation massée, la dilTusion du liquide était rapide ; celui-ci était poussé dans les vaisseaux lymphatiques et les espaces plasmatiques du tissu conjonclif avoisinant l'articulation, et il se dirigeait de la périphérie vers

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