DL MASSAGE
I^ massage empirique est souvent dangereux entre les maijns des praticiens vulgaires dont le nombre comme les méfaits se multiplient tous les jours; il devient, entre les mains du médecin, qui ne devrait pas en négliger la pratique, un moyen Ihérapeuticfue d'autant plus précis que le diagnostic a été, tout d'abord, bien établi.
Que deviennent les sujets atteints d'arthrites, d'ostéites tuberculeuses, d'abcès froids livrés aux pratiques inconsidérées des artisans en massage? Nous avons tous été, un jour ou l'autre, appelés à réparer de tels désastres. Comme tous les agents thérapeutiques de premier ordre, le massage a des indications et des contre -indications nettes. Nous inscririons volontiers en tête de ces dernières un seul mot qui paraît les dominer toutes : plaie et suppuration.
Au point de vue diagnostic, nous avons établi dans le chapitre précédent les services considérables rendus par l'examen élccirique des muscles. L'électricité intervient donc utilement, j'allais dire nécessairement, pour associer son œuvre à celle du massage ; elle prépare son action, et, le diagnostic établi, lui prèle le concours le plus précieux.
Chez les enfants, le massage doit être patient et progressif. Les séances violentes et forcées sur des articulations enraidies n'ontd'autre résultat que de toujours provoquer desexsudats, des infiltrations sanguines. Elles sont donc mauvaises. Aussi proscrivons-nous les séances sous le chloroforme qu'il ne faut cependant pas confondre avec les opérations de rupture ou d'assouplissement des ankyloses souvent nécessaires avant l'intervention du massage. Ces opérations douloureuses ne font pas partie du traitement quotidien, elles préparent son œuvre; le chloroforme est indispensable pour les bien conduire.
Fidèle à cette idée que le massage ne doit pas provoquer dans les tissus de violences souvent préjudiciables à la partie lésée, nous pensons encore que le redressement des pieds bots par le rrut^age forcé n'appartient pas au massage. Comme pour le redressement ou l'assouplissement brusque des ankyloses, il s'agit bien encore d'une opération qui mérite mieux le nom de tarsoclasie, puisque le redressement n'a lieu qu'au
prix d'élongations et de ruptures ligamenteuses, de tassement* et de ruptures osseuses.
§ 28. — Immobilisation et extension continue
L'immobilisation chez l'enfant, dans les cas d'affections articulaires ou osseuses graves, a toujours préoccupé les praticiens, et, non sans raison, on a prescrit chez eux les appareils un peu lourds, de manière à vaincre la tendance incessante qu'ils ont au déplacement.
10 Choix d'un appareil d'immobilisatioii. — L'absence de tout appareil pour les fractures, très légitime et efllcace dans
l'âge adulte, à plus forte raison les appareils de marche, ne semblent pas destinés à un grand avenir chez les petits malades.
La réparation est prompte et l'on ne voit pas le bénéfice réalisé par une pratique qui a pour but. d'abréger la durée du traitement et peut favoriser des déplacements. L'immobilité pour les fractures est nécessaire; elle Test aussi pour les maladies articulaires. Mais parmi les appareils qui ont pour but de la réaliser complète, absolue, ceux qui nous semblent devoir être proscrits sont les gouttières en fil de fer (jui s'adaptent mal au membre et gênent sans immobiliser. Les gouttières plâtrées, 1res solides et légères, leur sont de touspoint*^ préférables; elles ont Tavanlage de permettre une surveillance facile, de pouvoir être écartées, élargies si le gonlhiinent survient.
Pansement à la tarlatane gommée remplaçant la gouttière plâtrée pour les opérations
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