‹ Précis de chirurgie infantileChapitre 42 sur 135 · ÎMANULOME SUCCKOANT A LA CHUTE DU CORDON OMBILICAL · texte numérisé non relu

ÎMANULOME SUCCKOANT A LA CHUTE DU CORDON OMBILICAL

Texpulsion volontaire s'écoule à la fois par les voies normales et par la fisliile.

A^ Traitement. — I.a compression (Lugeol), la cautérisation, la ligature même ont réussi, mais on doit donner la préférence à la dissection de Forifice cutané, à la suture du Inijet lîstuleux et à raffronlement exact de la peau.

B) Kystes de l'olraque

La région ombilicale est le siège de kystes développés sur les vestiges de Pouraque. Plusieurs cas ont été publiés, mais, comme le fait remarquer Kirmisson, un certain nombre d'entre eux sont dépourvus de caractères de certitude relativement à leur origine.

Ils peuvent acquérir un volume assez considérable, et l'ensemble des signes qu'ils présentent expliquant leurs connexions se retrouve dans les fistules urinaires précédemment décrites.

I/extirpation est le seul traitement mis en usage, mais Topération présente des difficultés du côté de la paroi abdominale et du bassin, comme le prouvent les morts fréquentes signalées dans les observations.

ARTICLE m

r.UANULOME SLCCKDANTA LA CHUTE Dl CORDON OMBILICAL

Le granulome est une petite tumeur rouge, franiboisée, végétante, qui succède à la chute du cordon ombilical.

1^ Symptômes. — Son aspect représente un bourgeon charnu de couleur plus ou moins foncée, d'aspect inégal, granuleux, saignant au contact, et le plus souvent, en partie ou en totalité caché au fond de la dépression ombilicale qu'il faut écarter pour le faire !^aillir au dehors.

T,H MVLADIES DE L ABDOMEN'

2'^ Diagnostic. — II peut être confondu avec rorince culané de toutes les fistules congénitales de l'ombilic dont nous venons de parler. L'examen de la sécrétion, au besoin le calhétérisme prudent, avec le stylet, d'un petit canal facilement relrouvé sur le centre de la petite tumeur, quand il s'agit d'une listule, ne doivent point être oubliés. Mais le diajrnoslic ne pi-ésenle en général aucune dilliculté.

3" Traitement. — Le traitement du granulome est simple. Il ne faut point en faire l'excision avec la pointe des ciseaux ou le bistouri, sous peine de provoquer quelquefois des écoulements de sang inquiétants. Il est préférable de recourir aux pansements, aux cautéri.sations légères de la surface végétante. Nous avons coutume d'employer la poudre d'alun qui, saupoudrée à la surface, tandis cfue le granulome est isolé des l»arties voisines par une petite collerette d'ouate aseptique, amène en peu de temps la cicatrisation.

ARTir.LK IV

llKMOHHAfilF': OMBILICALE DKS NOLVEAU-NÉS

Quand un enfant nouveau-né perd du sang d'une manière inquiétante par l'ombilic, le moignon ombilical ou le cordon, on dit qu'il y a hémorragie ombilicale, omphalorragie.

1*' Division. — La perte de sang peut se présenter à divers moments après la naissance : 1^ avant toute intervention du «•ôté tles vaisseaux du cordon ; 2^'quel(iues heures, vingt-quatre, Irente-six heures après la ligature du cordon; 3^ au moment de la chute du cordon ou après elle.

Il est dillicile le plus souvent de distinguer la nature artérielle ou veineuse du sang écoulé, bien que l'hémorragie puisse avoir dislinctenn^nt les deux origines. Elle est mécanique ou dyscrasi(iue.

lIÉMOnRAGIE OMBILICALE DES NOt\'KAr-NÉS. OMPHALORRAGIE 379

2" Ëtiolog^e. — L\>inpli(ilorragie est heureusement rare (une sur plusieurs milliers de naissances environ); elle se présenterait plus souvent chez les garçons et se montrerait plus commune dans certains milieux, ce qu'expliquent le défaut de soin et la débilité des mères et de leurs nouveau-nés.

En principe, le défaut de ligature ou les ligatures mal faites sur le cordon comptent peu dans Fétiologie, attendu que l'élasticité et la rétractilité des vaisseaux du cordon suffisent pour lutter contre une pression vasculaire faible. Demelin dans un excellent article [Traité des Maladies de V enfance)^ insiste avec juste raison sur ce point. L'absence de ligature, la ligature mal faite, la chute du cordon ne sont {\vl^, des occasions donnant la main à des causes plus importantes. Ces causes sont les troubles respiratoires au moment de la naissance, Tasphyxie qui empêche Taspiralion thoracique.

D'une manière générale, la faiblesse congénitale, le lymphatisme (Lefolk), la scrofule des ascendants, le syphilis, prédis- |)osent singulièrement aux hémorragies en amenant un étal des vaisseaux 'phlébite ou endartérite) qui ne leur permet plus, à un moment donné, de s'opposer à l'écoulement du sang.

De même l'état puerpéral de la mère, qui retentit facilemeni sur l'enfant et se traduit quelquefois par un peu de suppuration au niveau de l'ombilit! et de l'ictère, joue un nMe incontestable en amenant des hémorragies dans plusieurs régions par altérations du sang, du foie et retentissement sur toute la circulation centrale.

3'^ Anatomie pathologique. — En dehors de l'état général, des altérations du C(rur, des vai.sseaux, des poumons notés dans toutes les hémorragies graves, il suffit de signaler la con gestion du foie, le phlébite de la veine ombilicale, les liémorlagies intestinales et les lésions des parois des vaisseaux, qui témoignent des infections graves et des lésions générales qui ont préparé l'accident.

4" Symptômes. — l/écoulement ne se fait pas avec violence, rarement le sang s'éehai»pe par jets; il coule plutùl

380 MALADIES DE l'aUDOMEX

en bavant avec la coloration noire qui lui est donnée par l'élat respiratoire du sujet. Chez le nouveau-né, qui n'a pas encore reeu les soins nécessaires, dont la ligature n'a pas été faite ou a été mal faite et qui respire mal, une hémorragie grave peut passer inaperçue et amener la mort. Quand on le découvre pour l'examiner parce qu'il a pâli et subitement perdu ses forces, on le trouve baigné dans son sang. Il respirait mal et l'hémorragie s'est produite par le cordon, qui n'avait pas été lié ou qui avait été mai lié : plus souvent l'écoulement se produit dune manière intermittente par petites quantités, surtout quand il s'agit d'hémorragies retardées.

Celles-ci sont encore provocjuées par des troubles respiratoires, surtout quand la ligature a été mal appliquée. Le cordon gras, dans lequel les vaisseaux sont entourés d'une couche épaisse de gélatine de Warthon, se laisse mal étreindre et à mesure (fue la gélatine fuit sous la pression du fil, les vaisseaux se dégagent et leur lumière redevient perméable.

Plus tard, au moment de la chute du cordon, l'hémorragie plus encore que précédemment se fait par petite quantité à la fois. Au simple suintement succètlent le sang goutte à goutte, puis à diverses reprises l'écoulement plus abondant qui peut devenir continu soit au travers de l'escarre qui commence à se détacher, soit sur le moignon ombilical «juand celle-ci est lonibée.

Cette hémorragie tardive autant (pie les précédentes reconnaît des causes surtout générales.

5' Diagnostic. — Reconnaître l'hémorragie, en découvrhla cause sont les deux points à examiner.

Reconnaître l'omphalornigie, c'est prendre l'habitude de la prévenir. En toutes circonstances, sans négliger les soins à donner à la mère dans des circonstances graves, il faut survriller ou faire surveiller les enfants, surtout si la ligature n'avait pas été faite dans un cas d'accouchement clandestin ou iraccouchement rapide suivi de rupture du cordon. Il faut se préoccuper de rafîaiblissenient subit présenté par un enfant

HÉMORUAGIK OMBILICALE DES NOLVEAU-NËS. OMPHALORRAGIE 38J

chez lequel des troubles respiratoires existent ou sout encore ù craindre.

Pour arriver vile à retrouver la cause, Ton doit se souvenir que les hémorragies précoces reconnaissent surtout une origine mécanique, un obstacle au cours régulier de sang et que les hémorragies tardives, de beaucoup les plus graves, sont plus souvent en rapport avec des lésions de la santé générale, des états infectieux, des altérations (artérite ou phlébite) des vaisseaux ombilicaux.

6*^ Traitement. — L'étiologie impose une appréciation exacte de la santé générale des petits sujets atteints d'omphalorragie et nous apprend que des soins aseptiques pendant et après la ligature sont indispensables.

La soie aseptique plate qui, dépourvue de germes, amène une compression large des vaisseaux et ne les coupe pas brusquement, réunit des conditions excellentes. La ligature élaslitiue pour les cordons gras, surtout quand on a soin de repousser par pression la gélatine avant Fapplication de la ligature, est également fort utile. Les pansements bien faits et très réguliers sont toujours nécessaires.

Quand l'hémorragie apparaît : la compression sera tout d'abord employée : on la fera avec des bandeaux de giaze aseptique, solidement maintenus avec un bandage circulaire. Le perchlorure de fer et l'agaric quelquefois recommandés doivent être proscrits.

Resserrer la ligature, l'appliquer si elle n'a pas été faite, sont des soins élémentaires.

Si le cordon n'est pas détaché, on le supprime au ras de l'eschare pour mieux voir le point où se produit l'écoulement mais il est le plus souvent fort difficile de lier les vaisseaux et la compression sera la première ressource à laquelle on s'adressera. Si elle échoue, la ligature par les procédés de Dubois ou de Lefour est indiquée.

l'ne épingle ûxéc au travers de la plaie ombilicale et dont les deux extrémités sortent à 1 centimètre plus loin permet l'application d'un 111 constricteur passé au-dessous d'elle. Une

seconde rpingle est placée au-dessous de la première el sert à fixer un second lîi (Dubois).

Lekoir fixe cinq épingles qui ne traversent pointlacicatnce. [.a première et la cinquième passent au-dessus et au-dessous de l'ombilic et les trois autres sont en quelque sorte appliquées sur lui. in iï\ élastique relie loutes ces épingles à la fois.

Si la laparotomie ou une large incision se présentaient enlin comme dernière ressource, il vaudrait peut-être mieux ne pas les pratiquer parce que la mort serait dans ces cas-là liés prochaine.

ARTICLE V

FFEIINIES OMBILICALES

Les hernies ombilicales de l'enfance comprennent trois variétés : les hernies embryonnaires, les hernies firtales et h»s hernies des nouveau-nés. Ces trois variétés correspondent à (rois périodes distinctes de l'évolution du sujet.

a. Hernie embryonnaire. — Cette première variété n'est pa> à proprement parler une hernie ; il s'agit plulot d'une malformation congénitale, d'un arrêt de développement de la paroi abdominale dans hupielle les lames ventrales n'ont pas abouli à la formation régulière de la paroi abdominale. L'ombilic st* trouve remplacé par une perle de substance uniquemenl feimée par la membrane de Halhke autour de laquelle les vaissi'iiux ombilicaux se trouvent disséminés.

b. Hernie fœtale, — La paroi abdominale et l'ombilic soni régulièrement conformés, mais dès la vie intra-utérine l'ombilic s'est laissé distendre el une portion quelconcjue des viscères abdominaux s'est engagée par son orifice pour aller quchpiefois faire saillie Jus(pie dans l'épaisseur du cordon.

c. Hernie des nouveau- néa. — Celle-ci se développe plus ou moins longtenij)s après la naissance, grâce à la laxité des tissus qui forment la cicatrice ombilicale.

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