EXSTUOPHIE DE LA VESSIE
fait inférieures de la tumeur. Dans un cas récent, obs«»rvé dans le service de Monod, ils formaient ainsi deux promontoires de structure réellement caverneuse, qu'on pouvait facilement confondre avec l'extrémité des uretères.
L'anus est ordinairement rapproché du scrotum. Ces constatations faites par le palper de l'ensemble de la région mal-
Fig. 110.
Exstrophic de la vessie, saillie des uretères.
formée, on reconnaît encore que les os puldens s«»nt arrêtés dans leur développement et manquent à une certaine distance de la ligne médiane, de chaque côté del'exslrophie. Letouchei* rectal rend un compte exact de celte altération et fait découvrir à la place des os une bandelette fibreuse qui les unit en passant au-dessous des parties exstrophiées. On sent encon* que la prostate fait défaut, que les vésicules séminales ne font aucun relief, et que le sacrum esL plus ou moins saillant en avant par le renversement des os iliaques en dehors. Les diamètres du bassin sont diminués.
Ajoutons enfin que les sujets affectés d'exstropliie peuvent présenter encore d'autres malformations : hernies diverses, inguinales, crurales, pieds bots, mains botes, sillons congénitaux des doigts (cas de Monod), becs-de-lièvre, ouverture de rintestin sur la tumeur vésicale, imperforation de l'anus, ou même avoir été frappés d'arrêts de développement tels (pie la vie n'est pas compatible avec eux (anencéphalie). Chez la femme.
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on voil la bifidiU» du vauin et de l'utérus, mais cher elle les troubles géuilaux paraissent moins accusés, la fécondation a été signalée.
3" Complications. — De graves complications font partie de Tanatomie pathologique de cette lésion : ulcérations de la paroi vésicale, suppuration des uretères et des reins (pyélile el pyélonéphrite) , dilatation des uretères qu'on a vus former d'énormes tumeurs dans le bassin.
11 est facile de déduire les troubles fonctionnels des caractères analomiijues qui précèdent. La paroi vésicale exposée aux injures extérieures est douloureuse, l'urine s'écoule librement et souille tout dans le voisinage de la tumeur, produisant des ulcérations, obligeant le sujet à se garnir de linges ou d'appareils collecteurs qu'il est obligé de dissimuler sous des vêtements longs et larges qui ajoutent à sa situation une nouvelle humiliation. L'atrophie des organes génitaux a pour conséquences l'impuissance el la frigidité. Cependant des observations contraires ont été signalées (Pousson). Le sujet affecté de cette triste infirmité a une attitude caractéristique d'autant plus accusée qu'il est plus avancé en âge. I^ déformation du bassin porte les membres en rotation externe, la douleur éprouvée sur la tumeur fait incliner le bassin en bas et en avant pour le soustraire au contact des objets extérieurs ; de là cette démarche pénible, le corp»< incliné en avant, les pieds en dehors.
4' Pronostic. — L'i'xslrophie n'est pas par elle-même un arrêt de mort, mais peu de sujets atteignent un âge avancé. Leur existence misérable, les accidents urinaires auxquels ils sont toujours exposés son! des menaces constantes pour la vie.
5<> Étiologie, pathogénie. — D'après les auteurs, les garçons sont plus souvent atteints que les filles dans une proportion de 6 à 1. HoLMF.s dit n'en avoir jamais rencontré dans le sexe féminin : nous-mème, dans une période de quinze années dans notre service de clinique infantile, n'en avons pas observé.
L'hérédité ne paraît jouer aucun rôle : des femmes atteintes