MALADIES DES ORGANES G KNITO-U RIX A 1 RES
Les procédés nombreux qu'on a proposés sont basés sur des principes différents : les uns, en effet, ne s'occupent pas de collecter les urines qui s'écoulent librement et n'ont d'autre but que de masquer la lésion ; les autres veulent s'opposer à cet écoulement et suppriment la vessie pour ne conserver que les uretères et les aboucher avec l'intestin.
Les premiers comprennent le procédé ancien (Vautoplastie, la suture des parois avec ou sans rapprochement du pubis, le procédé de Segond par dissection de la paroi vésicale, enfin l'abouchement des uretères sur la gouttière urétrale après suppression de la vessie.
Les derniers suppriment la vessie après avoir largement ouvert le ventre et vont à la recherche du gros intestin (iliaque ou rectum), pour insérer dans leur cavité les extrémités uretérales qui doivent être intactes et non avivées ou sectionnées si l'on veut éviter l'infection secondaire des voies urinaires profondes (Tuffier).
ARTICLE m LITHIASE IJRINAIRE
La lithiase urinaire, qu'il s'agisse de calculs du rein, de la vessie ou de l'uretère, présente à tous les dges des caractères communs qui ne sauraient nous dispenser de lui consacrer ici un chapitre spécial; car si le mécanisme et la production des calculs sont identiques à quelque Age qu'ils se produisent, il n'en est pas moins vrai qu'en clinique chaque ûge a ses manifestations spéciales d'une même affection et qu'il faut en être prévenu sinon on risque de méconnaître ou de reconnaître très tard une lésion importante comme la lithiase urinaire dont la marche longtemps insidieuse prête facilement à erreur.
Chez l'enfant, la pathogénie trouve, dans l'état physiologique du rein, de suite après la naissance, des lésions dont l'influence paraît incontestable ; les symptômes sont d'une recherche et d'une interprétation plus difficiles ; le diagnostic doit s'aider de considérations inhérentes à la structure de la
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vessie dont la disposition ne peut être absolument comparée à celle de l'âge adulte ; le traitement, enfin, est encore l'objet de discussions scientifiques sur le choix des opérations.
§ 1. — Calculs de la vessie
Les calculs de la vessie chez Tenfant offrent un haut intérêt non seulement par leur pathogénie, mais encore par leur traitement dont les indications et les hésitations semblent entrer aujourd'hui dans une voie plus sûre qui les simplifie et les rend fécondes en résultats opératoires.
1® Étiologie et pathogénie. — Les calculs vésicaux sont fréquents dans le jeune âge ; dans la plupart des statistiques, les enfants au-dessous de quinze ans entrent pour une moitié environ dans les chiffres publiés, et le maximum do fréciuence appartient à la troisième et à la quatrième année.
On ne les rencontre pas indistinctement dans les deux sexes. Sur 221 enfants calculeux Woreskin (de Moscou^ compte seulement 13 filles. Chez ces dernières, la lithiase vésicale est donc exceptionnelle et il faut attribuer cette immunité à la brièveté du canal de l'urètre qui rend facile l'expulsion des graviers formés dans les voies urinaires supérieures.
La plus petite part doit être attribuée aux corps étrangers venus du dehors, peu fréquents dans les premières années de la vie. Très faible aussi sera celle des lésions vésicaies, rénales, urétrales de nature inllammatoirc dont l'influence rst, au contraire, importante à un âge plus avancé.
La plus grande incertitude règne sur l'influence exercée par les climats, les pays,, l'altitude, la nature des eaux. De Bokay, s'appuyant sur de nombreux cas et des recherches faites tant à l'hôpital « Stéphanie » de Budapesth qu'auprès des médecins hongrois, a reconnu que la lithiase était fréquente au voisinage du Danube, tandis qu'elle était rare dans les contrées montagneuses, mais sans pouvoir retirer de ses constatations rien de certain sur les causes probables de cette affection. Avec la plupart des auteurs il admet que la misère,