‹ Précis de chirurgie infantileChapitre 64 sur 135 · MALADIES DES ORGANES GÉNITO-LRIN AIRES · texte numérisé non relu

MALADIES DES ORGANES GÉNITO-LRIN AIRES

triteur gradué, bien que la sonde simple graduée permette de se renseigner suffisamment, mais ici se place la question de savoir si l'urètre de l'enfant peut recevoir des instruments d'un certain volume. Pour la résoudre Pousson rapporte l'opinion des opérateurs étrangers.

« Kkkgan avance que de trois à six ans, Turètre admet les numéros 13 et li de la filière française, ou 4 millimètres 1/3 à 0 millimètres de diamètre, et de huit à dix ans les numéros 18 ou 20 ou même 24 ou 6 millimètres ou 8 millimètres de diamètre. W. Wasiiain prétend qu'après le débridement du méat, on peut introduire dans l'urètre des enfants de trois à quatre ans, et au dessous de cet âge, des instruments correspondant aux numéros li à 16 de la filière française ou 3 millimètres à o millimètres 1/2. D'après W'uite, le canal des enfants admet sans difficulté le numéro 16 de la filière Charrière. Alkxandroff exige pour pratiquer la lithrotritie que le canal laisse passer le numéro 14 (filière française ). Le professeur Kouzmine aurait pratiqué avec succès la lilhotritie avec aspiration chez des enfants de deux à quatre ans, en se servant d'instruments correspondant au numéro 20 de notre échelle. Il avait au préalable dilaté l'urètre, mais il affirme que chez le nouveau-né le canal admet sans peine le numéro 14. » (Pousson, A/fecHons chirurgicales des organes génilO'Urinaires.) Chez un enfant de quatre ans opéré par GuYON, qui s'était servi d'un brise-pierre n<* 14 et d'une sonde évacuatrice n"^ 16, il y eut de la douleur et du gonflement de la verge les jours suivants.

Ces données fort utiles pour juger la technique de l'exploration et de l'intervention chirurgicale sont précieuses à consulter, mais, comme le fait remarquer Pousso.x, les chifTres donnés paraissent exagérés ou en rapport avec des conditions de races qui ne permettent peut-être pas de les accepter aussi facilement chez nous.

4° Marche. — Dans les pages précédentes nous avons eu à parler de plusieurs des complications de la lithiase urinaire. Le calcul de la vessie n'étant qu'une phase de Id lithiase uri-

LITHIASE URINAIRE

naire. il existe des complications communes: l'hydronéphrose, la pyélite, la pyélonéphrite. Ces complications sont rares cependant. Très rares encore sont les perforations de la vessie.

Il est exceptionnel que les enfants meurent de la pierre vésicale, parce qu'ils sont secourus à temps et que latechtiique opératoire est aujourd'hui parfaite, malgré les discussions qu'elle a suscitées et dont elle est encore l'objet.

b^ Diagnostic. — Quand on se décide à explorer la vessie d'un jeune sujet, le diagnostic est à peu près fait. La douleur caractéristique a été constatée, bien observée, et le chirurgien s'est appliqué à vérifier quelles autres affections capables de provoquer de vives soufTrances dans la région vésico-rçclale pourraient être confondues avec la lithiase urinaire. De ce nombre sont : la fissure anale, le polype rectal, le prolapsus rectal, les corps étrangers, la cystite du col

diie (^elquefois à la masturbation, les lésions tuberculeuses de la vessie et de la prostate. Indiquer ces maladies suffit pour tracer au praticien la méthode qu'il doit suivre dans l'examen du malade avant d'explorer la vessie ; mais il sera quelquefois difficile de distinguer une lithiase vésicale d'une lithiase rénale : les caractères nets de la colique néphrétique, l'examen répété des urines qui contiennent du sable urinaire ne seront pas oubliés.

Quant aux calculs urétraux, les accidents subits auxquels ils donnent lieu, la rétention d'urine absolue ou intermittente mettent plus rapidement sur le chemin de la vérité.

Chez une fillette de trois ans qui présentait de l'incontinence urinaire absolue et témoignait de vives souffrances dans la zone uro-génitale, nous constatâmes dès le premier examen qu'elle

Calcul du vagin extrait chez une fillette de 3 ans atteinte de fistule vésico-vaginale.

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