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EXOSTOSES DES ADOLESCENTS

Dans de très nombreuses circonstances il nous a paru qu'on arrivait, pour des situations presque désespérées, à conjurer cette troublante perspective de la résection, même de Tarnputation, avec Tigniponcture, les interventions limitées, la méthode sclérogène de Lannelongue.

L'amputation ne sera jamais réservée que comme un aveu d'impuissance absolue : il ne faut pas amputer les enfants (Ollier).

§ 6. — ExOSTOSES DES ADOLESCENTS

Sous le nom d'exostoses des adolescents on entend les exostoses nées sur les extrémités dos os longs et près de la ligne marginale des os plats, dans le voisinage des cartilages de conjugaison ; qui se développent parallèlement au travail d'accroissement des os et s'arrêtent dans leur développement au moment où ce travail est terminé.

Cette définition, en tenant compte des faits cliniques les plus nombreux, n'explique, peut-être pas l'existence de certaines exostoses observées aussi dans le jeune âge çt dont l'origine semble différente. Nous en parlerons en traitant de la pathogénie.

!• Historique. — Deux périodes résument l'iiisloire de cette affection. La première, signalée parles travaux d'A. Cooper, de DupuYTREN et de ceux qui adoptèrent leurs idées, s'étend de 1820 à 1861. La deuxième, inaugurée par les recherches de Broca et la thèse de son élève Soulier, va de cette date dernière jusqu'à nos jours et compte d'intéressants travaux sur des points de clinique, de pathogénie ou de tliérai)eutique, mais n'ajoute rien aux descriptions magistrales laissées par les maîtres anciens.

2^ Anatomie pathologique. — Les exostoses des adolescents diffèrent d'autant moins des exostoses communes qu'elles servent toujours de type pour une description générale.

On les trouve isolées sur l'extrémité d'un os long ou la ligne

PATHOLOGIE ET T H ER V PE l' T I U l' E GENERALES

inartrinale d'un os plat, plus niremeul à la surface d'un os rourl, cl, dans des cas plus rares encore, toujours sur les mêmes points, mais en nombre variable, multiples, témoignant d'une sorte de diatbèse. Chez deux enfants de dix à onze ans nous les avons comptées par centfiines : pas un os n'en était exempt et sur cliacun d'eux on trouvait plusieurs groupes formant aux épipbyses des collerettes.

Généralement le volume de ces productions osseuses est en raison inverse de leur nombre, de telle sorte qu'elles affectent, quand elles sont nombreuses, dans leur groupement sur certains os, plutôt l'apparence de petites périostoses irrégulières saillantes, d'élevures sessiles dessinant une chaîne irrégulière.

Leur volume est donc variable, comparable au poing d'un enfant, à une orange dans les cas extrêmes, rai)pelant une cerise, une nojx, un grain de plomb dans les cas moins accusés.

Leur forme ne varie pas moins; elles sont moins arrondies que bosselées, végétantes à leur surface; mais il est exceptionnel de les voir émettre de véritables arborisations telles que les montre une de nos ligures. Quand elles sont petiles, elles forment le plus souvent de simples élevures à la surface de l'os, mais elles peuvent aussi se montrer pédiculées comme elles le sont pres- (pie toujours quand leur masse est plus considérable.

Le pédicule qui les unit à l'os présente encore bien des variétés de forme et de longueur, mais de sa disposition inclinée à peu près constante découle l'attitude ordinaire de la tumeur osseuse qu'on trouve oiientée vers la diapbyse des os longs ou le centre des os plats, dans le sens des muscles ou de la cavité aponévrotique formée i^ii l'insertion des plans llbreux sur la périphérie ou les extrémités des os.

Kxostoses multiples de rinuiiérus.

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