‹ Précis de coprologie cliniqueChapitre 21 sur 59 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

SUBSTANCES CONSTITUANTES DES FÈ- CES EN PARTICULIER CONSIDÉRÉES DANS LEUR RAPPORT AVEC LES CON- DITIONS QUI LES ENGENDRENT.

Dans ce chapitre, reprenant une à une les différentes parties constituantes des fèces, nous chercherons avant tout à exposer les conditions d’ordre physiologique, anormal ou pathologique, qui y déterminent leur présence et y font varier leur proportionnalité relative, réservant d’en déduire les conclusions cliniques dans un chapitre ultérieur.

1° Quantité des fèces fraîches. — Nous avons déjà indiqué, par ailleurs, la quantité des fèces à l’état normal, et nous avons vu comment elle pouvait varier avec la quantité et la qualité de la nourriture. Cette dernière y joue en effet un grand rôle, car, suivant que nos aliments contiendront plus ou moins de substances inattaquables par les sucs digestifs, d’autant seront augmentés les déchets alimentaires ; c’est ainsi, par exemple, qu’en ce qui concerne la nourriture animale, des morceaux d’os, des cartilages, des poils, des plumes, des écailles, des coques d’œuf, etc., ou pour la nourriture végétale, les enveloppes cellulosiques des graines, les parties ligneuses des plantes, influeront considérablement sur le rendement digestif et la composition normale des fèces. Mais aussi le mode de préparation culinaire a, sur ce fait, une grande importance. Il

est en effet des aliments qui, suivant leur degré de cuisson ou leur mode de préparation, passeront non digérés dans le tube intestinal et feront varier à leur tour à la fois l’aspect qualitatif et quantitatif des fèces. C’est ainsi que la viande trop cuite est plus difficilement attaquable par les sucs digestifs qu’une viande dite saignante, tandis qu’au contraire une lente cuisson favorisera la digestion des légnmes frais ou secs, bien hachés ou bien écrasés.

La quantité des matières fécales peut encore être influencée par de nombreuses causes, dont l’une des plus importantes est assurément le trouble dans le fonctionnement des organes digestifs. Ainsi l’absence des sécrétions pancréatique et biliaire ou des troubles de résorption entraînent avec eux de tels dérangements de digestion, que la quantité des fèces s'en trouve augmentée. Nous avons, dans notre thèse (1), donné de nombreux exemples de ces faits, nous ne les reprendrons point ici. Par contre, nous citerons le tableau suivant, emprunté à Schmidt, qui le prouve surabondamment :

Quantité de fèces excrétées après trois jours de prise du repas d’épreuve de Schmidt et Strassbürger.

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