NATURE DES GAZ
Alimentation mixte.
Viande.
Lait.
Acide carbonique.
Hydrogène
Hydrogène protocarboné
Hydrogène sulfuré
Azote
Enfin, en dehors de ces deux causes, microbes et alimentation, des désordres dans le tube digestif peuvent entraîner des dégagements gazeux plus considérables que la normale, et différents de ceux que l’on trouve d’habitude; c’est ainsi, par exemple, que les divers cas pathologiques que nous signalions plus haut comme entraînant avec
eux des troubles de résorption intestinale, et par suite une proportion d’azote total des fèces plus élevée que de coutume, offrent constamment ces modifications.
2. Leucine. — Tyrosine. — Manquant totalement dans le méconium, leur présence quelquefois dans les selles des nourrissons ou des adultes indique la part qu’y peut avoir f alimentation ; c’est ainsi qu’une abondante nourriture, riche en substances albuminoïdes vis-à-vis desq uelles les sucs digestifs sont impuissants en raison même de leur quantité, peut entraîner dans les fèces les corps ci-dessus cités; mais c’est surtout lorsqu’il y a un passage trop rapide de ces aliments dans l’intestin, ou quand la nourriture n’étant pas trop exclusive en albuminoïdes, ni supérieure à la capacité digestive d’un individu sain, une insuffisance glandulaire existe, alors dans ces différents cas la leucine et la tyrosine font leur apparition en quantité variable dans les fèces. C’est du moins ce qui semble résulter des travaux de Radziejenski, que l’on peut interpréter de cette façon pour le diagnostic.
3. Phénol. — Indol. — Scatol. — La présence dans les fèces de ces produits de putréfaction des albuminoïdes ne comporte qu’un intérêt clinique des plus restreints; nous manquons pour les apprécier, de méthodes précises d’analyse quantitative ; aussi le plus souvent considère-t-on leur plus ou moins grande production dans l’intestin d’après les constatations d’indican, d’acide scatoxylsulfonique ou de sulfates de phénols ; car il existe, comme l’a montré Jaffé, des relations étroites entre les proportions d’indol et de scatol absorbées et celles de l’indican et de l’acide scatoxylsulfonique de l’urine. Toutes les causes qui augmentent la production de findol en prolongeant la durée du séjour de cette substance dans l’intestin augmentent la proportion de findican ; c’est ainsi qu’agissent l’alimentation exclusi-
R. Gaultier. — Précis de Goprologie. 13
veinent animale, la ligature de l’intestin grêle chez le chien, les valvules ou la hernie étranglée, la constipation chez l’homme.
Absents du méconium et des selles de nouveau-nés, on ne rencontre, chez l’enfant ou chez l’adulte, des produits de putréfaction dans les fèces qu’en cas d’une abondante alimentation trop riche en albuminoïdes , ou qu'en cas de troubles digestifs entraînant une digestion insuffisante de ces mêmes aliments ; mais encore une fois on ne peut pas faire fond pour l’usage courant de la clinique de ces constatations difficiles à faire, et repoussantes par l’odeur insupportable que dégage entre autres le scatol ; aussi n’y insisterons-nous pas davantage.
G. — Résidus des aliments hydrocarbonés.
a) Constatations microscopiques. — 1. Granulés d’amidon. — Au sujet de la présence des granules d’amidon dans les fèces, nous citerons d’abord textuellement ces quelques lignes de Lynch dont les nombreux examens microscopiques de fèces consacrent l’importance ; voici comment il s’exprime :
« Dans la pratique, il est fréquent de constater, tant dans les matières fécales apparemment normales des enfants à la mamelle ou sevrés qui absorbent différentes sortes de farines, que dans celles des enfants plus âgés et des adultes nourris au régime mixte ou au régime végétal exclusif, mais qui sont ordinairement suralimentés, la présence de quantités* variables de résidus amylacés, soit sous forme de particules isolées ou renfermées dans des cellules végétales, soit en granules bien conservés ou en fragments de ces granules brisés. Cependant, d’après les résultats de mes recherches, les granules d’amidon bien conformés,
ainsi que les particules amylacées que renferment la plus grande partie des végétaux avec lesquels nous nous nourrissons, sont toujours complètement digérables et utilisables pour l’organisme, si le sujet ayant des organes digestifs sains, les ingère sous une forme convenable et proportionnelle à sa capacité digestive individuelle. — Les différences que l’on observe dans la pratique quant à la digestibilité et au quantum d’utilisation des substances amylacées, dépendent de la nature et de la provenance de ces substances, et de la façon dont sont ingérés les aliments qui les contiennent, crus ou cuits, et de l’état des fonctions digestives. Pour cela la mesure de la capacité digestive de chaque individu, en ce qui concerne les amidons de différentes provenances, oscille dans des limites très étendues. Ainsi, par exemple, l’amidon cru surtout, lorsqu’il se présente en granules épais et résistants, amidon des bananes, des noix, des châtaignes, etc., se digère beaucoup plus difficilement et est, par conséquent, utilisé en quantité beaucoup moindre que quand il se montre en granules ou corpuscules petits et minces, amidon de céréales, etc.
Et ces deux sortes d’amidon deviennent beaucoup plus facilement digérableset sont aussi beaucoup mieux utilisées, si on les introduit dans l’alimentation cuits, c’est-à-dire favorablement modifiés, pour être plus facilement digérés et absorbés, parce que par l’action de la cuisson les granules éclatent et il se forme une colle, dans laquelle une partie delà substance amylacée est transformée en dextrine. Il est clair que celui qui veut ordonner un régime alimentaire qui soit rationnel, doit toujours tenir compte de ces différences de digestibilité de l’amidon, lesquelles dépendent de sa nature, de sa provenance et de la manière dont il est ingéré, afin de donner toujours ces différentes substances amylacées, c’est-à-dire, celles qui sont facile-
ment digérables, en quantités respectives, qui ne dépassent pas pour chacune d’elles la mesure de la capacité digestive individuelle. De telle façon alors que les matières fécales vraiment normales des enfants et des adultes sains qui s'alimentent rationnellement, ne doivent jamais contenir de résidus amylacés non digérés, quelles que soient la nature et la provenance de l’amidon ingéré. »
Ainsi donc la nourriture a la plus grande influence sur l’apparition des grains d’amidon dans les fèces, soit que les aliments dont ils proviennent aient été donnés en trop grande abondance , dépassant ainsi la capacité digestive de l’intestin, soit que ces mêmes aliments aient subi une préparation culinaire insuffisante , puisque nous avons vu que l’amidon cru était plus difficilement digestible que l’amidon cuit, et que, d’autre part, les substances amylacées, crues ou cuites, sont d’autant plus aptes à être digérées que les enveloppes celluleuses qui les contiennent ont été mieux disloquées.
C’est à ces mêmes constatations qu’aboutit l’important travail de Moeller; cet auteur montre, en effet, que dans les conditions habituelles d’ingestion de ces substances chez l’homme sain, l’amidon des céréales, ainsi qu’un grand nombre d’aliments végétaux sont entièrement résorbés. Par une alimentation presque exclusivement végétale, composée, soit de pain de froment ou de seigle, ou de pain de gruau tout entier, soit de riz, pommes de terre en morceaux ou en purée, soit de légumes préparés sous forme de purée, on ne trouve pas en général d’amidon dans les fèces. Ses recherches, au nombre de trente-deux, toutes faites sur l'homme, se divisent de la façon suivante : vingt correspondant à une alimentation variée où peuvent entrer la viande et le fromage, mais où domine de beaucoup l’alimentation végétale : par exemple, 300 grammes de
pommes de terre, 300 à 450 grammes de pain blanc ou de seigle, 125 grammes de lentilles sèches. Sur ces vingt expériences, trois fois seulement l’amidon fut retrouvé dans les fèces, et sur ces trois cas, une des selles examinées provenait d’une personne malade atteinte de diarrhée. Les douze autres recherches ont été faites au cours d’une alimentation exclusivement végétale ; l’amidon fut retrouvé dans les fèces quatre fois en très petite quantité et s’identifiait avec l’amidon correspondant au légume ingéré.
Les examens nombreux de fèces que nous avons faits concordent de tous points dans leurs résultats avec ceux des auteurs ci-dessus nommés, en sorte qu’il nous semble légitime de tirer certaines déductions utiles au diagnostic du fonctionnement intestinal, de la présence de ces grains d’amidon dans les fèces, d’autant plus que, comme nous l’indiquerons plus loin, le régime d’épreuve que nous employons est tel qu’un individu sain doit en totalité les résorber. Ainsi leur constatation acquiert-elle la signification d'un trouble pathologique du tube digestif sur lequel nous nous expliquerons dans le chapitre suivant.
2. Poils, vaisseaux, fibres, pellicules épidermiques. — Sur la signification clinique de ces divers résidus des aliments hydrocarbonés, nous ne saurions rien ajouter qui soit plus précis que les conclusions suivantes de Lynch :
« Tous ces éléments provenant des aliments végétaux se trouvent fréquemment dans les matières fécales apparemment normales de sujets qui suivent un régime mixte ou. un régime végétal exclusif : les uns parce qu’ils sont complètement inattaquables par les sucs digestifs et se retrouvent dans les fèces, quelle que faible que soit la quantité qui en a été ingérée, les autres parce que, bien qu’ils soient rapidement ou lentement attaquables, et totalement ou
partiellement digérables et utilisables par l’organisme, ne sont pas ingérés sous une forme appropriée et en quantités modérées, proportionnelles à la capacité digestive individuelle, mais au contraire en quantités beaucoup plus grandes que celles que l’intestin du sujet peut digérer et utiliser.
« Dans les déjections réellement normales, c’est-à-dire provenant de sujets sains, qui s’alimentent rationnellement et conformément à leur capacité digestive individuelle, ces derniers éléments — ceux qui sont digérables — se montrent en très faible quantité ou sont complètement absents, tandis qu’on les trouve en grande quantité incomplètement digérés ou tels qu’ils ont été ingérés, dans les matières fécales des personnes qui se suralimentent, ou de celles qui ont des troubles fonctionnels ou organiques de la digestion.
« En général, on peut affirmer, continue-t-il, d’après les résultats de nos recherches, que les organes digestifs de l’homme, depuis l’âge de quelques mois jusqu’à la fin de son existence, pourvu que ses organes soient sains et que l’alimentation se fasse sous une forme appropriée à sa capacité digestive individuelle, on peut affirmer, dis-je, que ses organes peuvent digérer et utiliser complètement, tant les cellules des végétaux — surtout celles qui sont jeunes et tendres, ainsi que les vaisseaux et les fibres végétales tendres, et les tissus végétaux, à l’exception de la cellulose de leur trame. En échange les poils, fibres et vaisseaux végétaux gros et durs, certaines cellules végétales dures et épaisses, qui ne contiennent presque pas de sucs ou de substances alimentaires, et qui généralement proviennent de cuticules de revêtement, enfin, certaines membranes ou cuticules de cellules, etc., paraissent être à peine attaquables ou complètement inattaquables par les sucs digestifs
et s’expulsent toujours tels quels dans les matières fécales. »
Cet auteur ajoute : « Indigérable ne signifie point indigeste. Ainsi, les poils, les fibres et les vaisseaux végétaux, de môme que certaines cellules et cuticules constituées presque uniquement par de la cellulose, éléments dont aucun ne renferme des sucs ou des substances alimentaires susceptibles de décomposition, ne sont pas en général indigestes, parce qu’ils ne peuvent pas produire de fermentation ou de putréfactions intestinales — opinion qui est contraire à ce qu’on accepte ordinairement — et elles ne sont nullement nuisibles à la muqueuse intestinale et ne troublent pas la digestion, si ce n’est quand elles se trouvent en quantités extraordinaires dans le lumen intestinal et opèrent alors comme des corps étrangers, ou empêchent que le suc digestif ne se mette en contact avec les parties digérables des aliments. »
Dès lors, nous devons admettre que les matières fécales vraiment normales des sujets qui suivent un régime mixte ou végétarien et s’alimentent rationnellement, d’accord avec leur capacité digestive individuelle, peuvent contenir des quantités de ces éléments indigérables même abondantes, sans que ce fait nous autorise à conclure à un état anormal des digestions ou à une suralimentation du sujet.
En échange, les cellules contenant des substances ali mentaires qui couvrent ou revêtent l’épiderme des feuilles, les cellules de la pulpe en partie charnue des fruits, pois, tubercules et autres aliments végétaux qui contiennent des sucs sucrés, de l’amidon et autres substances et particules alimentaires, sont en général facilement et complètement digérables et utilisables par l’organisme, quand le sujet dont les organes digestifs sont sains, absorbe ces aliments sous une forme appropriée et en quantités qui ne dépassent pas
200 SUBSTANCES CONSTITUANTES DES FÈCES EN PAUTICULIER.
a mesure de la capacité digestive individuelle. Ce sont précisément ces aliments, facilement digérables et utilisables par l’organisme dans des conditions normales, ceux qui deviennent nuisibles et indigestes quand une grande partie d’entre eux ou, comme on a généralement l'habitude de dire, leurs résidus mal digérés, passent fréquemment à travers l’intestin en grande quantité, sans être utilisés comme ils devraient l’être, soit parce que le sujet, bien qu’il ait des organes digestifs sains, les absorbe en quantité supérieure à celle qu’il peut normalement digérer et utiliser, soit parce que les digestions étant un peu troublées, ces aliments se digèrent mal, bien qu’ils soient mangés sous une forme appropriée et en quantités modérées. Dans les deux cas, ces aliments deviennent indigestes et nuisibles, parce que les substances alimentaires que les résidus nombreux qui se trouvent dans le lumen intestinal contiennent, en même temps qu’ils constituent un élément excellent pour le développement exubérant de certains microorganismes en cultures pures, se décomposent et fermentent en se pourrissant sous l’action des microorganismes intestinaux, ce qui, comme on le sait, cause des irritations plus ou moins étendues de la muqueuse et un empoisonnement général de l’organisme par l’absorption de produits toxiques.
Finalement, de ces observations, Lynch tire les conclusions suivantes : « Bien qu’une personne paraisse pendant plusieurs jours, plusieurs semaines et même plusieurs mois, être saine, qu’elle ne fournisse point de signes extérieurs de ses mauvaises digestions par des troubles de la motricité ou de la sensibilité, et qu’elle ait des selles, qui, à la simple vue, paraissent être normales, on peut soutenir jusqu’à preuve du contraire, que ces dernières ne doivent pas et ne peuvent pas être considérées comme vraiment
normales, quand on y découvre par l’examen microscopique une grande quantité de ces résidus alimentaires digérables et utilisables par un intestin normal. »
D’après nos recherches et celles de nombre d’autres auteurs, tels que Prerichs, Rübner, Moëller, etc., il nous semble acquis que la présence des différents résidus cellulaires ci-dessus énumérés dépend non seulement de l’espèce du végétal qui entre dans la constitution de la nourriture, mais surtout et avant tout de l’âge de ce végétal, car les jeunes cellules sont généralement bien digérées, et seuls apparaissent dans les fèces les résidus des vieilles cellules à structure ligneuse. Enfin, la préparation culinaire intervient également dans la digestion de ces éléments, puisque suivant la cuisine, l’écrasement et la plus ou moins bonne mastication, on les voit apparaître en plus ou moins grande abondance dans les fèces. Il est en effet un fait bien connu, que l’eau qui contient de la chaux, forme avec la légumine des légumineuses une combinaison indissoluble, à moins qu’on y ajoute du bicarbonate de soude dans la cuisson ; cela montre jusqu’à l’évidence l’importance du facteur culinaire dans ces constatations microscopiques de fèces. Nous apprendrons dans le chapitre suivant à utiliser ces notions pour le diagnostic clinique.
b) Constatations chimiques. — 1. Amidon. — La constatation chimique des hydrates de carbone dans les fèces, n’est que le corollaire des constatations microscopiques que nous avons faites précédemment. C’est ainsi que nous confirmons par ce nouvel examen V influence de la nourriture sur leur présence dans les selles.
La qualité de la nourriture, c’est-à-dire la forme plus ou moins facilement attaquable par les sucs digestifs sous laquelle se présentent ces aliments hydrocarbonés, entre en première lig-ne dans la production des variations de leur
utilisation. Rübner a montré que la farine d’amidon pure est totalement résorbée; Luntz et Magnus Lévy ont signalé l'influence de la condition de la cuisson dans la digestion de ces mets. Des hydrates de carbone contenus dans une enveloppe de cellulose ne sont facilement digestibles que s’ils ont été bien mastiqués ou bien cuits, de façon que la cellulose ait éclaté.
Le tableau suivant indique bien ces faits :
Hydrates de carbone
Genre de nourriture.
dans la nourriture.
dans les fèces.
Farine de blé très fine...
— moyenne . .
Farine de seigle
l’ain pur
Pain complet
Riz
Maïs
Haricots
De même le tableau suivant emprunté à Nicloux :
Hydrates de carbone.
Aliments.
dans
les aliments.
dans les fèces.
Perte p. 100.
Pain blanc
Riz
Macaroni
Nouilles
Pommes de terre.
Pain bis
Choux
Carottes
Tout comme la qualité, la quantité des hydrates de carbone influe sur le rendement digestif; la meilleure preuve
en est dans le tableau suivant, emprunté à Strassbürger :
Hydrates de carbone
Aliments.
de la nourriture.
des fèces.
Pain blanc
Pois
Telle est l’influence de la nourriture; voyons maintenant en regard l’influence des troubles pathologiques de l’intestin dans leur apparition.
Tout d’abord, des recherches que nous avons entreprises, tant chez des animaux munis de fistule biliaire que chez des hommes présentant une rétention biliaire absolue, nous avons pu conclure que l’absence de bile dans l’intestin ne modifie point l’utilisation des hydrates de carbone, résultats qui concordent pleinement avec ceux de Schmidt et Strassbürger, et avec ceux d’Habel, dont nous citerons le tableau suivant :
TOTAL
des fèces pour trois jours.
TOTAL
des fèces pour un jour.
CONTENANCE p. 100.
des
CONTENANCE en amidon au total.
r.ONTE- NANCB 0/0 en
amidon
des
Fraîches.
Sèches.
Fraîches.
Sèches.
substances
sèches.
3 jours.
1 jour.
subs-
tances
sèches.
Il semble de même, si on se reporte à une observation de Muller, et à deux observations de Rosenberg et de Deuscher, qu’en l’absence de suc pancréatique l’utilisation des hydrates de carbone est encore très bonne. Par contre, dans
le cas de troubles dans le fonctionnement de l’intestin, quand la surface résorbante de la muqueuse altérée est plus ou moins diminuée, alors l’utilisation des hydrates.de carbone est beaucoup moins bonne. Dans notre thèse, nous rapportons quelques faits expérimentaux et cliniques personnels des plus probants. Les conclusions du travail d’Habel, que nous signalions plus haut, sont confirmatives de cette opinion ; enfin, les travaux de Schmidt et de Strassbürger les énoncent dans le tableau suivant d’une façon des plus nettes, qui se passe de tout commentaire :
Durée
de
l’essai
en
jours.
POIDS TOTAL des fèces.
POIDS DES FÈCES par jour.
C ONTE- NANCE p. 100 de substances sèches.
HYDRATES de carbone calculés
COSTENUCB p. 100 en amidon dans substances sèches.
Fraîc.
Fraîc.
Sèches.
En total.
Par jour.
2. Cellulose. — Ce que nous avons dit des hydrates de carbone en général et de l’amidon en particulier, dans le paragraphe précédent, est également applicable à la cellulose, à savoir que les constatations chimiques ne peuvent que corroborer les constatations microscopiques.
Nous avons vu en effet, en décrivant celles-ci, qpQVutilisation de la cellulose était d'autant meilleure que la nourriture dont elle provenait se composait plutôt de plantes jeunes que de plantes vieilles. Les recherches chimiques de Weiske et Knieriem en apportent dans le tableau suivant une affirmation des plus nettes :
DURÉE
NOURRITURE
CELLU-
UTILISA- TION de cellu-