‹ Précis de coprologie cliniqueChapitre 26 sur 59 · RUGE · texte numérisé non relu

RUGE

Alimentation par légumes secs.

tation mixte.

Acide carbonique.

Hydrogène

Hydrogène protocarboné

Hydrogène sulfuré.

Azote

Ces diverses constatations n’ont, du reste, qu’une importance très relative pour les déductions cliniques.

2. Acides acétique, butyrique et lactique. — Chez l’adulte, il est exceptionnel de rencontrer de l’acide lactique, à l’encontre de ce qui se passe chez le nourrisson, où sa présence est de règle. A l’état normal, chez l’adulte, les acides dominants dans les fèces sont les acides butyrique et acétique : d’après Rübner, 79,2 p. 100 d’acide butyrique et 20,8 p. 100 d’acide acétique ; mais il va de soi que la proportion de ces acides varie suivant l’utilisation plus ou moins bonne des hydrates dé carbone, par conséquent avec le genre de nourriture comme avec l’état des fonctions digestives.

La constatation de ces divers acides dans les fèces et leurs proportions relatives, n’ont qu’une importance secondaire pour le diagnostic ; elle permet cependant d’affirmer l’existence des dyspepsies de fermentation, dont d’autres signes révèlent plus sûrement la présence.

E. — Résidus des aliments gras.

L’importance des constatations cliniques des résidus des aliments gras dans les fèces est telle que nous devons donner à ce paragraphe un développement plus considé*

rable qu’aux précédents. Les recherches multiples que nous avons poursuivies sur ce sujet, et dont les résultats ont été consignés dans notre thèse, nous ont amené à des considérations diagnostiques et thérapeutiques que nous exposerons plus loin. Ici nous ne ferons qu’indiquer les facteurs qui influent sur V apparition des gî'aisses dans les fèces, graisses en général ou graisses sous des états particuliers, tels que graisses neutres, acides gras et savons. Et contrairement à ce que nous avons fait jusqu’ici, pour éviter dans le cas présent des répétitions oiseuses, nous confondrons dans une même description les résultats de l’examen microscopique et de l’examen chimique qui se superposent en clinique et se complètent l’un l’autre.

11 est un premier fait du plus haut intérêt à signaler, c’est que chez des individus soumis au jeune, ou chez des individus ayant un régime sans graisse, on ne retrouve jamais de graisses dans les fèces, ou des traces si faibles qu’elles sont quantité négligeable, si bien que l’on peut tabler sur la totalité des graisses excrétées pour calculer l’utilisation des graisses ingérées, puisque les graisses provenant de la désassimilation du corps ne se rencontrent qu’en proportions infimes dans les fèces.

Nous n’en voulons pour exemple que les expériences résumées dans les deux tableaux suivants :

État de jeûne.

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