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ACTIONS DIRECTES ET UTILES

du droit civil, il n'y a pas d'action civile qui ne doive figurer dans redit et qui par conséquent ne survive à tous les changements de magistrats, tandis qu'au contraire les edits n'ayant que la valeur d'une loi annale et ne liant que celui de qui ils émanent, l'action proposée par un magistrat peut fort régulièrement être exclue par son successeur. D'où je conclus qu'il y a moins de danger à retarder l'exercice d'une action civile que celui d'une action prétorienne; car, vienne un nouvel édit, celle-ci pourra ôtre supprimée, non celle-là. Pareillement, et pour des raisons semblables, on peut remarquer qu'en règle générale les actions civiles s'appliquent sur tous les points de l'Empire romain, tandis qu'une action honoraire ne se donne que dans les limites du territoire régi par l'édit d'où elle dérive. Au surplus, ces différences entre nos deux espèces d'actions paraissent avoir été de tout temps atténuées par le remarquable esprit de tradition et l'unité de vues des magistrats romains, et elles disparurent sous Adrien, lorsque les créations prétoriennes, devenues partie intégrante du droit écrit, eurent acquis la fixité des lois elles-mêmes (n° 20).

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