DES DIVERS DEGRES DE COGNATION
inferior, liberorum ; ex transverso, fratrum sororumve, eorumque qui quaeve ex his progenerantur, et convenienter patrui, amitce, avunculi, materterœ. Et superior quidem et inferior cognatio a primo gradu incipit; at ea quœ ex transverso numeratur, a secundo.
§ i. Primo gradu est supra pater, mater; infra, filius, filia.
§ 2. Secundo, supra, avus, avia; infra, nepos, neptis; ex transverso, frater, soror.
§ 3. Tertio, supra, proavus, proavia; infra, pronepos, proneptis; ex Iransverso, fratris sororisque filius, filia, et convenienter patruus, amita, avunculus, matertera. Patruus est patris frater, qui grsece -rrarp^oç vocatur; avunculus est matris frater, qui apudGraecos proprie p-ritpwo; appellatur, et promiscue ôsïoç dicitur. Amita est patris soror; matertera vero, matris soror : utraque ôêïa, vel apud quosdein titôi'ç appellatur.
§ 4. Quarto gradu, supra, abavus, abavia ; infra, abnepos, abneplis ; ex transverso, fratris sororisque nepos, neptis, et convenienter patruus magnus, amita magna, id est, avi frater et soror; iterîi avunculus magnus, matertera magna, id est, aviœ
descendants ; la parenté collatérale, celle des frères ou sœurs et de leurs descendants, et pareillement celle de Toncle et de la tante paternels, de Toncle et de la tante maternels.
Les parentés ascendante et descendante commencent par le premier degré, mais la parenté collatérale ne se compte qu'à partir du second.
Sont au premier degré : en ligne ascendante, le père et la mère; en ligne descendante, le fils et la fille.
Sont au second degré : en ligne ascendante, l'aïeul et l'aïeule; en ligne descendante, le petit-fils et la petite-fille; en ligne collatérale, le frère et la sœur.
Sont au troisième degré : en ligne ascendante, le bisaïeul et la bisaïeule; en ligne descendante, l'arrière-petit-fils et l'arrière-petitefille; en ligne collatérale, le fils et la fille du frère ou de la sœur, et pareillement les patruus (oncle paternel), amita (tante maternelle), avunculus (oncle maternel) et matertera {idinie maternelle). Nous appelons patruus le frère du père et avunculus le frère de la mère. En grec, le premier s'appelle îrarpwoç, le second p.r,Tp<ôoç, tous les deux bCio^, L' amita est la sœur du père ; la materlera, la sœur de la mère. Toutes les deux s'appellent ôsïa, et quelques-uns les appellent titôîç.
Sont au quatrième degré : en ligne ascendante, le trisaïeul et la trisaïeule; en ligne descendante, U fils et la fille de l'arriôre-petit-en faut; en ligne collatérale, le petitfils et la petite-fille du frère et de la sœur, et pareillement le grand on-
112 PRÉCIS DE DROIT ROiMAln'.
fraterel soror; consobrinus, conso- cle et la grand'lanle paternels, brina,id est, qui quœve ex fralribus c'est-à-dire le frère et la sœur de aut sororibus progeneranlur. Sed Taïeul; de mCme le grand- oncle et quidam rccte consobrinos eos pro- la grand'lante maternels, c'est-àprie dici pulani, qui ex duabus dire le frère et la sœur de l'aïeule; sororibus progenerantur, quasi con- le consohrinus (cousin) et la consosororiiios; eos vero qui ex duobus hrina (cousine), c'est-à-dire les enfratribus progcnerantur, proprie fants de frères ou de sœurs. Mais fratres pairueles vocari : si autem quelques-uns estiment que les conex duabus fratribusfiliaenascuntur, sobrini sont proprement les enfants sorores patrueles appellcri; at cos de deux sœurs, comme si l'on disait qui ex fralre et sorore propagan ro«soron><î, tandis qu'on appelle /"mtur, amitinos proprie dici : amitcfi ires patrutles les fils de deux frères, tuée fîlii consobrinum te appellant, sorores pairueles les filles de deux lu illos amitinos. frères, et amitini les enfants d'un
frère et d'une sœur ; les enfants de votre tante paternelle vous appellent consobrinus j et \ous les appelez amitini.
§ 5, Quinto, supra, atavus, atavia ; Sont au cinquième degré : en liinfra, adnepos, a 'neptis; ex trans- gne ascendante, les père et mère verso, fratris sororisque pronepos, des trisaïeul et trisaïeule ; en ligne pron-eplis; et convenienter propa- descendante, les petit-fils et pelitetruus, proamita, id est proavi frater fille des arrière-petits-eiifants; en et soror; proavunculus, promater- ligne collatérale, l'arrière-pelil-fils tera, id est, proaviœ frater et so- et l'arrière-petite-fille du frère et ror (1); item fratris palruelis, de la sœur; pareillement, l'arrièresororispalruelis, conscbrini, conso- grand-oncle paternel et l'arrièrebrinœ, amitini, amitinœ filius, filia, grand'lante paternels, c'est-à-dire propior sobrino, sobrina : bi sunt le frère et la sœur du bisaïeul; l'arpatrui magni, amitse magnœ, avun- rière-grand-oncle etl'arrière-grand' culi m>!gni, materterœ magnœ tante maternels, c'est-à-dire le frère filius, filia. etlasœur de la bisaïeule; de môme,
le fils et la fille du frater 'patrueliSj de la soror patnteliSj du consobrinus, de la consourinttj de Varnitinus et de Vamiiina; enfin, ceux qui précèdent immédiatement le iobrinus et la so-
(1) Au lieu des mots propatruus, proanuta, proavunculus^ promaterteray Modestih emploie les expressions pairuus major, amita major, ^avunculus major, mater I era major, qui marquent très- bien une parenté d'un degré plus reculé que celle du patruus magnus, de Vamita magtia, etc. (L. 10 § IG, De grad., XXXVIII, 10).